Modifié le 22 avril 2012 à 21:33

Les candidats à la présidentielle ont voté dans leurs fiefs

Nicolas Sarkozy a voté dans un bureau parisien tandis que François Hollande s'est rendu à Tulle, son fief en Corrèze.
Nicolas Sarkozy a voté dans un bureau parisien tandis que François Hollande s'est rendu à Tulle, son fief en Corrèze. [ - photomontage]
Les candidats à la présidentielle française ont voté dans leurs fiefs respectifs. Les bureaux de vote ont ouvert à 8h et fermeront à 18h ou 20h.

François Bayrou, qui a axé sa campagne sur la réindustrialisation du pays et la dette, a été le premier des candidats à voter tôt dimanche matin à Pau, au sud-ouest du pays. Le socialiste François Hollande, favori de l'élection présidentielle, a voté dans son fief de Tulle en Corrèze. Il a pris six bulletins sur dix avant de passer dans l'isoloir.


Le président sortant UMP, Nicolas Sarkozy, a voté en fin de matinée dans le lycée La Fontaine du XVIe arrondissement de Paris. Il était accompagné par sa femme, Carla Bruni. Après son vote, le président-candidat, l'air décontracté, a serré des mains, s'offrant un bain de foule, avant de remonter dans son véhicule sans faire de déclaration aux médias.


Aux extrêmes, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a, lui, voté dans un bureau de Paris tandis qu'à droite, Marine Le Pen a voté à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Nicolas Dupont-Aignan, du parti Debout la République s'est rendu à Yerres, dans l'Essonne et l'écologiste franco-norvégienne Eva Joly a glissé son vote dans une urne parisienne.


Parmi les candidats de moindre importance, Philippe Poutou a voté à Bordeaux, Nathalie Arthaud à Vaulx-en-Velin, dans le département du Rhône, et Jacques Cheminade à Paris.


Forte participation

Les Français ont voté plus nombreux qu'attendu au premier tour de ce scrutin dominé par la crise économique. Le taux de participation a atteint plus de 80%, selon les estimations des instituts de sondages, un taux assez élevé même s'il est en recul par rapport à 2007 (83,77%), un cru exceptionnel.


Ces chiffres dissipent l'inquiétude d'une grosse abstention à l'issue d'une campagne qui, selon différentes enquêtes, a peu passionné les Français qui n'y ont pas vu beaucoup de solutions à leurs difficultés.


En 2002, un taux d'abstention record (28,4%) avait marqué le 1er tour. Ce paramètre avait été mis en avant pour expliquer la qualification surprise du candidat du FN Jean-Marie Le Pen.


agences/pbug


Publié le 22 avril 2012 à 08:23 - Modifié le 22 avril 2012 à 21:33

Les Français du monde entier aux urnes

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'était au tour des Français d' Australie et d' Asie de voter pour l'élection présidentielle, avant leurs compatriotes de métropole. Quelque 15'000 personnes de nationalité françaises résidant en Australie étaient attendus dans un des huit bureaux répartis sur le territoire.

Samedi, les premiers électeurs de Saint-Pierre et Miquelon voisins du Canada, ceux de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin avaient pris le chemin des urnes.

Les habitants de Polynésie, dans le Pacifique sud, ont commencé à voter à 20H00 heure de Paris. Papeete a été paralysée par les embouteillages, car seules 4000 cartes d'électeurs avaient été retirées au préalable sur 17'953. Les électeurs qui n'avaient pas retiré leurs cartes plus tôt ont donc dû patienter.

Les Français du continent américain ont aussi fait la queue dans les bureaux de vote, comme au Brésil, aux Etats-unis et au Canada. Dans les outre-mer, ce vote anticipé était déjà en vigueur pour l'élection de 2007, permettant à ces concitoyens (près de 900'000 électeurs) de ne pas voter alors que les résultats sont déjà connus en métropole, en raison du décalage horaire avec l'Hexagone.