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Les militaires ouest-africains adoptent un plan d'intervention au Mali

Les chefs d'état-major ouest-africains ont accepté mardi à Bamako la plan d'intervention militaire au nord du Mali. [HABIBOU KOUYATE - AFP]
Les chefs d'état-major ouest-africains ont accepté mardi à Bamako la plan d'intervention militaire au nord du Mali. [HABIBOU KOUYATE - AFP]
Les chefs d'état-major d'Afrique de l'ouest, réunis mardi à Bamako, ont adopté le "concept stratégique" de la reconquête du nord du Mali préparé par des experts internationaux. Une décision politique devrait intervenir le week-end prochain.

Un plan d'intervention dans le nord du Mali pour déloger les islamistes armés a été adopté par les chefs d'état-major ouest-africains, a appris mercredi l'AFP auprès des participants à cette rencontre. Ceux-ci étaient réunis mardi à Bamako. Peu de détails ont cependant été publiés à l'issue de cette réunion.

Le "concept stratégique" de la reconquête du nord du pays, mis au point par des experts internationaux, africains et occidentaux devait y être présenté et préciser la composition de la force, le niveau de participation des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui en constitueront le noyau, le financement et les moyens militaires dont elle devra disposer.

"Plan ambitieux"

"Nous sommes très satisfaits", a déclaré le chef d'état-major de l'armée malienne, le colonel-major Ibrahim Dembélé. "Globalement, le concept (d'opération) a été adopté" et des "troupes amies vont venir ici aider le Mali à reconquérir le Nord", a-t-il ajouté. "C'est un plan ambitieux, il faut prévoir un peu plus de 4000 personnes en cas d'intervention militaire. Nous avons étudié tous les paramètres, maintenant, nous attendons les directives de nos chefs d'état", a simplement déclaré un officier béninois.

afp/ats/jgal

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Un risque "d'embrasement", selon Ansar Dine

Une intervention militaire étrangère dans le nord du Mali embraserait l'Afrique de l'Ouest, a affirmé mercredi à Ouagadougou un représentant d'Ansar Dine, l'un des groupes islamistes armés occupant la région, mettant en garde contre une guerre "contre le peuple touareg".

Mouvement surtout composé de Touareg maliens comme son chef Iyad Ag Ghaly, Ansar Dine a appelé mardi les autorités maliennes et les autres groupes armés du Nord du Mali au "dialogue politique" pour résoudre la crise.

Ansar Dine a lancé cet appel, mardi, après une rencontre avec le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré, au moment où se prépare une intervention pour chasser les islamistes armés de la région.

Réunion des chefs d'Etat attendue

Le "concept stratégique" doit être soumis aux chefs d'Etat de la Cédéao au cours d'une réunion qui devrait avoir lieu ce week-end à Abuja, selon une source proche de la réunion de Bamako.

"J'espère vraiment que les choses vont avancer. Il ne faut pas lâcher la pression sur les groupes terroristes, il faut convaincre tout le monde", a déclaré le général guinéen Sékouba Konaté, chargé par l'Union africaine de superviser la préparation de la force de la Cédéao au Mali.