Modifié le 25 juillet 2012 à 14:15

Les rebelles accusent Damas de déplacer des armes chimiques

Le ministre des Affaires étrangères syrien, Jihad Makdissi, a confirmé lundi 23 juillet que son pays détenait des armes chimiques.
Le ministre des Affaires étrangères syrien, Jihad Makdissi, a confirmé lundi 23 juillet que son pays détenait des armes chimiques. [Stringer - ]
L'Armée syrienne libre affirme que le régime de Bachar al-Assad a commencé il y a plusieurs mois à transférer des armes chimiques vers des aéroports frontaliers, dans le but de "faire pression sur la région".

Alors que Damas a menacé lundi d'utiliser des armes chimiques en cas "d'agression extérieure" (lire La Syrie brandit la menace des armes chimiques envers ses agresseurs), les rebelles syriens ont accusé mardi le régime du président Bachar al-Assad d'avoir transféré de telles armes vers des aéroports à la frontière.

"Nous, au sein du commandement conjoint de l'Armée syrienne libre (ASL) à l'intérieur, savons parfaitement l'endroit où se trouvent ces armes et leur positionnement", a dit l'ASL dans un communiqué mardi.

"Faire pression sur la région"

"Nous révélons qu'Assad a transféré certaines de ces armes et des équipements de mélange de composantes chimiques vers des aéroports à la frontière", poursuit aussi le texte sans préciser quelle frontière.

"Selon nos informations, le régime a commencé depuis des mois à déplacer ses stocks d'armes de destruction massive (...) dans le but de faire pression sur la région et sur la communauté internationale" qui appellent sans cesse Damas à cesser la répression depuis 16 mois, indiquent encore les rebelles.

ats/ptur

Publié le 24 juillet 2012 à 09:07 - Modifié le 25 juillet 2012 à 14:15

"Pas d'impunité pour Assad"

Au final, il n'y aura pas d'impunité pour le président syrien Bachar al-Assad comme l'a proposé la Ligue arabe car "tous les dictateurs doivent payer" pour leurs crimes, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius sur France 2.

Selon le ministre, "Assad va tomber, simplement c'est une question de temps". "Le plus vite sera le mieux", a-t-il ajouté. "Un tyran ne peut pas rester éternellement contre son peuple", a poursuivi Laurent Fabius, en appelant dans la préparation de l'après-Assad à l'émission d'"un message" à l'intention des communautés minoritaires syriennes (alaouites, chrétiens...) pour que la future Syrie s'engage à protéger leurs droits.

Poursuite des combats à Alep

Pour la quatrième journée consécutive, de violents combats opposaient mardi rebelles et armée syrienne à Alep.

Les forces gouvernementales affrontaient les insurgés dans les quartiers de Salaheddine et Sukkari, et leur auraient infligé de lourdes pertes, selon l'agence de presse officielle SANA.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a de son côté fait état de violents combats, ainsi que de bombardements des forces syriennes qui ont eu lieu après minuit dans plusieurs quartiers de la capitale économique du pays.