Modifié le 17 janvier 2012 à 14:58

La Suisse devrait atteindre les objectifs de Kyoto

La Fondation centime climatique estime avoir obtenu une réduction de 14,8 millions de tonnes de CO2 en 2009.
La Fondation centime climatique devrait permettre à la Confédération de respecter les engagements du protocole de Kyoto en réduisant davantage les émissions de CO2. [ - ]
La Fondation centime climatique s'engage à réduire les émissions de CO2 d'un million de tonnes supplémentaires par an en achetant, principalement, des certificats à l'étranger. Elle a conclu mardi un contrat additionnel avec la Confédération. La Suisse devrait donc atteindre les objectifs du protocole de Kyoto.

Sans mesures supplémentaires, elle n'aurait pas atteint les buts fixés pour la période 2008 à 2012, a reconnu mardi le Département fédéral de l'environnement. En cause: la hausse des émissions de gaz carbonique issues du trafic qui, en 2010, ont dépassé la valeur de 1990 de 12,9 alors qu'elles auraient dû baisser de 8% selon la loi sur le CO2.


Achats de certificats

La Fondation centime climatique, qui perçoit 1,5 centime par litre de carburant importé depuis 2005, a été appelée à la rescousse. La conseillère fédérale Doris Leuthard a signé un contrat additionnel.


La Fondation augmente ses engagements pour 2008-2012 d'un millions de tonnes supplémentaires par an. Au total, cela représente une réduction de 5 millions de tonnes, obtenues principalement par l'achat de certificats d'émission issus de projets menés dans des pays en développement. Mais les mesures en Suisse devraient aussi être renforcées.


De "grandes incertitudes" demeurent toutefois, notamment en ce qui concerne l'effet de puits de carbone des forêts, pour lequel des données plus précises seront disponibles l'été prochain.


ats/pima


Publié le 17 janvier 2012 à 11:05 - Modifié le 17 janvier 2012 à 14:58

La qualité de l'environnement jugée bonne par les Suisses

L'immense majorité des personnes résidant en Suisse (95%) estime que la qualité de l'environnement autour de chez elle est très bonne ou plutôt bonne, selon une enquête de l'Office fédéral de la statistique réalisée après la catastrophe de Fukushima.

S'agissant des dangers de certaines technologies pour l'être humain et l'environnement, près de la moitié des personnes interrogées (47%) jugent les centrales nucléaires très dangereuses.

La perte de biodiversité (37%) et le réchauffement global dû aux changements climatiques (33%) sont aussi considérés comme très dangereux par une partie de la population.

Pour le danger génétique, l'évaluation dépend fortement de l'utilisation: 30% des sondés le jugent très dangereux dans la production d'aliments, mais seulement 14% dans le domaine médical et la recherche.