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Les bureaux de la banque Reyl à Paris occupés par des militants

Le collectif "Sauvons les riches" organise régulièrement des manifestations parodiques. [Francois Mori - Keystone]
Le collectif "Sauvons les riches" organise régulièrement des manifestations parodiques. [Francois Mori - Keystone]
Des militants du collectif "Sauvons les riches" ont brièvement occupé mercredi des bureaux parisiens de la banque genevoise Reyl et Cie, gestionnaire du compte non déclaré de l'ancien ministre Jérôme Cahuzac.

Une quarantaine de militants, selon la police, ont investi à la mi-journée les bureaux de la banque Reyl et Cie à Paris. Les CRS se sont massivement déployés sur place et ont arrêté douze personnes.

Dans un communiqué, le collectif "Sauvons les riches", habitué de ce type de happenings, a expliqué vouloir dénoncer par cette action le fait que "la fraude fiscale n'est pas une dérive individuelle" mais "l'oeuvre d'une ribambelle d'intermédiaires, d'avocats, de banques, de PME et de multinationales du détournement de fonds" qui ont "pignon sur rue".

Le patron de la banque, François Reyl, s'est déclaré "scandalisé" par cette action. "Nous porterons plainte, bien entendu", a-t-il ajouté dans une interview publiée dans la soirée sur le site internet du quotidien financier "L'Agefi". (voir également encadré)

afp/mre

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Le patron de la banque dément les 15 millions

A aucun moment nous n'avons eu connaissance de ces 15 millions, nous ne savons rien de leur existence et s'ils existent, ils n'ont en aucune façon été présentés à la banque", a déclaré François Reyl dans sa première interview depuis l'éclatement de l'affaire la semaine dernière.

François Reyl, qui réagissait à toutes les informations mettant en cause le groupe bancaire Reyl & Cie dans le cadre de l'affaire Cahuzac, a également démenti avoir ouvert des comptes appelés "omnibus" ou "comptes maîtres" auprès d'autres établissements, comme l'a écrit samedi dernier le Tages Anzeiger.

Interrogé sur la forte croissance de son groupe, le patron de la banque a répondu qu'elle "n'est en rien liée au développement d'une clientèle française offshore", c'est-à-dire non résidente en Suisse.