Modifié le 14 septembre 2013 à 14:05

Le violeur en fuite est une "bombe prête à exploser", selon une experte

Le fugitif purgeait sa peine dans le centre de sociothérapie de La Pâquerette, au sein de la prison genevoise de Champ-Dollon.
Le fugitif purgeait sa peine dans le centre de sociothérapie de La Pâquerette, au sein de la prison genevoise de Champ-Dollon. [Martial Trezzini - Keystone]
Une experte qui l'a examiné en 2003 qualifie de "bombe prête à exploser de nouveau" le violeur toujours en fuite, meurtrier présumé de sa sociothérapeute. Pour lui, "violer jusqu'à tuer est comme une drogue", explique-t-elle dans Le Matin.

Une experte psychiatre française auprès des tribunaux, qui a observé lors de son procès en 2003  le violeur récidiviste et meurtrier présumé de sa sociothérapeute jeudi, affirme qu'il va recommencer à violer jusqu'à tuer.

"C'est une bombe prête à exploser de nouveau", déclare Liliane Daligand dans Le Matin de samedi. Selon la psychiatre, "violer jusqu'à tuer est (pour lui) comme une drogue". Elle trouve "incroyable qu'on ait pu laisser une femme seule avec un type pareil".

Un homme "bestial"

Ce que l'experte, également professeur à l'Université de Lyon en retient après l'avoir examiné il y a 10 ans, c'est le "souvenir d'un homme glaçant qui a quelque chose de bestial en lui".

"Il donnait l'impression qu'il ne pouvait qu'aller dans l'aggravation s'il récidivait", a-t-elle affirmé. Vendredi, des recherches ont été menées dans la région de Bâle où un chien policier a flairé la piste du fugitif (Lire aussi: La traque intense du meurtrier présumé se poursuit dans la région bâloise).

ats/asch

Publié le 14 septembre 2013 à 09:42 - Modifié le 14 septembre 2013 à 14:05

Le centre de la Pâquerette est un "modèle"

Le Centre genevois de la Pâquerette est un modèle hautement individualisé de prise en charge de la resocialisation, a affirmé André Kuhn, professeur à l'Université de Lausanne dans le 12h30 de RTS La Première samedi (voir le son "Sous-estime-t-on la dangerosité des détenus?" de côté).

Pour un cas, aussi dramatique soit-il, où cela ne fonctionne pas, il y en a des centaines voire des milliers qui donnent de bons résultats.

Le professeur associé à l'Institut de criminologie et de droit pénal de l'Université de Lausanne relève les bons résultats obtenus par le centre intégré dans l'enceinte de la prison de Champ-Dollon.