Modifié le 08 novembre 2013 à 21:34

La Palestine réclame le rapport français sur la mort d'Arafat et accuse Israël

Les dirigeants palestiniens s'expriment sur la thèse de l'assassinat de Yasser Arafat
Les dirigeants palestiniens s'expriment sur la thèse de l'assassinat de Yasser Arafat 19h30 / 1 min. / le 08 novembre 2013
Suite à une plainte déposée par la veuve de Yasser Arafat, la France avait ouvert en 2012 une information judiciaire pour assassinat. La Palestine lui réclame vendredi son rapport et accuse Israël.

Le ministre palestinien de la Justice Ali Mhanna a réclamé vendredi à la France de transmette son rapport sur les échantillons biologiques de Yasser Arafat à la commission d'enquête officielle sur sa mort et à la Justice palestinienne.

"Nous n'avons reçu aucune réponse jusqu'à présent de la partie française. Nous avons envoyé une nouvelle lettre aux Français demandant d'accélérer l'envoi des résultats et nous attendons toujours", a souligné le ministre palestinien.

Plainte contre X

"La France connaît toute la vérité et les détails sur le martyre de Yasser Arafat", a affirmé de son côté le président de la commission d'enquête Tawfiq Tiraoui, relevant que des trois équipes - suisse, russe et française - ayant analysé les échantillons de la dépouille d'Arafat, seule cette dernière n'a pas communiqué son rapport.

L'équipe française agissait dans le cadre d'une information judiciaire pour assassinat ouverte en 2012 en France à la suite d'une plainte contre X déposée par la veuve du dirigeant historique palestinien, Souha Arafat.

ats/pb

Publié le 08 novembre 2013 à 13:18 - Modifié le 08 novembre 2013 à 21:34

La Palestine accuse, Israël nie

"Israël est le premier, le principal et unique suspect dans l'affaire de l'assassinat de Yasser Arafat", a affirmé le président de la commission d'enquête officielle palestinienne sur la mort d'Arafat, Tawfiq Tiraoui.

Ces rapports établissent que "Yasser Arafat n'est mort "ni de vieillesse, ni de maladie, mais par empoisonnement", a ajouté le chef de l'équipe médicale de la commission.

Cette accusation, "sans fondement et sans la moindre preuve", a de nouveau été démentie la diplomatie israélienne. "Israël n'a pas tué Arafat, point final".