Modifié le 11 novembre 2013 à 18:25

Les zones dévastées par le typhon difficiles d'accès aux Philippines

Difficiles opérations de secours aux Philippines
Difficiles opérations de secours aux Philippines L'actu en vidéo / 1 min. / le 11 novembre 2013
Alors que le typhon Haiyan a déjà fait au moins 10'000 morts aux Philippines et atteignait lundi le Vietnam, les secouristes peinaient à atteindre les régions sinistrées.

Les secours peinaient à rejoindre lundi les villes et villages du centre des Philippines dévastés et inondés par le typhon Haiyan et des soldats ont été déployés pour prévenir les pillages. La catastrophe a fait au moins 10'000 morts et plus de 600'000 déplacés.

Des rescapés n'ont plus eau, ni nourriture ni médicaments et les opérations des sauveteurs sont rendues d'autant plus difficiles que les routes, les aéroports et les ponts ont été détruits par la tempête ou sont recouverts de débris.

Militaires déployés

Confronté à l'une des ses plus graves crises depuis son arrivée au pouvoir il y a trois ans, le président philippin Benigno Aquino a annoncé le déploiement de militaires à Tacloban, qui a subi les plus gros dégâts, et envisage d'y imposer la loi martiale ou l'état d'urgence.

Lundi matin, Hayian était en train de toucher terre au Vietnam à environ 160 km au sud-est de la capitale Hanoï. Le gouvernement vietnamien a fait état de cinq morts. Plus de 600'000 personnes avaient été évacuées préventivement au Vietnam avant l'arrivée du typhon.

agences/kkub

Publié le 11 novembre 2013 à 07:18 - Modifié le 11 novembre 2013 à 18:25

La Suisse apporte son aide aux victimes

Cinq experts du Corps suisse d'aide humanitaire ont quitté la Suisse samedi et 5 dimanche soir, selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Ils ont rejoint trois spécialistes, médecins et logisticiens.

Ces experts s'efforcent actuellement de collecter des informations sur les besoins dans les régions touchées, a déclaré lundi le délégué de la Confédération à l'aide humanitaire Manuel Bessler.

Selon lui, Berne va porter le nombre de ses experts sur place à une vingtaine d'ici mercredi. Ils ne seront pas dépêchés dans la région de Tacloban, la plus dévastée par le typhon, mais se concentreront plutôt dans d'autres régions "où il n'y a peut-être personne".

Vagues proches d'un tsunami

Le cyclone, l'un des plus puissants jamais enregistrés, avec des vents dépassant 300 km/h et des pointes à 378 km/h a détruit 70 à 80% des constructions en traversant vendredi les provinces côtières de Leyte et Samar, aux Philippines.

La plupart des dégâts et décès semblent avoir été provoqués par les vagues de plusieurs mètres de haut qui ont recouvert les villes et rasé des villages entiers, comme lors du tsunami de 2004 dans l'océan Indien.

Humanitaire: apprendre des erreurs de 2004

Des experts en aide humanitaire d'urgence mettaient en garde lundi contre une répétition aux Philippines des erreurs commises dans le sillage du tsunami de 2004 en Asie. Un forum sur les crises humanitaires se penchera cette semaine sur la question à Sydney.

La réponse au tsunami qui avait fait 275'000 morts en Indonésie, en Inde, au Sri Lanka et en Thaïlande avait suscité un vif débat sur l'organisation des secours, la nature de l'aide à apporter et les moyens mis au service de la reconstruction.

Plusieurs acteurs de l'aide, comme la Croix-Rouge britannique, avaient déploré la concurrence entre agences ou ONG, l'acheminement d'équipement ou de denrées inutiles et la difficulté à gérer les dotations financières.