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Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman démissionne

Avigdor Lieberman lors d'une conférence de presse jeudi. [RONI SCHUTZER - AFP]
Avigdor Lieberman lors d'une conférence de presse jeudi. [RONI SCHUTZER - AFP]
Le ministre des Affaires étrangères israélien, le populiste Avigdor Lieberman, a annoncé vendredi sa démission au lendemain de son inculpation dans une affaire frauduleuse, à cinq semaines des élections législatives.

Avigdor Lieberman, le ministre israélien des Affaires étrangères et partenaire au sein de la coalition dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a annoncé vendredi sa démission. Elle intervient au lendemain de son inculpation pour fraude et abus de confiance.

Cette démission est intervenue cinq semaines avant les élections législatives anticipées du 22 janvier pour lesquelles Benjamin Netanyahu et la formation alliée Israël Beitenou (Notre maison Israël) de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman étaient donnés favoris avant ce développement.

"Aucun délit"

"Bien que je sache n'avoir commis aucun délit (...), j'ai décidé de démissionner de mon poste de ministre des Affaires étrangères et de vice-Premier ministre", a-t-il dit dans un communiqué sous forme de courriel en formant le voeu de pouvoir laver son nom "sans délai".

"Dès hier (jeudi), j'ai renoncé immédiatement à mon immunité parlementaire et après avoir fait l'objet depuis seize ans de poursuites judiciaires et d'écoutes (policières), j'entends sans tarder en finir avec cette affaire et laver définitivement mon nom", a ajouté le chef de la diplomatie israélienne.

Benjamin Netanyahu assura l'intérim jusqu'à la composition d'un nouveau gouvernement après les élections.

Accusations de "copinage"

Le ministre démissionnaire est mis en cause dans une affaire qui remonte à 2001 et concerne la promotion d'un ambassadeur. Elle a trait à des accusations de "copinage" à propos d'efforts déployés par l'intéressé pour promouvoir un diplomate.

Ce diplomate lui aurait livré des informations en principe confidentielles sur une enquête de police le concernant. Le procureur général a fait savoir qu'il ne détenait pas de preuves suffisantes pour l'inculper de charges plus graves de blanchiment d'argent et de pots-de-vin.

ats/vtom

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