Modifié le 26 mars 2013 à 17:05

Aung San Suu Kyi va prêter serment au Parlement birman

Aung San Suu Kyi reçoit des fleurs pour son élection le 1er avril 2012.
Aung San Suu Kyi reçoit des fleurs pour son élection le 1er avril 2012. [ - ]
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi prêtera finalement serment au Parlement lundi, bien qu'elle conteste la formulation du texte. De son côté, le secrétaire général de l'ONU appelle à alléger encore les sanctions visant la Birmanie.

Aung San Suu Kyi a annoncé qu'elle siégerait pour la première fois au Parlement birman lundi avec les députés de son parti et qu'ils prêteraient serment, bien qu'ils en contestent toujours la formulation du texte.

L'opposante et la Ligue nationale pour la démocratie (LND) qu'elle dirige veulent modifier la formulation du serment selon laquelle les députés "protègent la Constitution" car le texte, élaboré par la junte militaire au pouvoir de 1962 à 2011, donne à l'armée un pouvoir démesuré.

Toutefois, les sympathisants d'Aung San Suu Kyi s'impatientaient de la voir enfin siéger la lauréate du prix Nobel de la paix, après 23 ans de lutte contre la junte. "La politique est une question de donnant-donnant. Nous n'abandonnons pas, nous cédons aux aspirations du peuple", a expliqué la lauréate du prix Nobel de la paix.

Ban Ki-moon appelle à encore alléger les sanctions

Le secrétaire général de l'ONU, en visite officielle en Birmanie depuis dimanche, a salué la coopération entre le président Thein Sein et Aung San Suu Kyi, et appelé lundi les pays occidentaux à aller "plus loin" dans la levée des sanctions politiques et économiques visant le pays, lors d'un discours au Parlement à Naypyidaw.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que la Birmanie va retrouver rapidement sa place de membre respecté et responsable de la communauté internationale", a-t-il déclaré, tout en invitant le pays à faire "plus d'efforts pour avancer vers une réconciliation nationale complète", évoquant notamment la libération des prisonniers politiques encore enfermés et la nécessité de garantir la sécurité des minorités ethniques.

Pour encourager les réformes du gouvernement qui a succédé à la junte en mars 2011, l'Union européenne et d'autres pays, dont le Canada, l'Australie et la Norvège, ont suspendu une grande partie de leurs sanctions. Mais les Etats-Unis, qui ont allégé certaines restrictions aux investissements et promis la nomination rapide d'un ambassadeur, ont de leur côté exclu de lever leurs sanctions clés.

ap/afp/ptur

Publié le 30 avril 2012 à 11:50 - Modifié le 26 mars 2013 à 17:05