Modifié le 28 février 2013 à 08:47

En Italie, le parti de Beppe Grillo ne soutiendra aucun gouvernement

Beppe Grillo en campagne
Beppe Grillo a basé sa campagne sur Internet. [Giorgio Perottino / Reuters]
L'humoriste dont le parti est devenu une force majeure du paysage politique italien a annoncé sur son blog qu'il soutiendrait au cas par cas les mesures conformes à son programme.

Les parlementaires du Mouvement 5 Etoiles (M5S), arrivé en troisième position aux élections générales en Italie (25% des voix), n'accorderont leur confiance à aucun gouvernement formé par les partis politiques traditionnels, a annoncé mercredi son chef de file, Bepe Grillo.

Sur son blog, l'ancien humoriste souligne cependant que les élus du M5S, très courtisés en l'absence de majorité claire au Sénat, pourront soutenir au cas par cas des mesures conformes à leur programme électoral.

Troisième force politique d'Italie

Ces déclarations interviennent alors qu'une des hypothèses avancées pour sortir l'Italie de l'impasse politique serait un gouvernement de gauche majoritaire à la Chambre et minoritaire au Sénat qui bénéficierait d'un soutien des élus estampillés 5 Etoiles.

Le mouvement de Bepe Grillo, qui dénonce les politiques d'austérité d'inspiration européenne et la classe politique italienne, est devenu le troisième parti d'Italie à la faveur des scrutins de dimanche et lundi. Il est toutefois arrivé de peu derrière les coalitions de centre-gauche et de centre-droit, qui ne disposent ni l'une ni l'autre d'une majorité au parlement.

ats/ptur

Publié le 27 février 2013 à 15:18 - Modifié le 28 février 2013 à 08:47

Bruxelles a confiance en l'Italie

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso s'est dit "confiant" mercredi soir dans la "stabilité politique" de l'Italie "dans l'intérêt de l'Italie et de l'Europe".

Dans un communiqué commun publié à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement italien sortant, Mario Monti, le président de la Commission a aussi estimé que si le programme de réformes en cours dans ce pays était "pleinement mis en oeuvre", cela "augmenterait de manière significative son potentiel de croissance".

"La crise n'est pas encore terminée et l'effort ne doit pas être relâché", ont relevé les deux dirigeants. "Cela implique de poursuivre les efforts de consolidation (budgétaire) et de réforme".