Modifié le 11 novembre 2012 à 19:17

Coup de semonce israélien après la chute d'un obus syrien

La fumée causée par la chute de l'obus de mortier venu de Syrie près de deux chars israéliens.
La fumée causée par la chute de l'obus de mortier venu de Syrie près de deux chars israéliens. [EPA/ATEF SAFADI - ]
Un obus de mortier syrien est tombé dimanche dans le nord d'Israël, entraînant une réplique immédiate de l'Etat hébreu. Un missile antichar a été tiré en direction de la Syrie en guise de coup de semonce.

L'armée israélienne a tiré dimanche des coups de semonce en direction de la Syrie à la suite de la chute d'un obus de mortier syrien dans le nord d'Israël. C'est le premier incident du genre depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

La radio publique israélienne a précisé que les soldats avaient tiré vers un secteur proche d'une position de l'armée syrienne. Selon des sources militaires israéliennes, les artilleurs israéliens ont délibérément manqué la position syrienne. L'armée a utilisé un missile antichar Tamuz à haute précision.

Plainte israélienne

Ce coup de semonce faisait suite à la chute d'un obus de mortier dimanche matin dans le secteur du plateau du Golan contrôlé par Israël, près de la localité d'Alonei Habasham. L'incident n'a pas fait de blessés.

Israël a parallèlement déposé plainte auprès des forces de l'ONU stationnées sur le Golan, en avertissant que "les tirs émanant de Syrie vers Israël ne seront pas tolérés et (que) notre réponse sera sévère".

"Nous suivons de près ce qui se passe à notre frontière avec la Syrie, et là-bas aussi nous sommes prêts à tout développement", avait auparavant affirmé le premier ministre Benjamin Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire.

agences/cab

Publié le 11 novembre 2012 à 15:43 - Modifié le 11 novembre 2012 à 19:17

Le Golan: zone sous tension

Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines. Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie.

Malgré l'occupation et l'annexion par Israël d'une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n'a pas reconnue, les deux pays n'y ont pas connu d'affrontement notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

Le Plateau du Golan