Modifié le 25 août 2013 à 22:39

Les preuves d'une attaque chimique en Syrie pourraient avoir été détruites

Le régime de Damas a donné son accord à l'ONU pour enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques.
Le régime de Damas a donné son accord à l'ONU pour enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques. [Hassan Ammar - AP/Keystone]
Selon le ministre britannique des Affaires étrangères les preuves de l'attaque chimique présumée près de la capitale syrienne auraient été détruites par un bombardement.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a déclaré dimanche que les preuves d'une attaque chimique du régime de Damas en Syrie "pourraient avoir été détruites".

"Le fait est que la plupart des preuves pourraient avoir été détruites par un bombardement de l'artillerie", a dit William Hague au cours d'une conférence de presse à Londres.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague. [Ronen Zvulun - EPA/Keystone]
"D'autres preuves peuvent avoir été endommagées au cours des derniers jours et d'autres peuvent avoir été trafiquées", a-t-il dit.

Dans le sillage de Washington, le ministre britannique a déploré que le régime syrien ait tardé à autoriser les experts de l'Onu à se rendre sur place, permettant la disparition de preuves.

"Nous devons êtres réalistes sur ce que l'équipe de l'ONU peut obtenir" maintenant, a commenté William Hague. Il a répété être convaincu de la culpabilité du régime de Damas : "il y a déjà beaucoup de preuves, et elles pointent toutes dans la même direction", a-t-il assuré.

Jean-Marc Ayrault parle de "crime contre l'humanité"

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche sur France 2 à propos de l'attaque chimique présumée en Syrie que "la communauté internationale ne pouvait pas laisser faire ce crime contre l'humanité", écartant toutefois implicitement toute action immédiate de la France.

"Nous avons une exigence, c'est que la commission des Nations unies puisse faire son enquête totalement, librement et rapidement pour que la vérité soit établie", a déclaré le chef du gouvernement.

Il a rappelé que le président François Hollande s'était entretenu dans la journée avec le président américain Barack Obama, les Premiers ministres britannique David Cameron et australien Kevin Rudd, et la chancelière allemande Angela Merkel.

Lire aussi: François Hollande et Barack Obama en contact pour une solution en Syrie

afp/lgr

Publié le 25 août 2013 à 22:09 - Modifié le 25 août 2013 à 22:39

Les Américains contre une intervention

Quelque 60% des Américains interrogés pour un sondage Reuters/Ipsos se disent hostiles à une intervention des Etats-Unis en Syrie. Et ce même si les allégations d'attaque chimique par le régime de Damas étaient avérées.

Seulement 9% des personnes interrogées dans cette étude, réalisée entre le 19 et le 23 août, pensent que le président Barack Obama se doit d'agir.