Modifié le 01 novembre 2012 à 18:32

L'élite du Parti communiste chinois se réunit en plénum à une semaine du Congrès

Un important dispositif de sécurité a été déployé en Chine à l'occasion du rassemblement des plus hauts dirigeants chinois.
Un important dispositif de sécurité a été déployé en Chine à l'occasion du rassemblement des plus hauts dirigeants chinois. [ - ]
Le Parti communiste chinois (PCC) est réuni jeudi en plénum pour préparer le 18e Congrès qui se tiendra la semaine prochaine, sur fond de scandales et de montée de la grogne sociale.

L'élite du Parti communiste chinois (PCC) s'est réunie en plénum jeudi à Pékin pour mettre la dernière main aux préparatifs du Congrès de passation de pouvoir entre le président Hu Jintao et le vice-président Xi Jinping, qui fera monter toute une nouvelle génération de dirigeants.

Le Comité central devra approuver la plate-forme politique que présentera Hu Jintao avec d'autres documents au 18e Congrès la semaine prochaine, à partir du 8 novembre, a précisé l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

Confusion liée à l'affaire Bo Xilai

Dernier plénum du comité central élu en 2007 au précédent congrès du PCC, les quelque 500 membres du "parlement du parti" devraient également condamner à leur tour Bo Xilai, étoile montante du PCC tombée en disgrâce à la suite d'un scandale politico-financier dans lequel sa femme a été condamnée à mort avec sursis pour l'assassinat d'un homme d'affaires britannique.

L'affaire Bo Xilai, exclu du Parlement et déchu de son immunité la semaine dernière, a divisé le parti au pouvoir et compliqué le choix des nouveaux dirigeants. Elle a également retardé d'un mois le congrès, qui se tient traditionnellement début octobre.

Climat délétère en Chine

La sécurité a été extrêmement renforcée à Pékin pour la venue des plus hauts responsables du pays, afin d'éviter toute manifestation. Le climat n'a pas été serein en Chine ces derniers mois, à cause d'une succession de scandales (des révélations viennent notamment d'être faites sur la fortune des familles des hauts dirigeants du pays) et d'une série de manifestations contre la pollution, les expropriations et la corruption locale.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont fait état d'arrestations d'activistes avant le Congrès.

sipa/ptur

Publié le 01 novembre 2012 à 18:00 - Modifié le 01 novembre 2012 à 18:32