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L'armée syrienne reprend le contrôle du passage sur le Golan

Les observateurs ont vu des chars syriens circuler à nouveau sur le passage stratégique du Golan. [EPA/Stringer]
Les observateurs ont vu des chars syriens circuler à nouveau sur le passage stratégique du Golan. [EPA/Stringer]
L'armée syrienne contrôle à nouveau un point de passage du stratégique plateau du Golan, entre la Syrie et Israël.

L'armée syrienne a repris jeudi le contrôle du point de passage de Qouneitra, sur la ligne de cessez-le-feu avec Israël sur le plateau du Golan, tombé dans la matinée aux mains des rebelles, affirment des sources concordantes.

L'armée israélienne avait indiqué jeudi matin que le point de passage était tombé aux mains des rebelles et avait décrété le secteur zone militaire fermée.

C'est la première fois que les rebelles s'emparaient d'un point de passage dans cette zone, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui précise qu'il s'agit du principal point de passage de ce plateau stratégique.

L'ONU touchée

Deux casques bleus ont été blessés. Contrôlé jusque là par l'armée syrienne, le passage est situé près du quartier général de la force de l'ONU déployée pour faire respecter le cessez-le-feu, la FNUOD (Force de l'observation du désengagement sur le Golan).

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné fermement" ces combats, craignant pour le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. L'Autriche a annoncé le retrait de ses 378 Casques bleus.

afp/bri/kkub

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Israël sur le qui-vive

Israël a pris à la Syrie quelque 1200km2 du Golan lors de la guerre des Six-Jours en 1967.

La communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Israël est officiellement toujours en état de guerre avec la Syrie.

L'Etat hébreux craint dorénavant que la région ne devienne un point de départ pour des attaques contre des Israéliens par les djihadistes qui combattent le président Bachar al-Assad.

Qousseir en mains de l'armée

Cet assaut survient au lendemain de la prise par l'armée syrienne, aidée du Hezbollah libanais, de la ville stratégique de Qousseir, à l'ouest de la Syrie.

Jeudi, l'armée syrienne bombardait Boueida al-Charqiyé, une localité dans la province de Homs où des centaines de civils et de blessés se sont réfugiés après la prise de Qousseir, selon le OSDH.

Les Etats-Unis ont condamné "dans les termes les plus forts possibles" l'attaque contre Qousseir, demandant instamment au gouvernement de Bachar al-Assad d'autoriser l'entrée d'organisations humanitaires dans la ville.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a en outre appelé à nouveau le Hezbollah et l'Iran à retirer leurs troupes de Syrie.

Islamistes russes dans le front syrien

Près de 200 islamistes du Caucase russe combattent en Syrie aux côtés d'Al-Qaïda, a déclaré jeudi le chef du Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), Alexandre Bortnikov.

"Ce qui est dangereux, c'est que ces terroristes vont revenir dans leurs pays d'origine, a souligné le responsable, qui y voit "une menace très sérieuse pour tous les Etats".

La ville de Qouneitra