Modifié le 30 juin 2013 à 12:56

Israël poursuit la construction à Jérusalem malgré la visite de John Kerry

Constructions dans la colonie de Har Homa, près de Jérusalem.
Constructions dans la colonie de Har Homa, près de Jérusalem. [Reuters]
Alors que le secrétaire d'Etat américain John Kerry achève sa tournée au Proche-Orient, un projet de colonisation israélien devrait être relancé lundi à Jérusalem.

La municipalité israélienne de Jérusalem doit donner lundi son feu vert à la nouvelle étape d'un projet de construction de 930 logements à Jérusalem-Est, selon des médias israéliens.

Cette autorisation, si elle se confirme, interviendrait au lendemain de la fin de la 5e tournée dans la région du secrétaire d'Etat américain John Kerry, venu pour tenter de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes bloquées depuis 3 ans.

Prix d'achat des logements abaissé

Le projet, lancé en 2011, concerne le quartier de colonisation de Har Homa, près de Bethléem. La commission des Finances de la municipalité devrait autoriser la construction de routes et d'infrastructures, a précisé le quotidien Maariv.

Le ministère du Logement doit pour sa part débloquer 100 millions de shekels (26 millions de francs) pour permettre une réduction des impôts locaux pour les futurs propriétaires des appartements dont les prix seront abaissés, ont ajouté les médias.

afp/ptur

Publié le 30 juin 2013 à 10:56 - Modifié le 30 juin 2013 à 12:56

"Sabotage" de la mission de Kerry

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a critiqué "la réponse" du Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu à tout ce que dit Kerry, à ses idées et à tous ses efforts".

"Netanyahu seul est responsable de cette tentative de sabotage de la mission de Kerry et de la destruction de la solution à deux Etats (palestinien et israélien) qui a le soutien de la communauté internationale", a-t-il accusé.

Le Likoud se félicite à l'avance

Elisha Peleg, conseiller municipal du Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu, s'est pour sa part félicité à l'avance de la décision de la municipalité.

"Il n'y a aucune raison d'empêcher des constructions (de logements) car il a été prouvé que l'arrêt de la construction à Jérusalem-Est n'a pas permis une reprise des négociations avec les Palestiniens, mais a provoqué une grave pénurie de logements", a-t-il commenté en allusion à un gel partiel de 10 mois en 2010 pour la construction de logements en Cisjordanie.