Modifié le 24 avril 2012

Le gouvernement de centre-droit des Pays-Bas démissionne

Geert Wilders et Mark Rutte
Le gouvernement des Pays-Bas (ici Geert Wilders et Mark Rutte) est en désaccord sur son avenir économique et politique. [Phil Nijhuis - ]
Le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte a présenté lundi la démission de son gouvernement. En cause, l'échec de négociations sur la réduction du déficit public avec son allié au parlement, le parti d'extrême droite de Geert Wilders.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a présenté lundi à la reine Beatrix la démission de son gouvernement minoritaire de centre droit après l'échec de négociations sur la réduction du déficit public avec le parti d'extrême droite de Geert Wilders, a annoncé le service de presse du gouvernement.


"Le Premier ministre Mark Rutte a présenté le 23 avril 2012 à sa Majesté la reine la démission de tous les ministres et secrétaires d'Etat avec effet immédiat", a indiqué le service de presse du gouvernement néerlandais dans un communiqué.


Echec des négociations

"Sa Majesté la reine a pris la demande de démission en considération et demandé aux ministres et secrétaires d'Etat de continuer à faire tout ce qu'ils estiment nécessaire dans l'intérêt du royaume", poursuit le gouvernement. Les négociations sur la réduction du déficit public, entamées le 5 mars, avaient échoué samedi.


Geert Wilders avait quitté la table des négociations, rompant l'accord de soutien qui liait son Parti pour la Liberté (PVV) au gouvernement minoritaire, entré en fonction en octobre 2010. Des élections législatives anticipées semblent "évidentes", avait estimé samedi en fin d'après-midi Mark Rutte qui avait convoqué pour lundi matin un conseil des ministres extraordinaire.


agences/vkiss/mre


Publié le 23 avril 2012 - Modifié le 24 avril 2012

Seize milliards d'économies

Les négociations entre le parti libéral (VVD) de Mark Rutte, les chrétiens-démocrates du CDA et le PVV de Geert Wilders devaient permettre de dégager 16 milliards d'euros d'économies pour 2013 afin de respecter les normes de la zone euro en matière de déficit public. Mais Geert Wilders avait refusé d'approuver des mesures qui auraient, selon lui, trop fait baisser le pouvoir d'achat des Néerlandais.

Le parti de Geert Wilders, eurosceptique et islamophobe, soutenait le gouvernement au parlement, où il lui assurait une majorité de 76 sièges sur les 150 que compte la chambre basse jusqu'à la démission le 21 mars d'un député PVV, devenu indépendant.