Modifié le 26 septembre 2012 à 16:03

De nouvelles expertises génétiques autorisées dans l'affaire Grégory

Les vêtements et les chaussures du petit Grégory pourront être analysés.
Les vêtements et les chaussures du petit Grégory pourront être analysés. [Jeff Pachoud - ]
Près de 30 ans après l'assassinat du petit Grégory, l'une des plus grandes énigmes criminelles des dernières décennies en France, la justice a autorisé mercredi deux nouvelles recherches d'ADN sur les affaires de l'enfant.

Le procureur général de la Cour d'appel de Dijon, dans l'est de la France, a autorisé de nouvelles analyses ADN sur les vêtements et les chaussures du petit Grégory, tué il y a 28 ans. Jean-Marie Beney répondait à la demande des parents de Grégory, soutenue par le ministère public.

"Les expertises vont être lancées assez rapidement, dans les semaines qui viennent", a déclaré le procureur à la presse. Il s'agit d'"opérations assez longues et complexes" et "la technique de microdissection laser sera probablement utilisée", a ajouté le magistrat.

Progrès de la science

Le 20 octobre 2010, la justice avait déjà ordonné de nouvelles analyses, à la demande des parents de Grégory, afin d'aller au bout de ce qui est techniquement possible grâce aux progrès de la science. Celles-ci n'avaient toutefois rien donné de probant.

L'affaire Grégory a reçu dans les années 1980 un extraordinaire écho médiatique et reste, 28 ans après, un symbole des errements de la justice et des médias. (voir ci-contre)

afp/dk

Publié le 26 septembre 2012 à 16:00 - Modifié le 26 septembre 2012 à 16:03

Un énigme criminelle jamais résolue

Le 16 octobre 1984, à l'âge de 4 ans, Grégory Villemin avait été retrouvé noyé pieds et mains liés dans la Vologne, dans les Vosges (est).

Un mois après l'assassinat du petit garçon, un cousin de la famille Villemin, Bernard Laroche, avait été inculpé pour l'assassinat et incarcéré.

Relâché en février 1985 tout en restant inculpé, il avait été tué d'un coup de fusil par le père de l'enfant, Jean-Marie Villemin.

En juillet 1985, c'était au tour de la mère, Christine Villemin, d'être écrouée pendant quelques jours pour l'assassinat de son fils.

Elle a été totalement innocentée en février 1993.