Publié le 30 septembre 2012 à 11:45

Le président birman accepterait qu'Aung San Suu Kyi lui succède

Myanmar opposition leader Aung San Suu Kyi arrives at Yangon airport to leave for Naypyitaw on Wednesday, April. 11, 2012, in Yangon, Myanmar. Suu Kyi met with President Thein Sein on Wednesday for what a spokesman described as a very important meeting ahead of her historic entry into parliament. (AP Photo/Khin Maung Win)
Le statut de veuve d'un Britannique et de mère de 2 enfants britanniques empêche pour l'heure Suu Kyi d'accéder au pouvoir. [Khin Maung Win - ]
L'horizon politique semble s'éclaircir en Birmanie. Le président a déclaré dimanche qu'il ne s'opposerait pas à ce que Aung San Suu Kyi lui succède. Cette éventualité demande cependant une modification de la Constitution.

Le président birman Thein Sein a indiqué qu'il ne s'opposerait pas à ce qu'Aung San Suu Kyi lui succède si le peuple le souhaitait, tout en relevant qu'il n'avait pas le pouvoir de changer seul la Constitution pour permettre à l'opposante d'accéder au poste suprême.

"Cela dépend du peuple. Si le peuple accepte (Suu Kyi), je devrai l'accepter. (...) Nous travaillons ensemble maintenant, il n'y a pas de problème entre nous", a déclaré le chef de l'Etat dans une interview à la BBC dimanche.

Le parti de la chef de file de l'opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), est donné favori pour les élections législatives de 2015, après avoir raflé 43 des 44 sièges qu'il a brigués lors des partielles d'avril dernier.

Un rôle important pour l'armée

Suu Kyi est la veuve d'un Britannique et la mère de deux enfants britanniques ce qui, en vertu de la Constitution de 2008, l'empêche de prétendre à la présidence.

Thein Sein a donc précisé qu'il n'avait pas le pouvoir, seul, de décider de modifier la Constitution et s'en est remis au parlement. "Amender la Constitution ne peut être fait par moi seul", a-t-il déclaré. "Les parlementaires et le peuple doivent soutenir" une éventuelle réforme.

Il a aussi souligné que l'armée, qui dispose d'office d'un quart des sièges au parlement et qui a dirigé le pays pendant un demi-siècle, jusqu'en avril 2011, conserverait un rôle important dans le pays.

afp/rber

Publié le 30 septembre 2012 à 11:45