Modifié le 04 août 2013 à 13:17

Des dizaines de milliers d'islamistes défilent à Tunis

Des dizaines de milliers d'islamistes défilent à Tunis
Des dizaines de milliers d'islamistes défilent à Tunis L'actu en vidéo / 1 min. / le 04 août 2013
En signe de soutien au gouvernement tunisien dominé par Ennahda, les partisans du mouvement islamiste ont organisé samedi soir une vaste manifestation dans la capitale Tunis.

Les islamistes à la tête du gouvernement tunisien ont organisé une manifestation massive à Tunis dans la nuit de samedi à dimanche. Ils réagissent à la multiplication des appels à leur départ du gouvernement après l'assassinat d'un opposant attribué à la mouvance jihadiste.

Le parti Ennahda a revendiqué dans la nuit quelque 200'000 manifestants rassemblés place de la Kasbah, où se situe le siège du gouvernement, pour défendre sa légitimité au pouvoir et dénoncer les violences politiques. La police n'a donné aucune estimation mais selon des journalistes de l'AFP, des dizaines de milliers de personnes étaient présentes.

Vaste opération anti-jihadistes

 Ce rassemblement intervient au moment où l'armée a aussi engagé une vaste opération à la frontière algérienne, au mont Chaambi, pour "éradiquer" des combattants jihadistes responsables d'une attaque qui a coûté la vie à huit militaires. Les autorités ont indiqué par le passé que la "Phalange Okba Ibn Nafaâ", un groupe lié à Al-Qaïda, se terre dans ce massif.

agences/rber

Publié le 04 août 2013 à 08:36 - Modifié le 04 août 2013 à 13:17

Rejet de toute démission

Quelques heures plus tôt, le Premier ministre Ali Larayedh avait une nouvelle fois rejeté lors d'une conférence de presse les appels à sa démission et à la dissolution de l'Assemblée nationale constituante (ANC), revendications clés d'une large part de l'opposition depuis l'assassinat, prêté à la mouvance jihadiste, du député et opposant Mohamed Brahmi le 25 juillet.

Un pays sans constitution

L'adoption d'une nouvelle constitution est paralysée depuis des mois faute de consensus à l'ANC, si bien que la Tunisie ne dispose pas d'institutions pérennes deux ans et demi après la révolution de janvier 2011.