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Des banques d'importance également dans la tourmente d'Offshore Leaks

Le Crédit agricole s'appuierait sur sa filiale suisse.  [Eric Piermont - AFP]
Le Crédit agricole s'appuierait sur sa filiale suisse. [Eric Piermont - AFP]
Les "Offshore Leaks" continuent de révéler des informations. De grandes banques, comme BNP Paribas et le Crédit agricole, apparaissent dans les fichiers pour avoir supervisé la création de nombreuses sociétés offshore.

Dans les fichiers "Offshore Leaks" révélés par Le Monde, il apparaît que deux banques françaises majeures, BNP Paribas et le Crédit agricole, ont supervisé la création de très nombreuses sociétés offshore pour des clients recherchant la confidentialité et une fiscalité plus faible, dans les îles Vierges britanniques, dans les îles Samoa ou à Singapour, à la fin des années 1990 et tout au long des années 2000.

BNP Paribas opère par l'intermédiaire de ses filiales à Singapour et à Hongkong, alors que le Crédit agricole s'appuie sur sa filiale suisse, dont le siège est à Genève. Dans les deux cas, les sociétés ont été constituées depuis les filiales asiatiques.

ING et ABN Amro également visées

Les banques néerlandaises ING et ABN Amro ont elles aussi aidé à la création de dizaines de sociétés offshore dans des paradis fiscaux, affirme samedi le quotidien Trouw, sans se prononcer sur la légalité de cette pratique.

Les deux banques ont "enregistré des dizaines de sociétés, pour leur clients, dans les Îles Vierges britanniques, Cook et l'île Labuan, en Malaisie", écrivent les deux journalistes du quotidien, qui ont participé à l'enquête journalistique mondiale menée par le consortium indépendant de journalisme d'investigation ICIJ, basé à Washington.

ING et ABN Amro démentent

Selon le quotidien, ING aurait notamment érigé plusieurs entreprises pour le milliardaire indonésien Eddy William Katuari, sa famille et ses partenaires commerciaux. Il n'est néanmoins "pas clair" si ces sociétés ont été utilisées pour éviter les impôts indonésiens, ajoutent les deux journalistes.

ABN Amro et ING, cités dans l'article de Trouw, ont réagi en affirmant n'avoir jamais coopéré en vue d'une évasion fiscale.

AFP/Le Monde/lgr

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