Modifié le 15 juin 2013 à 12:42

La base de donnée des "Offshore Leaks" ouverte à tous sur internet

Un outil permet de naviguer dans la base de donnée des documents confidentiels.
Un outil permet de naviguer dans la base de donnée des documents confidentiels. [ - ]
Le réseau de journalistes à l'origine des révélations sur les paradis fiscaux baptisées "Offshore Leaks" a ouvert vendredi soir sa base de données au public, espérant ainsi découvrir de nouveaux scandales.

"Les meilleures informations pourraient bien venir d'une collaboration ouverte, où les lecteurs peuvent explorer la base de donnée", a affirmé le consortium indépendant des journalistes d'investigation (ICIJ) dans un communiqué mis en ligne sur son site.

L'ONG a mis au point un outil qui permet de trouver les liens entre une filiale offshore d'une grande entreprise et des "bénéficiaires" ou propriétaires de comptes plus ou moins mystérieux.

"Après plus d'un an de recherche et de reportages, les journalistes de l'ICIJ et leurs partenaires sont encore en train de creuser cette mine énorme d'informations", explique l'ONG. "La base de données de l'Offshore Leaks donne à l'ICIJ l'opportunité de s'adresser aux journalistes et aux membres du public du monde entier, et notamment des pays les plus affectés par la corruption et les magouilles", ajoute l'ICIJ.

afp/mre

Publié le 15 juin 2013 à 09:16 - Modifié le 15 juin 2013 à 12:42

Collaboration internationale

En collaboration avec plusieurs titres de presse, le consortium indépendant des journalistes d'investigation (ICIJ) avait coordonné une vaste enquête journalistique mondiale sur des placements dans les paradis fiscaux.

Quelque 2,5 millions de documents sur les paradis fiscaux ont été transmis à l'ICIJ.

Des personnalités avaient été éclaboussées par ces révélations début avril.

Les liens avec la Suisse

En Suisse, les "Offshore Leaks" concerneraient 300 personnes et 70 sociétés, selon "Le Matin Dimanche" et la "SonntagsZeitung".

Parmi elles, une vingtaine de banques et de nombreux intermédiaires financiers auraient passé commande de milliers de sociétés offshores, destinées à abriter les comptes de leurs clients étrangers.