Modifié le 21 novembre 2012 à 16:48

Le suivi de l'attentat contre un bus à Tel-Aviv sur Twitter

Le bus endommagé avec un enquêteur israélien à la place du conducteur.
Le bus endommagé avec un enquêteur israélien à la place du conducteur. [ABIR SULTAN - ]
L'offensive lancée contre la bande de Gaza se passe sur le terrain mais aussi sur les réseaux sociaux. Exemple illustré avec l'attentat qui a visé un bus à Tel-Aviv. L'événement raconté du côté israélien, du côté palestinien et par les journalistes présents sur place.

11h05 mercredi 21 novembre, la journaliste de Russia Today Paula Slier est l'une des premières à faire état d'une explosion à Tel Aviv.

Dans un premier temps, les journalistes évoquent un attentat suicide. Mais très vite, il apparaît qu'aucun kamikaze n'est dans le bus. Les explication du journaliste de France2:

Menaces à peine voilées des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas: "Nous avons prévenu l'armée d'Israël que nos mains bénies parviendraient à atteindre ses dirigeants et ses soldats où qu'ils se trouvent. Vous avez ouvert les portes de l'enfer sur vous".

Le bilan de l'attentat est incertain. Certains évoquent une centaine de blessés, d'autres indiquent que le bus était vide. Exemple avec le journaliste de la BBC Harry Fear.

A 11h37, Russia Today publie une photo des lieux de l'explosion.

Présence d'une seconde bombe qui n'aurait pas explosé dans le bus, selon le porte-parole du Premier ministre israélien.

Chasse à l'homme dans les rues de Tel-Aviv pour tenter de retrouver la personne qui a jeté la bombe dans le bus. Le tweet du quotidien israélien Haaretz.

Des photographies d'éventuels suspects sont publiées, mais plusieurs d'entre eux seront finalement relâchés. Le journaliste israélien Chaim Levinson a publié l'une de ces images.

Aucune organisation n'a revendiqué l'attaque dans les heures qui ont suivi l'explosion. L'avis de la porte-parole des Forces de défense israélienne est clair: "Nous ne savons pas qui est derrière cette attaque mais au début des années 2000, 50% des attaques suicide à la bombe venaient du Hamas".

La municipalité de Tel-Aviv interdit aux enfants de quitter les écoles par mesure de sécurité, dit le quotidien Haaretz. Les enfants pourront rentrer chez eux en début d'après-midi.

La riposte israélienne ne se fait pas attendre. Pour preuve, le témoignage du journaliste Harry Fear, qui indique: ""Israël bombarde juste à côté de nous, alors que nous interrogeons un caméraman blessé".

Dans la bande de Gaza, des manifestations de joie sont entendues, comme en témoigne le journaliste de la BBC Paul Danahar.

Tsahal fustige les coups de feu de célébration entendus dans la bande de Gaza après l'attentat.

Les coups de feu de joie de certains habitants de Gaza après l'attentat, enregistrés par le correspondant de la BBC pour la bande de Gaza Jon Donnison.

Cécile Rais

Publié le 21 novembre 2012 à 16:43 - Modifié le 21 novembre 2012 à 16:48