Modifié le 03 juin 2013 à 16:09

Ouverture du procès de Bradley Manning, la "taupe" de WikiLeaks

Bradley Manning voulait "mettre le gouvernement dans l'embarras".
Bradley Manning voulait "provoquer un débat public" sur les guerres en Irak et en Afghanistan. [Patrick Semansky - AP/Keystone]
Le procès du soldat américain Bradley Manning, accusé d'avoir livré au site internet WikiLeaks des milliers de documents confidentiels, s'est ouvert lundi à Fort Meade, aux Etats-Unis.

Bradley Manning s'est présenté lundi devant une cour martiale à Fort Meade (Maryland) afin d'y être jugé pour l'une des plus importantes fuites de documents confidentiels de l'histoire américaine.

Vêtu de son uniforme, le jeune homme de 25 ans, corps frêle et visage d'adolescent, a commencé à comparaître vers 09H45 (13H45 GMT) devant la juge militaire Denise Lind.

Le soldat américain de 25 ans a reconnu avoir téléchargé et livré au site internet WikiLeaks des milliers de rapports militaires classés "secret défense" et de dépêches du département d'Etat.

Mais il nie avoir jamais voulu "nuire" aux Etats-Unis et déclare avoir tenté de "provoquer un débat public" sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

Les Etats-Unis en danger

Le gouvernement américain avance que l'ex-soldat a mis "sciemment" les Etats-Unis en danger, en divulguant ces documents secrets, auxquels il avait accès dans le cadre de ses fonctions d'analyste du renseignement en Irak, de novembre 2009 à son arrestation en mai 2010.

Les partisans de Bradley Manning, venus le soutenir par centaines samedi devant la base militaire de Fort Meade, le présentent comme une icône de la paix, un héros dénonçant courageusement les abus de la politique étrangère américaine.

ats/aduc

Publié le 03 juin 2013 à 07:41 - Modifié le 03 juin 2013 à 16:09

Le soldat risque la réclusion à perpétuité

Malgré son plaider-coupable partiel, Bradley Manning risque la réclusion criminelle à perpétuité, si la juge militaire Denise Lind décide qu'il est coupable d'avoir aidé l'ennemi des Etats-Unis, en l'occurence Al-Qaïda. Les débats sont prévus jusqu'au 23 août.

L'accusation porte sur quelque 700'000 documents classifiés et sur 22 charges, dont 10 reconnues par Manning.

Le grand absent dans cette affaire est le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.