Le suivi de la situation en Ukraine le 23 janvier. [Reuters]
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Berlin va livrer des chars Leopard à l'Ukraine, assure la presse allemande

- L'Allemagne va fournir à l'Ukraine des chars Leopard 2, réclamés par Kiev, a indiqué mardi soir le journal allemand Der Spiegel. Le chancelier Olaf Scholz devrait donner son feu vert probablement mercredi, a affirmé le quotidien. Le Wall Street Journal évoque lui une livraison de chars Abrams de la part des Etats-Unis.

- Mardi, Berlin était sous pression accrue pour la livraison de ces chars de combats. Le gouvernement a indiqué qu'il allait examiner "avec l'urgence requise" la demande d'autorisation de la Pologne de transférer 14 chars lourds Leopard 2 à l'Ukraine afin de l'aider à repousser l'invasion russe.

- Des livraisons à Kiev de chars de fabrication allemande Leopoard n'augureraient "rien de bon", a de son côté prévenu le Kremlin.

- Cinq gouverneurs régionaux et quatre vice-ministres ont été démis de leurs fonctions en Ukraine, a annoncé le gouvernement après une scandale de corruption présumé dans l'armée, en pleine invasion russe du pays.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré lundi que des changements seraient effectués au cours des 24 prochaines heures à de hauts postes du gouvernement et à des postes régionaux.

Suivi assuré par RTSinfo

00h00

Le suivi de la journée de mercredi

>> Retrouvez la suite de l'actualité en Ukraine:  L'armée ukrainienne admet avoir cédé aux Russes la ville de Soledar

20h00

Berlin va fournir des chars Leopard à l'Ukraine, selon des médias allemands

Le chancelier Olaf Scholz devrait donner son feu vert, probablement mercredi, à l'envoi de chars allemands Leopard 2 de type 2A6, affirme le Spiegel sur son site internet, sans citer de source. Il s'agit d'"au moins une compagnie", soit une dizaine de chars lourds au moins, ajoute ce média.

La chaîne d'information NTV, qui cite des sources proches du gouvernement, indique elle aussi que le chancelier allemand, sous pression depuis plusieurs semaines pour donner son accord, s'apprête à l'annoncer.

L'entourage du chancelier social-démocrate n'a pas souhaité faire de commentaire mardi soir.

Allocution mercredi au Bundestag

Olaf Scholz, qui doit s'exprimer mercredi à 13h00 devant le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, donnerait aussi son accord aux pays, dont la Pologne, qui souhaitent livrer des chars Leopard 2 à Kiev, selon ces médias.

Ces chars de combat de fabrication allemande, dont l'Ukraine réclame la livraison depuis des mois à l'Allemagne et aux Occidentaux, est une arme de renommée mondiale, susceptible d'avoir un impact "significatif" sur le champ de bataille, selon les experts.

Washington pourrait livrer des chars Abrams

Les Etats-Unis pourraient de leur côté accepter de livrer des chars Abrams, affirme de son côté le Wall Street Journal.

19h40

Réserve de l'ambassadeur allemand en Suisse sur la livraison de chars Leopard

Interrogé dans Forum, l'ambassadeur allemand en Suisse Michael Flügger s'est montré prudent quant à une éventuelle décision de Berlin de fournir des chars Leopard à l'Ukraine.

"Ceux qui demandent à l'Allemagne d'effectuer des livraisons devraient aussi se demander si cela ne risque pas de provoquer une escalade de la guerre", a-t-il déclaré.

Cette réserve est d'autant plus justifiée que la dernière fois que l'Allemagne a engagé des armes en Europe, cela s'est mal terminé, a souligné l'ambassadeur.

Une décision de groupe

Michael Flügger a par ailleurs rappelé que la décision de l'Allemagne d'autoriser ou non les pays européens à livrer des chars Leopard à Kiev ne dépend pas uniquement du chancelier Olaf Scholz.

La pression exercée sur le dirigeant est inutile, selon l'ambassadeur, car la décision sera prise en groupe à l'Otan.

>> L'interview de Michael Flügger dans Forum:

L'Allemagne sous pression pour livrer d'avantages d'armes à l'Ukraine: interview de Michael Flügger [RTS]
L'Allemagne sous pression pour livrer d'avantages d'armes à l'Ukraine: interview de Michael Flügger / Forum / 3 min. / le 24 janvier 2023

19h00

Les athlètes russes ne doivent pas participer aux JO de Paris, estime Zelensky

Les athlètes russes ne doivent pas pouvoir participer aux Jeux olympiques de Paris en 2024, a demandé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à son homologue français Emmanuel Macron.

La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février 2022, trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d'hiver de Pékin, en violation de la Trêve olympique (qui s'étend d'une semaine avant le début des JO à une semaine après la fin des Jeux paralympiques).

Le Comité international olympique (CIO) a rapidement sanctionné Moscou et Minsk. Depuis, aucun événement sportif international n'est organisé ou soutenu en Russie ou en Biélorussie, et aucun symbole national de ces pays n'est affiché pendant un événement sportif.

18h30

Les Russes font état de 25 morts au total dans la région de Belgorod

Vingt-cinq personnes ont été tuées et près de 100 autres blessées dans des frappes ukrainiennes sur la région frontalière russe de Belgorod depuis le début de l'intervention militaire de Moscou en Ukraine, a annoncé son gouverneur.

"L'Ukraine, l'ennemi, bombarde des villages pacifiques", a déclaré Viatcheslav Gladkov au président Vladimir Poutine, lors d'un entretien diffusé à la télévision publique russe.

C'est la première fois en onze mois qu'un bilan de victimes pour une région est donné officiellement par les autorités russes.

18h10

La réexportation de matériel vers l'Ukraine doit être autorisée, selon une commission

La réexportation de matériel de guerre doit être autorisée dans certains cas, notamment pour l'Ukraine. La commission de politique de sécurité du Conseil national a adopté par 14 voix contre 11 une motion et une initiative parlementaire en ce sens.

Selon la commission, les déclarations de non-réexportation doivent pouvoir être abrogées en cas de violation de l'interdiction internationale du recours à la force, et spécifiquement dans le cas de la guerre russo-ukrainienne, indiquent mardi les services du Parlement.

La majorité de la commission estime que la Suisse doit apporter sa contribution à la sécurité européenne, ce qui passe par une aide plus importante à l'Ukraine.

Elle est également d'avis que les modifications proposées respectent le droit de la neutralité puisqu'elles ne permettront pas l'exportation directe de matériel de guerre dans des zones de conflit, mais concernent uniquement les déclarations de non-réexportation signées par les pays acheteurs de matériel de guerre suisse.

>> Plus d'informations: La réexportation de matériel vers l'Ukraine doit être autorisée, selon une commission

17h15

La Finlande suggère d'entraîner l'armée ukrainienne

Le président finlandais, en visite surprise à Kiev, a suggéré d'utiliser les importantes capacités de son pays pour entraîner des soldats ukrainiens sur le char de combat Leopard 2, réclamé avec insistance par l'Ukraine à plusieurs pays européens dont l'Allemagne.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président finlandais  Sauli Niinistö lors d'une conférence de presse après leur rencontre à Kiev, en Ukraine, le 24 janvier 2022. [Sergey Dolzhenko / EPA - KEYSTONE]Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président finlandais Sauli Niinistö lors d'une conférence de presse après leur rencontre à Kiev, en Ukraine, le 24 janvier 2022. [Sergey Dolzhenko / EPA - KEYSTONE]

Dans le cadre de la discussion en cours en Europe sur l'hypothèse d'envoyer des chars de plusieurs pays, "il y a plusieurs possibilités sur le rôle de la Finlande", a déclaré Sauli Niinistö lors d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, en promettant qu'Helsinki serait "constructif".

Le président de la Finlande, dont l'armée est équipée de plus de 200 chars Leopard 2, a évoqué une possible contribution, en insistant sur un rôle de formation côté finlandais. "Je veux souligner notre entraînement car la Finlande est un des rares pays à toujours avoir la conscription", a-t-il souligné.

Les militaires finlandais "accueillent des débutants chaque année, les entraînent, avec une formation très expérimentée et des bâtiments pour les conscrits", a ajouté Sauli Niinistö. Le gouvernement finlandais s'est dit prêt ces derniers jours à contribuer, mais dans le cadre d'une donation collective occidentale.

15h40

Réfugiés ukrainiens, ils vivent dans un village de conteneurs à Berne

Le centre de Viererfeld à Berne a accueilli les premiers réfugiés ukrainiens en juillet dernier. Installé sur un terrain de quatre hectares, le lieu comprend plusieurs dizaines de conteneurs empilés sur deux étages, alignés sous cinq grandes tentes.

Actuellement, le camp, qui peut héberger jusqu'à 1000 personnes, abrite quelque 320 permis S: "Il y a eu jusqu'à 450 résidents", précise la directrice Francesca Chukwunyere au micro de la RTS.

Le centre est un lieu plutôt vivant où se mêlent les générations: des enfants qui jouent, des adultes qui discutent et des personnes qui entrent et qui sortent librement du périmètre.

Mohammed a 26 ans. Pour lui et sa famille, il est difficile de vivre dans une chambre de 14 m2: "Nous allons souvent marcher. Nous allons au musée ou au zoo. Notre chambre est trop petite pour nous quatre, ma sœur, mes parents et moi. On préfère donc aller se balader que de rester ici."

>> Le reportage de La Matinale:

Reportage dans le village de conteneurs construit à Berne pour accueillir les réfugiés ukrainiens [RTS]
Reportage dans le village de conteneurs construit à Berne pour accueillir les réfugiés ukrainiens / La Matinale / 4 min. / le 23 janvier 2023

>> L'article complet: Réfugiés ukrainiens, ils vivent dans un village de conteneurs à Berne

14h50

L'Allemagne interpellée au Conseil de l'Europe

"Le Conseil de l'Europe s'occupe de paix et de justice, c'est très important, mais aujourd'hui, la paix et la justice ont un nom: Leopard": la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock a été interpellée par un élu ukrainien au Conseil de l'Europe.

Et Oleksiy Hontcharenko, membre de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), d'ajouter: "S'il vous plaît, dites-nous clairement: oui ou non, et quand" l'Allemagne va donner son feu vert à la livraison des blindés de fabrication allemande que Kiev réclame avec insistance pour résister à l'agression russe, a-t-il encore lancé.

"Je comprends votre question" mais "la paix ne repose pas que sur des chars, même si c'est un point crucial, c'est pourquoi nous en débattons intensément, y compris au sein de mon gouvernement", a rétorqué Annalena Baerbock.

La coalition au pouvoir à Berlin est en effet divisée sur la question: alors que le chancelier social-démocrate Olaf Scholz hésite à se prononcer, Annalena Baerbock, des Verts, avait déclaré dimanche que l'Allemagne était disposée à autoriser la Pologne à livrer à Kiev des chars Leopard qu'elle possède.

Interpellée sur la même question par un député britannique, la ministre allemande avait estimé que "se montrer du doigt mutuellement n'apportera pas la paix à l'Ukraine".

14h00

La population ukrainienne outrée mais pas étonnée par le scandale de corruption

Pour l'Ukraine, la matinée a été marquée par une série de départs en cascade de hauts responsables. Du vice-ministre de la Défense au procureur général adjoint, ils sont plusieurs à avoir démissionné sur fond de corruption présumée notamment autour des approvisionnements de l’armée.

Il s'agit du premier scandale et remaniement d’une telle ampleur depuis le début de l’invasion russe. La population ukrainienne n'est toutefois pas surprise. "La corruption ici est un sport national", confie une jeune Ukrainienne à la correspondante de la RTS sur place. Elle fulmine: "Que ces gens pillent de l’argent alors que notre pays est en guerre, c'est doublement abject."

>> Ecouter le reportage du 12h30:

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky. [Ukrainian Presidential Press Service - Reuters]Ukrainian Presidential Press Service - Reuters
Ukraine: série de départs en cascade de hauts responsables / Le 12h30 / 1 min. / le 24 janvier 2023

>> Lire aussi: Démissions en chaîne à la tête de l'Ukraine après un scandale de corruption

13h00

Berlin va examiner la demande polonaise "avec l'urgence requise"

Le gouvernement allemand va examiner "avec l'urgence requise" la demande d'autorisation de la Pologne de transférer 14 chars lourds Leopard 2 à l'Ukraine afin de l'aider à repousser l'invasion russe, a indiqué un de ses porte-parole.

"La demande nous est parvenue (...) Nous allons traiter la demande avec l'urgence requise conformément à la procédure prévue", a-t-il précisé.

L'entreprise d'armement Rheinmetall prête

Plut tôt, le ministre de la Défense Boris Pistorius avait multiplié les annonces. Il a notamment précisé lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'Otan que Berlin ne s'opposerait pas à ce qu'on lance la formation des troupes ukrainiennes à ces chars de combat Leopard.

L'entreprise allemande d'armement Rheinmetall a de son côté précisé qu'elle pourrait livrer au total 139 chars Leopard 1 et 2, dont 29 qu'elle a déjà préparés pour la Slovaquie et la Tchéquie.

>> Les précision du 12h30:

Un char Léopard. [RTS]RTS
L’Allemagne va-t-elle donner son feu vert à la livraison de chars Leopard à l’Ukraine? / Le 12h30 / 1 min. / le 24 janvier 2023

12h45

La guerre en Ukraine empêche la publication de 200 études

Des études scientifiques sont empêchées de parution dans des revues spécialisées, car des instituts russes ayant participé aux recherches ne sont pas cités au bas des articles. Le problème touche particulièrement la physique des particules. Environ 200 études du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) sont ainsi en attente d'être publiées.

Des milliers de physiciennes et physiciens sont concernés, a indiqué à l'agence de presse allemande dpa Joachim Mnich, directeur de recherche au CERN.

Les revues scientifiques spécialisées imposent que les auteurs des études qu'elles publient soient clairement identifiés. En règle générale, ceci se fait en nommant les instituts pour lesquels ils travaillent. Certains partenaires du CERN ne veulent cependant pas que des instituts russes soient cités, a expliqué Joachim Mnich.

La raison de ce refus a pour cause, notamment, la guerre en Ukraine. Le comité de direction de certains de ces instituts s'est en effet rangé derrière l'intervention militaire russe.

12h30

Cinq gouverneurs et quatre vice-ministres démis de leurs fonctions en Ukraine

Cinq gouverneurs régionaux et quatre vice-ministres ont été démis de leurs fonctions en Ukraine, a annoncé le gouvernement mardi après une scandale de corruption présumé dans l'armée, en pleine invasion russe du pays.

Selon Taras Melnytchouk, représentant du gouvernement auprès du Parlement, les gouverneurs des régions de Dnipropetrovsk (centre) Valentin Reznitchenko, de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh, de Soumy (nord) Dmytro Jivytsky, de Kherson (sud) Iaroslav Ianouchevitch et de la capitale Kiev, Oleksiï Kouleba, vont quitter leurs postes.

Valentin Reznitchenko a été accusé par plusieurs médias en novembre d'avoir attribué des contrats sur la réparation de routes portant sur des dizaines de millions d'euros à un groupe cofondé par sa petite amie travaillant comme entraîneuse fitness.

Enquêtes judiciaires

Selon des informations de presse, cet homme ainsi que ses confrères des régions de Soumy, Kherson et Zaporijjia figurent dans des enquêtes judiciaires, alors que le limogeage de Oleksiï Kouleba est lié à sa prochaine nomination au sein de l'administration présidentielle.

Le gouvernement a également limogé le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov - dont la démission avait déjà été annoncée plus tôt mardi -, celui de la Politique sociale Vitali Mouzytchenko et deux vice-ministres du Développement territorial, Ivan Loukeria et Viatcheslav Negoda.

Anatoliï Ivankevitch et Viktor Vychniov, tous deux chefs adjoints du service ukrainien des transports maritimes et fluviaux, ont également été démis de leurs fonctions.

Ces limogeages et démissions en cascade interviennent après des révélations de presse faisant état de prix gonflés dans un contrat d'approvisionnement alimentaire de l'armée ukrainienne, premier scandale de corruption à éclater depuis le début de la guerre au sein du ministère de la Défense.

11h30

Varsovie a demandé à Berlin son accord pour livrer des chars Leopard à l'Ukraine

Le ministre polonais de la Défense a annoncé mardi avoir demandé à l'Allemagne son accord pour pouvoir envoyer des chars Leopard à l'Ukraine, où les forces russes continuent de revendiquer des avancées sur le terrain.

"L'Allemagne a déjà reçu notre demande d'accepter le transfert de chars Leopard 2 à l'Ukraine", a déclaré le ministre Mariusz Blaszczak sur Twitter, lançant également un appel à Berlin à se joindre "à la coalition de pays soutenant l'Ukraine avec des chars Leopard 2".

La Pologne avait précédemment annoncé qu'elle était prête à livrer 14 de ces chars de fabrication allemande à Kiev dans le cadre d'une coalition internationale, mais s'est heurtée à des hésitations de la part de Berlin.

Varsovie déclare être en discussions avec une quinzaine d'Etats au sujet de cette coalition, de nombreuses armées européennes possédant de tels blindés, susceptibles d'avoir un impact significatif dans le conflit en Ukraine face au rouleau-compresseur des troupes russes.

11h00

Des livraisons de chars allemands à l'Ukraine n'augureraient "rien de bon", estime la Russie

Des livraisons à Kiev de chars de fabrication allemande Leopard n'augureraient "rien de bon", a prévenu mardi le Kremlin, au moment où la pression s'accroît sur Berlin pour autoriser l'envoi de ces blindés en Ukraine.

"De telles livraisons n'apporteront rien de bon à la relation" russo-allemande, a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, jugeant que cela "laisserait une trace indélébile".

10h30

Les alliés peuvent commencer à former des Ukrainiens à utiliser des chars Leopard

Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a déclaré mardi que les pays alliés de l'Ukraine possédant des chars lourds Leopard pouvaient commencer à former des troupes ukrainiennes à leur utilisation, même si l'Allemagne n'a pas encore donné son aval à leur livraison à Kiev.

"J'ai expressément encouragé les pays partenaires qui ont des chars Leopard prêts à être déployés à entraîner les forces ukrainiennes sur ces chars", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Berlin avec Jens Stoltenberg, le chef de l'Otan.

Des chars Leopard 2PL de l'armée polonaise lors d'un exercice de l'Otan, à Orzysz, en Pologne, le 24 mai 2022. [Kacper Pempel - REUTERS]Des chars Leopard 2PL de l'armée polonaise lors d'un exercice de l'Otan, à Orzysz, en Pologne, le 24 mai 2022. [Kacper Pempel - REUTERS]

09h45

L'Allemagne aidera Kiev à "gagner" la guerre, promet le ministre de la Défense

L'Allemagne soutiendra l'Ukraine afin qu'elle "gagne" la guerre contre la Russie, malgré l'absence à ce stade de décision sur l'épineuse question des livraisons de chars d'assaut Leopard à l'Ukraine, a déclaré mardi le ministre de la Défense allemand.

"Nous soutenons l'Ukraine pour qu'elle ne perde pas, pour qu'elle gagne cette guerre contre la Russie", a indiqué Boris Pistorius dans un entretien à la télévision allemande ZDF. "L'Allemagne fait pour cela plus que n'importe quel allié, à l'exception des Etats-Unis", s'est-il défendu.

Le gouvernement allemand est sous pression croissante d'autoriser ses alliés de l'Otan à livrer à l'Ukraine des chars lourds Leopard, de fabrication allemande, réclamés par Kiev pour combattre l'armée russe.

09h30

Série de démissions en Ukraine après un scandale de corruption

Plusieurs hauts responsables ukrainiens ont annoncé mardi leur démission après des révélations de la presse sur des achats présumés de provision pour l'armée à des prix gonflés, ont fait savoir les autorités en pleine invasion russe.

Parmi les responsables qui ont démissionné figurent le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, qui était en charge de l'appui logistique des forces armées, le chef adjoint de l'administration présidentielle Kyrylo Tymochenko et le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko.

Une manifestation anticorruption à Kiev. [EPA/Stepan Franko - Keystone]Une manifestation anticorruption à Kiev. [EPA/Stepan Franko - Keystone]

Ces départs pourraient être suivis par une série d'autres, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ayant annoncé lundi soir "des décisions relatives au personnel" concernant "des cadres de différents niveaux dans les ministères et autres structures du gouvernement central, dans les régions et dans le système d'application de la loi".

Première affaire depuis le début de la guerre

Si l'Ukraine était régulièrement secouée avant l'invasion russe par des scandales de corruption - un mal endémique dans le pays -, il s'agit de la première affaire à éclater depuis l'offensive russe lancée le 24 février 2022.

Elle arrive au moment où Kiev réclame à ses alliés occidentaux, dont le soutien militaire et financier est crucial, des centaines de chars modernes et d'autres armements pour une nouvelle offensive sur le front.

Dans son communiqué, le ministère de la Défense a assuré que les accusations dans cette affaire de prix gonflés, révélée par les médias ukrainiens, "sont infondées", mais que le départ de Viatcheslav Chapovalov "permettra de préserver la confiance de la société et des partenaires internationaux ainsi que d'assurer l'objectivité" des efforts pour faire la lumière sur cette affaire.

>> Lire en détail: Démissions en chaîne à la tête de l'Ukraine après un scandale de corruption

09h00

Le déserteur de Wagner arrêté par la police

Un ex-mercenaire du groupe paramilitaire russe Wagner qui s'est enfui en Norvège il y a une dizaine de jours a été arrêté par la police norvégienne en vertu de la loi sur l'immigration, a annoncé la police lundi.

Les motifs exacts de cette arrestation n'ont pas été précisés mais, selon son avocat, elle est due "à des manquements aux règles de sécurité" qui l'entourent.

L'homme de 26 ans avait franchi la frontière russo-norvégienne dans le Grand Nord dans la nuit du 12 au 13 janvier et demandé asile au pays scandinave, se disant prêt selon son avocat à "parler de son expérience au sein du groupe Wagner aux gens qui enquêtent sur des crimes de guerre".

L'homme dit avoir combattu en Ukraine sous l'uniforme de Wagner pendant quatre mois avant de déserter en novembre quand l'organisation paramilitaire dirigée par l'homme d'affaires Evguéni Prigojine a, selon lui, prorogé son contrat contre son gré.

>> Ecouter les précisions de La Matinale:

L'entrée du PMC Wagner Centre de Saint-Pétersbourg. [AP Photo - Keystone]AP Photo - Keystone
Un déserteur du groupe paramilitaire russe Wagner arrêté en Norvège / La Matinale / 1 min. / le 24 janvier 2023

07h30

Une majorité des réfugiés ukrainiens bien formés, selon une étude

Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés, montre une étude qui a été menée par la Haute école spécialisée bernoise, sur mandat du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).

Une enquête en ligne a été réalisée auprès de personnes en quête de protection âgées de 16 à 59 ans. Sur 8000 personnes contactées, 2000 ont soumis leur autoévaluation qui portait notamment sur leur niveau de formation et d'anglais.

Il en ressort que ces personnes sont plutôt bien formées: 94,5% ont indiqué disposer d'une formation postobligatoire et 70% ont achevé une formation de niveau tertiaire. Les domaines professionnels les plus représentés sont le commerce, l'administration, le droit, l'ingénierie, les industries de transformation et de construction. Selon leur autoévaluation, environ 40% de ces personnes ont aussi déclaré avoir un assez bon niveau d'anglais.

Sur le front de l'emploi, 36% des sondés ont déclaré être à la recherche d'un travail et autant ont indiqué souhaiter travailler. 27% ont participé à un programme d'occupation ou suivi une formation et 15% ont précisé travailler en Suisse.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés. [Sergei Grits - Keystone]Sergei Grits - Keystone
Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés / La Matinale / 1 min. / le 24 janvier 2023

07h00

Des classes spéciales pour les élèves ukrainiens?

Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens? La question se pose dans de nombreux cantons. Le Valais, qui accueille quelque 700 enfants au sein de son école, a choisi l'intégration dans des classes régulières. Toutefois, avec l'augmentation du nombre de réfugiés, le recours temporaire à des classes spéciales devient moins tabou.

Lundi, le conseiller d'Etat Christophe Darbellay évoquait la nécessité d'enseigner le français dans des classes à part, notamment dans les communes ou les écoles où les enfants d'origine étrangère sont très nombreux.

>> Ecouter l'interview de Christophe Darbellay dans La Matinale:

Le conseiller d'Etat valaisan Christophe Darbellay. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Christophe Darbellay suggère de revoir le modèle d'intégration des élèves ukrainiens / La Matinale / 1 min. / le 24 janvier 2023

L'intégration de ces élèves allophones présente plusieurs défis, comme a pu le constater la RTS dans une classe à Fully (VS).

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens en Suisse? [Emilio Morenatti - Keystone]Emilio Morenatti - Keystone
Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens en Suisse? / La Matinale / 2 min. / le 24 janvier 2023

>> Voir aussi le reportage du 12h45 à Fully:

En Valais, près de 700 Ukrainiens poursuivent leur scolarité. Bilan. [RTS]
En Valais, près de 700 Ukrainiens poursuivent leur scolarité. Bilan. / 12h45 / 2 min. / le 23 janvier 2023

02h00

Coup de sac au sommet de l'Etat ukrainien?

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré lundi que des changements seraient effectués au cours des vingt-quatre prochaines heures à de hauts postes du gouvernement et à des postes régionaux.

Dans une allocution vidéo quotidienne, le dirigeant a indiqué que certaines décisions ont été prises "aujourd'hui (lundi), d'autres demain" concernant des postes "de différents rangs au sein des ministères et dans d'autres structures du gouvernement central, ainsi que dans les régions et au sein des forces de l'ordre".

Par le passé, Volodymyr Zelensky a promis de lutter contre la corruption à tous les niveaux, sur fond de séries d'accusations de pots-de-vin et de pratiques douteuses parmi la classe politique au pouvoir.

01h00

Le char Leopard

Le char Leopard est-il vraiment l'arme miracle dont ont besoin les Ukrainiens?

>> Les explications d'Antoine Silacci dans le 19h30:

Guerre en Ukraine : Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale, fait le point sur la polémique autour des chars Leopard. [RTS]
Guerre en Ukraine : Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale, fait le point sur la polémique autour des chars Leopard. / 19h30 / 1 min. / le 23 janvier 2023

A noter que la Suisse en possède une centaine, mis au repos dans un hangar securisé.

00h00

Retour sur les événements de lundi