Modifié le 30 décembre 2012 à 21:23

En Centrafrique, le président Bozizé promet un gouvernement d'union

François Bozizé, président de la Centrafrique, a demandé l'aide de la France face à l'avancée des rebelles.
François Bozizé, président de la Centrafrique, a aussi promis de ne pas se représenter à sa propre succession en 2016. [ - ]
A l'issue du dialogue avec la rébellion du Séléka prévu à Libreville, le président de la Centrafrique François Bozizé a promis la création d'un gouvernement d'union nationale. Cette annonce a été faite par l'Union africaine après sa rencontre avec le chef d'Etat.

Le président de la Centrafrique François Bozizé a promis un gouvernement d'union nationale après le dialogue avec la rébellion du Séléka à Libreville, et affirmé qu'il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2016, a annoncé le président de l'Union africaine à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat centrafricain.

François Bozizé "est prêt à se rendre à Libreville ce jour même" si ses pairs le lui demandent, et s'est dit prêt au dialogue avec la rébellion "qui doit conduire à un gouvernement d'union nationale", a affirmé le président de l'Union africaine (UE) Thomas Boni Yayi.

Ces promesses ont été accueillies avec prudence par les rebelles du Séléka, désormais maîtres de la majorité du pays après une offensive éclair de trois semaines. Ils ont dit vouloir s'assurer de leur "mise en oeuvre", tout en promettant de la retenue sur le terrain.

Négociations sur les accords de paix

Le président centrafricain a été très critiqué ces derniers mois par l'opposition qui le soupçonnait de vouloir modifier la Constitution afin de briguer un troisième mandat.

Les négociations de Libreville, proposées par les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), porteront sur les différents accords de paix conclus entre 2007 et 2011 avec les rébellions, comme le Séléka le souhaitait.

Progression fulgurante de la rébellion

Le Séléka, qui a repris les armes le 10 décembre, s'est assuré le contrôle de la majeure partie du territoire centrafricain à une vitesse fulgurante et sans rencontrer de véritable résistance.

Durant toute sa progression, la rébellion a affirmé être prête à la négociation. Elle réfutait jusqu'à présent vouloir marcher sur Bangui tout en continuant à conquérir de nouvelles villes. Mais dimanche matin, le Séléka a demandé le départ du président centrafricain François Bozizé et n'excluait plus de prendre Bangui.

De leur côté, les pays d'Afrique centrale ont averti qu'ils s'opposeraient à une avancée des rebelles sur la capitale dont ils ne sont plus qu'à 160 km.

afp/olhor

Publié le 30 décembre 2012 à 17:28 - Modifié le 30 décembre 2012 à 21:23

Renforts militaires français arrivés

180 militaires français supplémentaires sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche en renfort à Bangui, dépêchés depuis le Gabon, portant à 580 le nombre de soldats français sur place, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de la Défense.

Une compagnie du 2e régiment étranger d'infanterie et un élément de commandement des Forces françaises au Gabon ont été dépêchés sur place, portant à 580 les militaires français présents dans la capitale centrafricaine.

Appel pour une rencontre avec Hollande

Le président centrafricain François Bozizé a demandé dimanche à rencontrer son homologue français François Hollande dans une allocution à l'issue de sa rencontre avec le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi au sujet de la crise en Centrafrique.

Une requête à laquelle François Hollande a répondu en appelant dimanche "toutes les parties" en conflit en Centrafrique à "cesser les hostilités", et demandé à nouveau que les autorités du pays prennent "toutes les mesures" pour garantir la sécurité des ressortissants étrangers sur place.