Modifié le 05 juillet 2013 à 08:53

La France espionnerait aussi toutes les communications de ses citoyens

Le siège des services secrets extérieurs français, la DGSE, boulevard Mortier à Paris.
Le siège des services secrets extérieurs français, la DGSE, boulevard Mortier à Paris. [HO DGSE - ]
Après la révélation d'une surveillance mondiale exercée par les Etats-Unis, le quotidien Le Monde révèle une pratique similaire de la part de la France.

La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française espionne en toute illégalité les communications électromagnétiques en France et à l'étranger, a révélé jeudi le quotidien français "Le Monde" après enquête.

Selon le journal, "la DGSE collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger". Le Monde en conclut que "la totalité des communications" des Français "sont espionnées" et "stockées pendant des années".

Supercalculateur

Le "Big Brother français" est installé dans les sous-sols du siège de la DGSE, boulevard Mortier à Paris, révèle le journal. Sur place, un supercalculateur enregistrerait des données techniques permettant de dessiner des graphes de liaisons entre personnes à partir de leur activité numérique.

Le quotidien indique que les services du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité et la Délégation parlementaire au renseignement "contestent toutes les conclusions de cette enquête".

ats/rtf/fb

Publié le 04 juillet 2013 à 17:38 - Modifié le 05 juillet 2013 à 08:53

Points de l'enquête mis en doute

Les Français ne sont pas soumis à un espionnage massif et hors de contrôle, a expliqué Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale et spécialiste du renseignement.

Tout en jugeant le cadre juridique des activités de renseignement "très lacunaire", il affirme que ces pratiques sont encadrées et que les données collectées sont détruites après utilisation.