Modifié le 16 juillet 2013 à 20:28

L'UE exclut les territoires occupés de toute coopération avec Israël

La ville d'Ariel en Cisjordanie, qui sera concernée par la nouvelle réglementation européenne.
La ville d'Ariel en Cisjordanie, qui sera concernée par la nouvelle réglementation européenne. [ - ]
Israël déplorait mardi une nouvelle réglementation de l'Union européenne, saluée par les Palestiniens, excluant à partir de 2014 les territoires occupés de la coopération entre l'UE et Israël.

De nouvelles "lignes directrices" de l'Union européenne adoptées en juin disposent que "tous les accords entre l'État d'Israël et l'UE doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu'ils ne s'appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967".

Elles sont ainsi "applicables à tous les prêts et instruments financiers financés par l'Union européenne à partir de 2014", a précisé à Bruxelles la porte-parole du service diplomatique de l'UE, Maja Kocijancic.

Dilemme pour Israël

Ces lignes directrices "établissent une distinction entre Israël et les entités en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan", a déclaré David Kriss, un porte-parole de la délégation de l'UE en Israël.

Selon de hauts responsables israéliens cités par le quotidien Haaretz, Israël se retrouvera face à un dilemme: soit signer une clause faisant référence aux lignes de 1967, qu'il récuse, soit renoncer à d'importants projets de coopération avec son principal partenaire commercial.

agences/mre

Publié le 16 juillet 2013 à 19:19 - Modifié le 16 juillet 2013 à 20:28

Netanyahu rejette le "diktat" européen

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté mardi la règlementation de l'Union européenne.

"Nous n'accepterons pas de diktats de l'extérieur sur nos frontières", a-t-il affirmé au cours d'une réunion ministérielle d'urgence, selon son bureau. "Cette question ne sera tranchée que dans le cadre de négociations directes entre les parties".

Le ministre israélien aux Relations internationales, Youval Steinitz, a quant à lui appelé à ne "pas exagérer les retombées de cette directive administrative énervante" s'appliquant seulement "aux futurs accords et pas à ceux déjà signés".

Les Palestiniens satisfaits

Le gouvernement palestinien a salué mardi l'initiative européenne comme "une étape très importante pour arrêter la construction de colonies et mettre fin à l'occupation", selon un communiqué officiel.

Hanane Achraoui, une membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), s'est réjouie que l'UE soit passée "du stade des déclarations (...) à des mesures concrètes qui auront un impact positif sur les chances de paix".