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Le gendre du roi d'Espagne s'explique devant le juge pour corruption

Iñaki Urdangarin, époux de la fille cadette du roi, l'infante Cristina, est soupçonné avec son ex-associé, Diego Torres, d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public. [Manu Mielniezuk - Keystone]
Iñaki Urdangarin, époux de la fille cadette du roi, l'infante Cristina, est soupçonné avec son ex-associé, Diego Torres, d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public. [Manu Mielniezuk - Keystone]
Iñaki Urdangarin, gendre du roi d'Espagne, est soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public. Lors de sa comparution samedi, il a tenu à laver la Maison royale de toute implication.

Le gendre du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, a exonéré samedi la Maison royale de toute implication dans ses activités professionnelle suspectes. Il s'expliquait devant un juge des Baléares chargé de l'enquête sur le scandale de corruption auquel il est lié.

"Je déclare que la Maison royale n'a pas donné son avis, ni conseillé, autorisé ou soutenu les activités que je menais pour l'Institut Noos", a déclaré le gendre du roi devant le juge José Castro, lisant un communiqué cité par les médias espagnols.

Détournement par le biais du mécénat

Iñaki Urdangarin, 45 ans, époux de la fille cadette du roi, l'infante Cristina, est soupçonné avec son ex-associé, Diego Torres, d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public via l'institut Noos, une société de mécénat qu'il a présidée entre 2004 et 2006.

Dans le communiqué qu'il a tenu à lire avant d'être interrogé par le juge pendant un peu plus d'une demi-heure, selon les médias, Iñaki Urdangarin a affirmé que "suite à la diffusion de certains courriers et documents supposés avoir un lien avec cette procédure, les projecteurs ont quitté ces dernières semaines les faits proprement dits pour se déplacer vers une discussion publique sur le rôle présumé de la Maison royale dans ces faits".

ats/afp/lgr

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Soutien du roi?

Toute la semaine, avant sa deuxième comparution en une année devant le juge José Castro, la presse espagnole a déversé des révélations, via des courriers électroniques attribués à Iñaki Urdangarin, semblant indiquer que le roi Juan Carlos avait soutenu son gendre, et suivi de près sa carrière d'homme d'affaires.

Ces révélations sont embarrassantes pour une Maison royale qui tente depuis fin 2011, en marquant une frontière entre les activités professionnelles d'Iñaki Urdangarin et le reste du palais, de tenir à distance la famille, et surtout l'infante, de l'enquête visant son époux.