Modifié le 04 juillet 2013 à 18:26

Le président égyptien par intérim, Adly Mansour, a prêté serment

C'est désormais Adly Mansour qui dirigera l'Egypte.
C'est désormais Adly Mansour qui dirigera l'Egypte. [ - AP Photo/Egyptian State TV]
Magistrat encore peu connu, Adly Mansour a prêté serment jeudi comme président par intérim en Egypte, au lendemain du renversement de l'ex-chef d'Etat Mohamed Morsi par l'armée.

Le président du Conseil constitutionnel égyptien Adly Mansour est le nouveau président par intérim de l'Egypte. Le magistrat a prêté serment jeudi, au lendemain du départ de Mohamed Morsi, chassé du pouvoir par l'armée après une semaine de manifestations populaires massives.

 "Je m'engage à préserver le système de la République, à respecter la Constitution et la loi et à protéger les intérêts du peuple", a déclaré Adly Mansour, désigné par l'institution militaire pour remplacer le président déchu, lors d'une brève cérémonie au siège du Conseil constitutionnel.

Avant une présidentielle anticipée

Adly Mansour, 67 ans, devrait dirigé un gouvernement de transition doté de "pleins pouvoirs" jusqu'à l'organisation d'une présidentielle anticipée et d'élections législatives, a annoncé l'armée mercredi, en ne donnant aucune précision sur la durée de la période de transition.

L'armée a de son côté promis qu'elle "resterait éloignée de la politique" par la voix de son chef, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui apparaît comme le nouvel homme fort du pays. Elle n'a toutefois pas précisé la durée de la transition avant des élections générales.

Des dizaines de milliers d'Egyptiens ont célébré pendant la nuit l'éviction de Mohamed Morsi. Voir ci-dessous les images du Caire.

Scènes de liesse au Caire
L'actu en vidéo - Publié le 04 juillet 2013

Mohamed Morsi en détention provisoire

Renversé par l'armée mercredi soir, l'ex-président Mohamed Morsi a lui été transféré jeudi au ministère de la Défense, tandis que son équipe était détenue dans un bâtiment militaire (lire aussi: L'armée égyptienne renverse Mohamed Morsi et suspend la Constitution).

La détention du premier président démocratiquement élu d'Egypte et de sa garde rapprochée est la dernière étape d'une série de mesures des forces de sécurité qui ont resserré en quelques heures leur étau sur les Frères musulmans, dont Mohamed Morsi est issu, en lançant 300 mandats d'arrêt contre ses membres, dont des hauts dirigeants.

De nombreux pays ont exprimé leur inquiétude après le renversement de Mohamed Morsi. Lire: Appels à un rapide retour du processus démocratique en Egypte

agences/vtom/boi

Publié le 04 juillet 2013 à 07:20 - Modifié le 04 juillet 2013 à 18:26

Plusieurs morts lors d'attaques des pro-Morsi

Alors que qu'un grand nombre de manifestants exultaient sur la place Tahrir du Caire, ses partisans de Mohamed Morsi ont attaqué des bâtiments de la sécurité dans le nord du pays.

Sept d'entre eux ont péri dans des heurts avec les forces de l'ordre à Marsa Matrouh et Alexandrie, sur la côte méditerranéenne. De violents incidents ont également été signalés à Minya et à Fayoum.

Au total, les violences ont fait au moins quatorze tués et des dizaines de blessés entre mercredi et jeudi et une quarantaine depuis le 30 juin.

Le Guide des Frères musulmans arrêté

La police militaire égyptienne a arrêté Mohamed Badie, le Guide suprême des Frères musulmans égyptiens, mouvement dont est issu le président Mohamed Morsi renversé mercredi par l'armée, a annoncé jeudi une source au sein des services de sécurité.

Le parquet égyptien avait émis des mandats d'arrêt à l'encontre de Mohamed Badie et de son adjoint Khaïrat al Chater, pour incitation à tuer des manifestants qui protestaient dimanche devant le siège des Frères musulmans.