Modifié le 14 avril 2013 à 13:17

Après Pékin, la grippe H7N9 se répand dans une nouvelle province chinoise

Grippe aviaire H7N9
L'inquiétude ne cesse de grandir en Chine. [EPA/HOW HWEE YOUNG - ]
La propagation du virus de la grippe aviaire H7N9 s'étend à une nouvelle province en Chine. Deux nouveaux cas ont été recensés dans le Henan.

Le virus de la grippe aviaire H7N9 s'est propagé à une nouvelle province dimanche, rapporte l'agence officielle chinoise, qui signale deux cas humains dans le Henan, située à l'ouest du foyer central de la maladie.

Propagation depuis samedi

Jusqu'à samedi, la présence chez l'homme du virus H7N9 restait officiellement circonscrite à trois provinces de l'est du pays (Zhejiang, Jiangsu et Anhui) et à la municipalité de Shanghai, la métropole de l'est. Mais samedi, le premier cas a été rapporté à Pékin, où les autorités ont annoncé qu'une fillette de sept ans, dont les parents sont marchands de volailles, était porteuse du virus et avait été hospitalisée (lire: Le virus de la grippe aviaire H7N9 se propage et atteint Pékin). Son état s'est stabilisé.

Au total, depuis l'annonce du premier cas H7N9 il y a quelque deux semaines, 51 personnes ont été déclarées infectées dont onze sont décédées.

afp/moha

Publié le 14 avril 2013 à 09:05 - Modifié le 14 avril 2013 à 13:17

Crainte d'une pandémie

Avant les cas récemment enregistrés en Chine, la souche H7N9 de la grippe aviaire ne s'était pas transmise à l'homme.

Comme pour la souche H5N1, la plus commune, les scientifiques redoutent qu'une mutation virale ne permette des contaminations d'homme à homme, ce qui pourrait déclencher une pandémie.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a souligné cette semaine qu'il n'y avait "aucune indication" quant à une transmission homme à homme du virus.

Abattage de nombreux volatiles

Les régions concernées ont pris des mesures pour tenter de circonscrire la contagion entre oiseaux, notamment la fermeture des marchés aux volailles vivantes et l'interdiction des courses et lâchers de pigeons, un passe-temps populaire en Chine.

Les autorités ont procédé à l'abattage de plus de 500 volailles dans le quartier de la banlieue de Pékin où réside la famille de la fillette malade.

Shanghai et d'autres grandes villes ont ordonné l'abattage de dizaines de milliers de volatiles, des mesures qui, s'ajoutant à la psychose, portent de rudes coups à la filière avicole chinoise.