Modifié le 12 avril 2013 à 12:02

Jérôme Cahuzac et Jean-Marc Ayrault défendent Pierre Moscovici

Une photographie de septembre 2012 avec Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac.
Une photographie de septembre 2012 avec Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac. [Martin Bureau - ]
"Pauvre Pierre, je suis responsable de tout ça, il n'a jamais rien su": l'ex-ministre français du Budget Jérôme Cahuzac a rejeté les accusations contre le ministre de l'Economie Pierre Moscovici dans la gestion de "son" affaire.

Selon Le Parisien de vendredi, qui cite un proche de Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre français du Budget s'est dit solidaire de Pierre Moscovici, en apprenant les vives critiques des deux présidents des Commissions des finances, Philippe Marini et Gilles Carrez à son endroit. Il a assuré que son collègue n'a jamais rien su de ses agissements.

De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affirmé sur RTL que Pierre Moscovici "n'avait pas d'information" en décembre sur l'existence d'un compte caché de Jérôme Cahuzac à l'étranger. "J'ai demandé à Pierre Moscovici au mois de décembre quelles étaient les informations dont il disposait, il a dit exactement ce qu'il a dit à l'Assemblée nationale, aux journalistes, aux présidents des commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat: il n'avait pas d'information", a assuré le chef du gouvernement.

Se qualifiant de "ministre intègre", Pierre Moscovici a assuré n'avoir "rien à se reprocher", lors d'une séance de questions au Sénat.

Un retour de Cahuzac à l'Assemblée serait "indécent"

Jean-Marc Ayrault a aussi affirmé qu'un retour de Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale serait "d'une indécence terrible". "Je dis franchement que pour l'honneur de la République, et son honneur à lui s'il en a, ça serait d'une indécence terrible qu'il remette les pieds à l'Assemblée nationale", a-t-il dit.

Le Premier ministre a aussi réaffirmé avoir demandé à son ex-ministre de renoncer "par décence" aux six mois de traitement auxquels ont droit les anciens ministres après leur départ du gouvernement. "Pour l'instant, je n'ai pas sa réponse", a-t-il ajouté.

Mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale le 2 avril, Jérôme Cahuzac s'est exprimé jeudi pour la première fois depuis ses aveux publics sur son compte non déclaré la semaine dernière, répondant à La Dépêche du Midi. Il a aussi assuré ne pas avoir pris sa décision quant à son éventuel retour à l'Assemblée nationale.

agences/boi

Publié le 12 avril 2013 à 11:51 - Modifié le 12 avril 2013 à 12:02