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La junte birmane sur le recul "tente de détruire" le pays, selon un expert de l'ONU

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Tom Andrews, s'exprime lors d'une conférence de presse à Bangkok, le 11 juillet 2024. [reuters - Chalinee Thirasupa]
La junte birmane sur le recul "tente de détruire" le pays, selon un expert de l'ONU / Le Journal horaire / 13 sec. / jeudi à 14:02
L'armée au pouvoir en Birmanie "tente de détruire" le pays, mais elle "perd du terrain" face à ses opposants revigorés par une série d'avancées récentes, a rappelé jeudi un rapporteur spécial des Nations unies.

"Il apparaît que la junte tente de détruire un pays qu'elle ne peut pas contrôler", a déclaré Tom Andrews, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Birmanie, lors d'une audience devant une commission parlementaire à Bangkok.

Le conflit civil en cours semble "ne pas connaître de fin", a-t-il poursuivi, alors que les affrontements se sont intensifiés ces derniers mois, à l'avantage de groupes armés ethniques qui opèrent dans les régions frontalières.

"La junte est sur ses talons, elle perd des troupes, elle perd des installations militaires, elle perd littéralement du terrain", a assuré l'ancien membre du Congrès américain.

Des signes inédits de faiblesse

L'ONU et les groupes de défense des droits ont accusé à plusieurs reprises l'armée de s'attaquer aux civils soupçonnés de soutenir l'opposition, au cours de raids aériens meurtriers contre des écoles et des rassemblements, notamment.

Au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2021 contre Aung San Suu Kyi, les généraux ont montré dernièrement des signes inédits de faiblesse, après l'offensive coordonnée de trois groupes ethniques près de la frontière chinoise en octobre.

Naypyidaw a concédé des bouts de territoire ainsi que des lucratifs carrefours commerciaux à ses rivaux qui, ces derniers jours, ont lancé un nouvel assaut le long d'une autoroute stratégique reliant Mandalay, la deuxième ville de pays, et la province chinoise du Yunnan, en dépit d'un cessez-le-feu signé en janvier sous l'égide de Pékin.

afp/ther

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