Modifié le 08 juillet 2012 à 10:43

L'Afrique de l'Ouest réclame un gouvernement d'union au Mali avant fin juillet

Le président burkinabè Blaise Compaoré (centre) et les chefs d'Etat de Côte d'Ivoire, du Togo, du Bénin, du Niger et du Nigeria réunis à Ouagadougou.
Le président burkinabè Blaise Compaoré (centre) et les chefs d'Etat de Côte d'Ivoire, du Togo, du Bénin, du Niger et du Nigeria réunis à Ouagadougou. [ AHMED OUOBA - ]
Six chefs d'Etat ouest-africains ont réclamé samedi la mise en place d'ici au 31 juillet d'un "gouvernement d'union nationale" au Mali. Ils ont par ailleurs demandé à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre les criminels de guerre dans le nord du pays.

Réunis à Ouagadougou (Burkina Faso), le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et cinq autres chefs d'Etat (Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, Niger, Nigeria)  ont invité "les forces vives du Mali" à "formuler au président de la République par intérim des propositions en vue de la formation avant le 31 juillet 2012 d'un gouvernement d'union nationale" pour sortir de la crise, selon un communiqué.


Les six chefs d'Etat ont également appelé "la Cédéao à appuyer" le gouvernement de Bamako pour "organiser le retour au Mali" du président Traoré et "assurer sa protection et son intégrité physique", et réclamé des poursuites contre les auteurs de son agression. Le chef de l'Etat malien est en effet soigné à Paris à la suite d'une grave agression fin mai dans ses bureaux par une foule de manifestants hostiles.


Poursuivre les criminels de guerre

Blaise Compaoré et ses homologues ont aussi demandé à la Cour pénale internationale "de procéder aux investigations nécessaires à l'identification des auteurs de crimes de guerre et d'engager les poursuites nécessaires à leur encontre" dans le Nord malien, occupé depuis plus de trois mois par des groupes armés, surtout islamistes.


Ils ont lancé "un appel pressant à toutes les parties prenantes à la crise malienne pour un arrêt complet des hostilités avant le début du mois de Ramadan", soit d'ici une quinzaine de jours.


afp/hend


Publié le 07 juillet 2012 à 22:14 - Modifié le 08 juillet 2012 à 10:43

la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou