Modifié le 12 mars 2013 à 09:08

Rome mise sur une désignation rapide du prochain pape

Dès mardi se tiendra le conclave qui désignera le successeur au pape Benoît XVI.
Dès mardi se tiendra le conclave qui désignera le successeur au pape Benoît XVI. [AP L'Osservatore Romano - ]
Alors que les 115 cardinaux électeurs se réunissent mardi en conclave pour désigner le successeur du pape Benoît XVI, la fumée blanche devrait s'élever entre mercredi et jeudi sur le toit de la Chapelle Sixtine.

Le conclave qui s'ouvre mardi pour désigner le successeur de Benoît XVI devrait être court et, en tout cas, ne pas excéder quatre jours, dans la lignée de l'histoire récente.

Sauf surprise, la fumée blanche devrait apparaître sur le toit de la Chapelle Sixtine entre deux et quatre jours après le début du conclave, a prédit le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, devant quelque 5000 membres des médias accrédités.

A Rome, ville dont le pape est aussi l'évêque, les prévisions oscillent entre mercredi et jeudi, pour les plus prudents, soit une durée équivalente à celle qui, en 2005, avait permis l'élection de Benoît XVI, après quatre tours de scrutins.

Éviter un conclave trop long

Après la démission historique de Joseph Ratzinger, le consensus pour fixer la date de début du conclave mardi a été obtenu "à une très forte majorité" des cardinaux, a précisé le père Lombardi ce qui, pour certains vaticanistes, plaide en faveur d'une élection rapide.

La chapelle Sixtine au Vatican est aménagée pour accueillir le conclave qui désignera le nouveau pape.
La chapelle Sixtine au Vatican est aménagée pour accueillir le conclave qui désignera le nouveau pape. [Alessandra Tarantino - ]
Autre argument, selon le père Lombardi, un conclave trop long donnerait l'impression que les cardinaux sont divisés, et fragiliserait une Eglise déjà confrontée à de nombreux défis, notamment les tensions au sommet de son "gouvernement", la Curie romaine.

69 nouveaux cardinaux électeurs

Les 115 cardinaux électeurs (âgés de moins de 80 ans) ont achevé lundi les "congrégations générales" qui leur ont permis de mieux se connaître. Soixante-neuf d'entre eux n'avaient jamais participé à un conclave.

A partir de mardi, enfermés à clé dans la Chapelle Sixtine, selon la tradition, ils procéderont à quatre votes par jour: deux le matin et deux l'après-midi.

afp/jgal

Publié le 11 mars 2013 à 15:49 - Modifié le 12 mars 2013 à 09:08

Un Français prononcera "Habemus papam!"

C'est à un Français, le cardinal Jean-Louis Tauran, que reviendra l'honneur d'annoncer en latin, avec la célèbre formule "Habemus papam!", le nom du nouveau pape du la loggia de la Basilique Saint-Pierre.

A 70 ans, Jean-Louis Tauran, un fin diplomate passionné de Bach qui était à la tête du dicastère pour le dialogue interreligieux sous Benoît XVI, est le cardinal protodiacre du conclave, c'est-à-dire le premier dans l'ordre des diacres, et c'est à ce titre qu'il annoncera le nom du nouveau pape.

En 2005, c'est le Chilien Jorge Arturo Medina qui avait annoncé l'élection de Joseph Ratzinger et en 1978 celle de Karol Wojtyla fut annoncée par l'Italien Pericle Felici.

La durée des derniers conclaves

Depuis 1903, aucun conclave n'a duré plus de cinq jours: il a fallu quatre scrutins pour élire Benoît XVI, trois pour Pie XII, en 1939, onze pour Jean XXIII (trois jours en 1958), six pour Paul VI (1963).

L'élection de Pie XI, en 1922, fut la plus longue du siècle en cinq jours et quatorze tours de scrutin. Mais celle de Jean Paul II, qualifiée de très ouverte, n'avait été obtenue qu'en 48 heures et seulement 8 tours de scrutin le 16 octobre 1978.

Son prédécesseur Jean Paul Ier, qui n'a régné que trente-trois jours, avait été élu en 24 heures avec quatre tours. Pie X, le premier pape du XXe siècle, a été élu en quatre jours, le 4 août 1903.