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La Grèce demande un délai supplémentaire pour le plan d'austérité

Le gouvernement annonce un coup de pouce aux allocations chômage (ici, un bureau dédié aux chômeurs). [Yorgos Karahalis - Reuters]
Le gouvernement annonce un coup de pouce aux allocations chômage (ici, un bureau dédié aux chômeurs). [Yorgos Karahalis - Reuters]
Le nouveau gouvernement grec veut que ses grands créanciers internationaux assouplissent leurs conditions. La coalition demande plus de temps pour appliquer le plan d'austérité. Elle espère aussi freiner les licenciements.

Le gouvernement de coalition grec dirigé par le nouveau Premier ministre Antonis Samaras a présenté ses objectifs en publiant un document officiel samedi.


La nouvelle coalition gouvernementale demande un délai supplémentaire d'"au moins deux ans" pour appliquer le plan d'austérité imposé par ses grands créanciers internationaux, UE et FMI, jusqu'en 2016.


Le but serait d'atteindre les objectifs budgétaires "sans réductions supplémentaires des salaires, des retraites et de l'investissement public", indique le texte.


Réduire la bureaucratie

Le gouvernement annonce un gel des licenciements dans la fonction publique et un coup de pouce aux allocations chômage. Il souhaite plutôt "économiser sur les coûts non salariaux en réduisant la bureaucratie", indique le document.


En outre, les mesures prises début 2012 pour favoriser les suppressions d'emploi dans le secteur privé vont être reconsidérées.


 Le pays avait promis de réduire de 150'000 le nombre total de salariés dans le secteur public, dont 15'000 cette année. Environ un quart de la population active grecque est au chômage, 1,12 million selon les chiffres officiels.


Retour aux acquis européens

La nouvelle administration va aussi revoir les réductions de salaire minimum, indiquant que les accords de conventions collectives allaient retourner "aux niveaux définis par les lois sociales en vigueur et les acquis européens".


Les employeurs et les syndicats devraient être autorisés à fixer le niveau du salaire minimum dans le secteur privé, qui a été abaissé de 22% à 586 euros en février.


La date à laquelle doit se réunir le nouveau Parlement n'a pas encore été fixée.


ats/bri


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Deux ministres à l'hôpital

Le nouveau premier ministre Antonis Samaras a dû subir samedi une opération au laser sur un de ses yeux affecté par un décollement de rétine. L'opération a réussi et Antonis Samaras, âgé de 61 ans, s'est bien rétabli de l'anesthésie, a précisé à la chaîne le porte-parole du gouvernement.

Le nouveau ministre grec des finances, Vassilis Rapanos, a lui aussi dû être hospitalisé. Vendredi quelques heures avant le moment prévu pour sa prestation de serment, il a dû se faire soigner car il souffrait de fortes douleurs à l'estomac, de vertige et de nausée.

Ces interventions sont intervenues au moment où la Grèce se prépare à accueillir lundi les experts de la "troïka", autrement dit l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne, pour parler des réformes à conduire et permettre au pays surendetté de faire face à ses échéances financières.