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Un regain de tension pourrait prolonger la crise budgétaire américaine

Si aucun accord ne devait être trouvé d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis pourraient faire défaut sur leur dette. [AP Photo/ Evan Vucci - Keystone]
Si aucun accord ne devait être trouvé d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis pourraient faire défaut sur leur dette. [AP Photo/ Evan Vucci - Keystone]
L'espoir de voir émerger une solution à la crise budgétaire aux Etats-Unis s'est réduit samedi en l'absence d'un terrain d'entente entre le président Barack Obama et les républicains.

Alors que les Etats-Unis risquent un défaut de paiement à partir du 17 octobre si le Congrès n'autorise pas le relèvement du plafond de la dette, un regain de tension entre républicains et démocrates risque de prolonger la crise budgétaire américaine.

"Je suis déçu que le président ait rejeté l'offre que nous avons mise sur la table", a déclaré Eric Cantor, chef de la majorité républicaine à la Chambre. Une assertion qui tranchait avec les propos rassurants des derniers jours, quand chaque camp assurait que les "discussions" continuaient.

Regards tournés vers le Sénat

La Maison Blanche n'a pas commenté ces accusations d'intransigeance, mais a regretté le rejet d'une mesure au Sénat qui aurait permis à l'Etat fédéral de continuer à emprunter jusqu'à la fin de l'année 2014, et donc d'écarter le risque d'un défaut de paiement inédit.

Après le constat d'une impasse à la Chambre des représentants, les regards se sont tournés samedi vers le Sénat. Mais selon Harry Reid, chef de file des démocrates, les contacts y sont seulement "très préliminaires".

agences/mre

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"A cinq jours d'un instant très dangereux"

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a prévenu samedi soir que "nous sommes à cinq jours d'un instant très dangereux". Si un défaut de paiement des Etats-Unis a lieu, "cela pourrait constituer un événement désastreux pour les pays en développement, et sera aussi très préjudiciable aux économies développées", a-t-il mis en garde.

Les patrons de grandes banques ont aussi exprimé leur inquiétude sur un défaut. "Cela se répandrait dans l'économie mondiale d'une manière impossible à appréhender", a déclaré Jamie Dimon, patron de JPMorgan, la plus grande banque américaine.