Modifié le 17 mars 2013 à 21:07

Un cinquième militaire français a été tué au Mali

La cérémonie funéraire le 14 mars après le décès d'un brigadier français.
Une cérémonie funéraire le 14 mars après le décès d'un brigadier français. [PHILIPPE DESMAZES - ]
Un soldat français est "mort au combat" dans le nord du Mali, a annoncé dimanche le président François Hollande. Trois autres ont été blessés dans l'explosion de leur véhicule.

Un caporal de l'armée française est mort dans les combats contre les rebelles islamistes dans le nord du Mali, a annoncé dimanche la présidence de la République. Il s'agit du cinquième militaire français tué dans ce pays depuis le début, le 11 janvier, de l'opération Serval.

Trois autres soldats français ont été blessés dans l'explosion de leur véhicule "sur un engin ennemi", dont "deux assez sérieusement", a précisé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le président François Hollande "salue avec émotion la détermination et le courage des forces françaises au Mali dans l'ultime phase, la plus délicate, de leur mission", écrit l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de l'Etat exprime sa "grande tristesse" après la mort de ce caporal d'infanterie. Il "adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et le respect de toute la Nation".

Combats à la frontière algérienne

Environ 4000 militaires français sont actuellement déployés au Mali, où de violents combats les opposent aux combattants islamistes dans le nord-est du pays. Ils ratissent notamment le massif des Ifoghas, pour tenter de débusquer les combattants islamistes à proximité de la frontière algérienne.

Le président François Hollande a annoncé le 6 mars "une diminution du nombre de soldats" français déployés au Mali "à partir du mois d'avril".

agences/vtom/olhor

Publié le 17 mars 2013 à 13:23 - Modifié le 17 mars 2013 à 21:07

Réunion internationale sur la sécurité

Une réunion internationale sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne s'est ouverte dimanche à Nouakchott, en Mauritanie. Elle réunit des représentants et des ministres des pays voisins du Mali en guerre, de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne (UE) et de l'ONU.

Ses objectifs sont "de faciliter l'accomplissement de son mandat par la Misma", la force armée africaine présente au Mali, et de renforcer l'efficacité de la lutte contre le terrorisme. Elle vise aussi à "unifier une réflexion sur des arrangements opérationnels de sécurité".

La décision de "renforcer la sécurité aux frontières à travers des mesures spécifiques appropriées pour prévenir et empêcher les mouvements des groupes terroristes et criminels" et d'échanger des renseignements à travers les structures régionales existantes a notamment été prise.