Modifié le 21 novembre 2012 à 17:05

L'Elysée aurait été piraté par les Etats-Unis

Palais de l'Elysée, Paris.
Des pirates ont réussi à pénétrer l'Intranet de L'Elysée. [ - Reuters]
Dans son édition datée de mercredi, l'hebdomadaire L'Express publie une enquête sur un cas d'espionnage informatique au plus haut sommet de l'Etat français. L'attaque s'est déroulée juste avant le second tour de l'élection présidentielle en mai dernier. Les soupçons se tournent vers Washington.

La couverture de l'Express sur la cyberguerre.
La couverture de l'Express sur la cyberguerre. [ - ]
"Comment l'Elysée a été piraté": ce titre fait la Une du magazine français L'Express daté de mercredi. L'enquête révèle comment des pirates sont parvenus à pénétrer dans l'Intranet de la Présidence française, quelques jours avant le second tour de l'élection présidentielle de mai dernier. Ils ont réussi à récupérer des mots des passe après être devenus de "faux amis" avec des conseillers de Nicolas Sarkozy sur Facebook.

Selon l'hebdomadaire, des notes secrètes et des plans ont été dérobés sur des disques durs, grâce à un logiciel espion. Pour le journaliste Emmanuel Paquette, auteur de l'enquête, il s'agit d'une attaque sophistiquée, qui n'est pas l'oeuvre d'amateurs mais de vrais professionnels.

Soupçons envers Washington

Compte tenu de la complexité du virus utilisé, c'est nécessairement un Etat qui est à l'origine de ce piratage, affirme l'enquêteur. Selon ses sources, il s'agit même probablement des Etats-Unis. "Le virus utilisé dans cette affaire est un virus extrêmement complexe, qui s'apparenterait au virus Flame, attribué par le Washington Post aux Etats-Unis et à Israël", précise-t-il. Avant d'ajouter que d'autres éléments permettent également d'incriminer les Etats-Unis, notamment le type de code informatique utilisé.

L'attaque a en tout cas eu un effet d'électrochoc pour les responsables français, puisque le budget de défense 2013 prévoit une hausse pour le volet cybersécurité, avec des créations de postes d'ingénieurs informatiques dans l'armée et les services de renseignement.

Yann Amedro/oang

Publié le 21 novembre 2012 à 14:49 - Modifié le 21 novembre 2012 à 17:05