Modifié le 06 juin 2013 à 21:49

Suspects arrêtés dans l'affaire de l'agression mortelle à Paris

Des fleurs et des bougies ont été déposées jeudi en hommage au jeune homme tué la veille dans une rixe au centre de Paris.
Des fleurs et des bougies ont été déposées jeudi en hommage au jeune homme tué la veille dans une rixe au centre de Paris. [EPA/Etienne Laurent - ]
La police a interpellé sept suspects dans l'agression mortelle d'un jeune militant d'extrême-gauche, hier à Paris.

Sept personnes ont été placés en garde à vue jeudi. Il sont les principaux suspects dans l'agression mercredi soir à Paris d'un militant d'extrême gauche, a annoncé le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls. La victime est décédée jeudi après-midi des suites de ses blessures.

Selon une source policière, les enquêteurs ont rapidement disposé de signalements précis et de photos des agresseurs présumés qui graviteraient pour certains autour du noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), un groupe d'extrême droite.

Rassemblements commémoratifs

Le drame s'est produit mercredi vers 16h devant de nombreux témoins dans une rue piétonne proche de la gare Saint-Lazare à Paris.

Le jeune homme de 18 ans, présenté comme un militant d'extrême gauche, a été agressé par un groupe de skinheads. L'un d'eux a violemment frappé le jeune homme avec un poing américain, avant de prendre la fuite.

Plusieurs manifestations se sont déroulées jeudi à la mémoire de la victime.

agences/pym/kkub

Publié le 06 juin 2013 à 07:01 - Modifié le 06 juin 2013 à 21:49

Les réaction de la scène politique

De Tokyo, le président François Hollande a condamné "avec la plus grande fermeté" l'agression, alors que Premier ministre Jean-Marc Ayrault a promis que le gouvernement chercherait à "mettre en pièces" les groupes d'extrême droite violents.

Pour le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, cette violence n'est "pas fortuite", mais le résultat d'"une culture méthodiquement
entretenue par des groupes d'extrême droite", d'après lui, "liés" au Front national.

Marine Le Pen, présidente du FN, a répondu que son parti n'avait "aucun rapport, ni de près ni de loin", avec "ces actes inadmissibles et insupportables".