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L'ex-chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman plaide non coupable

L'ancien ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à son arrivée au procès à Jérusalem. [David Buimovitch - AFP]
L'ancien ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à son arrivée au procès à Jérusalem. [David Buimovitch - AFP]
Le procès du chef de file du parti ultra-nationaliste israélien Avigdor Lieberman s'est ouvert dimanche. Accusé de fraude et abus de confiance, il a plaidé non coupable.

L'ancien ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, inculpé de fraude et abus de confiance, a plaidé non coupable dimanche à l'ouverture de son procès. Il est resté silencieux lors de l'audience préliminaire et n'a pas parlé aux journalistes à sa sortie du tribunal.

Le chef de file du parti nationaliste Israël Beitenou (Israël notre maison), principal allié du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été contraint de démissionner de son poste au gouvernement il y a deux mois.

"J'ai jeté la lettre dans les toilettes"

Il est accusé d'avoir obtenu une promotion en décembre 2009 pour l'ex-ambassadeur d'Israël au Bélarus, Zeev Ben Arieh, qui lui avait fourni des renseignements confidentiels sur une enquête de police menée contre lui en Bélarus à la demande de la justice israélienne.

Avigdor Lieberman a confirmé que Zeev Ben Arieh lui avait remis discrètement une lettre contenant des documents sur cette demande d'enquête. "J'ai lu la lettre et je lui ai dit "arrête tes bêtises", puis j'ai jeté la lettre dans les toilettes et j'ai tiré la chasse d'eau", a-t-il affirmé.

Les audiences vont s'étaler dans le temps au moins jusqu'au 7 mai, selon la radio publique israélienne. Le procès reprendra le 25 avril avec le début de l'audition des témoins.

ats/afp/vtom

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Lieberman souhaite retrouver son poste

A plusieurs reprises Avigdor Lieberman, chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou allié du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a proclamé son innocence et affirmé souhaiter un procès rapide qui lui permettrait, s'il était blanchi par la Justice, de récupérer le portefeuille des Affaires étrangères dans le prochain gouvernement, que Benjamin Netanyahu tente de former.

Mais si l'ancien chef de la diplomatie était condamné pour fraude et abus de confiance, la loi israélienne pourrait l'empêcher de retrouver une fonction gouvernementale. Ce type de délits est passible de trois ans de prison ferme.