Le suivi de la situation en Ukraine le 23 janvier. [Reuters]
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La Pologne est prête à se passer de l'aval de Berlin pour livrer des chars à l'Ukraine

- La Pologne a prévenu lundi qu'elle était prête à se passer de l'aval de Berlin, qui n'a "pas encore" pris de décision sur la livraison de chars Leopard de fabrication allemande à l'Ukraine.

- De son côté, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock avait affirmé dimanche dans une interview que l'Allemagne était prête à autoriser la Pologne à livrer des chars Leopard, à l'Ukraine, qui les réclame avec insistance.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré lundi que des changements seraient effectués au cours des vingt-quatre prochaines heures à de hauts postes du gouvernement et à des postes régionaux.

- La Russie a annoncé lundi l'expulsion de l'ambassadeur estonien, dénonçant la "russophobie totale" de Tallinn, après l'expulsion plus tôt en janvier de 21 diplomates russes et autres employés de l'ambassade russe. L'Estonie et la Lettonie ont décidé d'expulser les ambassadeurs russes en représailles.

- Sur le terrain, les séparatistes prorusses ont annoncé lundi la capture de deux villages, Krasnopolivka et Dvouretchié, situés près de Soledar.

Suivi assuré par RTSinfo

07h30

Une majorité des réfugiés ukrainiens bien formés, selon une étude

Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés, montre une étude qui a été menée par la Haute école spécialisée bernoise, sur mandat du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).

Une enquête en ligne a été réalisée auprès de personnes en quête de protection âgées de 16 à 59 ans. Sur 8000 personnes contactées, 2000 ont soumis leur autoévaluation qui portait notamment sur leur niveau de formation et d'anglais.

Il en ressort que ces personnes sont plutôt bien formées: 94,5% ont indiqué disposer d'une formation postobligatoire et 70% ont achevé une formation de niveau tertiaire. Les domaines professionnels les plus représentés sont le commerce, l'administration, le droit, l'ingénierie, les industries de transformation et de construction. Selon leur autoévaluation, environ 40% de ces personnes ont aussi déclaré avoir un assez bon niveau d'anglais.

Sur le front de l'emploi, 36% des sondés ont déclaré être à la recherche d'un travail et autant ont indiqué souhaiter travailler. 27% ont participé à un programme d'occupation ou suivi une formation et 15% ont précisé travailler en Suisse.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés. [Sergei Grits - Keystone]Sergei Grits - Keystone
Les Ukrainiennes et Ukrainiens bénéficiant du statut de protection S sont bien formés / La Matinale / 1 min. / le 24 janvier 2023

MARDI 24 JANVIER

Des classes spéciales pour les élèves ukrainiens?

Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens? La question se pose dans de nombreux cantons. Le Valais, qui accueille quelque 700 enfants au sein de son école, a choisi l'intégration dans des classes régulières. Toutefois, avec l'augmentation du nombre de réfugiés, le recours temporaire à des classes spéciales devient moins tabou.

Lundi, le conseiller d'Etat Christophe Darbellay évoquait la nécessité d'enseigner le français dans des classes à part, notamment dans les communes ou les écoles où les enfants d'origine étrangère sont très nombreux.

L'intégration de ces élèves allophones présente plusieurs défis, comme a pu le constater La Matinale dans une classe à Fully (VS).

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens en Suisse? [Emilio Morenatti - Keystone]Emilio Morenatti - Keystone
Comment scolariser au mieux les élèves ukrainiens en Suisse? / La Matinale / 2 min. / le 24 janvier 2023

>> Voir aussi le reportage du 12h45 à Fully:

En Valais, près de 700 Ukrainiens poursuivent leur scolarité. Bilan. [RTS]
En Valais, près de 700 Ukrainiens poursuivent leur scolarité. Bilan. / 12h45 / 2 min. / le 23 janvier 2023

23h00

Coup de sac au sommet de l'Etat ukrainien?

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré lundi que des changements seraient effectués au cours des vingt-quatre prochaines heures à de hauts postes du gouvernement et à des postes régionaux.

Dans une allocution vidéo quotidienne, le dirigeant a indiqué que certaines décisions ont été prises "aujourd'hui (lundi), d'autres demain" concernant des postes "de différents rangs au sein des ministères et dans d'autres structures du gouvernement central, ainsi que dans les régions et au sein des forces de l'ordre".

Par le passé, Volodymyr Zelensky a promis de lutter contre la corruption à tous les niveaux, sur fond de séries d'accusations de pots-de-vin et de pratiques douteuses parmi la classe politique au pouvoir.

20h45

Le char Leopard

Le char Leopard est-il vraiment l'arme miracle dont ont besoin les Ukrainiens?

>> Les explications d'Antoine Silacci dans le 19h30:

Guerre en Ukraine : Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale, fait le point sur la polémique autour des chars Leopard. [RTS]
Guerre en Ukraine : Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale, fait le point sur la polémique autour des chars Leopard. / 19h30 / 1 min. / le 23 janvier 2023

A noter que la Suisse en possède une centaine, mis au repos dans un hangar securisé.

19h30

Le point sur les livraisons d'armes à l'Ukraine

Alors que l'UE a décidé lundi de débloquer un demi-milliard d'euros pour l'aide militaire à l'Ukraine, les autorités allemandes sont toujours sous pression pour autoriser la vente de chars Leopard de fabrication allemande à l'Ukraine.

Berlin a produit plus de 3000 chars Leopards 2 ces quinze dernières années. Selon les calculs du think tank IRIS, si chaque pays européen qui en possède livrait 5% de son stock, cela ferait 150 chars de combat pour l'Ukraine. C'est la moitié de ce qu'elle réclame, mais selon les militaires, cela ferait une grande différence sur le terrain.

Ces chars ont déjà été utilisés en Syrie et en Afghanistan.

>> Toutes les explications dans Forum:

Les Européens toujours divisés sur la livraison d'armes lourdes à Ukraine [RTS]
Les Européens toujours divisés sur la livraison d'armes lourdes à Ukraine / Forum / 2 min. / le 23 janvier 2023

>> Et dans le 19h30:

La Pologne prête à se passer de l'aval de l'Allemagne dans la livraison de chars Léopard 2 à l'Ukraine [RTS]
La Pologne prête à se passer de l'aval de l'Allemagne dans la livraison de chars Léopard 2 à l'Ukraine / 19h30 / 1 min. / le 23 janvier 2023

16h10

La Pologne prête à se passer de l'aval de Berlin pour livrer des chars Leopard à l'Ukraine

La Pologne a prévenu lundi qu'elle était prête à se passer de l'aval de Berlin, qui n'a "pas encore" pris de décision sur la livraison de chars Leopard de fabrication allemande à l'Ukraine. Cette dernière les réclame avec insistance.

En vertu de la législation allemande, un pays possédant des armements allemands doit demander l'autorisation de Berlin pour les transférer à un pays tiers.

"Nous allons demander un tel accord mais c'est une question secondaire", a déclaré aux journalistes Mateusz Morawiecki. "Même si nous n'obtenons pas leur accord, nous donnerons nos chars à l'Ukraine", a-t-il ajouté, rappelant que son pays cherchait à créer une "coalition" de pays prêts à livrer des chars aux Ukrainiens.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. [EPA/Jakub Kaczmarczyk - Keystone]Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. [EPA/Jakub Kaczmarczyk - Keystone]

La Pologne, prête à livrer 14 Leopard à Kiev, est en discussions avec une quinzaine d'Etats à ce sujet. Le chef du gouvernement polonais a aussi estimé lundi que l'Allemagne disposait en tout de "plus de 350 Leopard en exploitation" et d'environ 200 autres "en stock".

De nombreuses armées européennes possèdent des Leopard, un avantage considérable car cela pourrait faciliter l'accès aux munitions et aux pièces de rechange et simplifier la maintenance, exigeante pour ce type de matériel.

16h00

L'UE accorde 500 millions d'euros supplémentaires pour armer l'Ukraine

L'Union européenne a accordé lundi un nouveau financement de 500 millions d'euros pour des fournitures d'armements à l'Ukraine et a alloué 45 millions d'euros pour la formation des militaires ukrainiens dans l'UE, a-t-on appris de sources diplomatiques.

L'UE accorde 500 millions d'euros de plus pour armer l'Ukraine. [EPA/Stéphanie Lecocq - Keystone]L'UE accorde 500 millions d'euros de plus pour armer l'Ukraine. [EPA/Stéphanie Lecocq - Keystone]

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Bruxelles ont accepté de débloquer ces deux allocations financées par la Facilité européenne pour la paix, à l'issue d'un entretien en visioconférence avec leur homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

Ce montant porte à 3,6 milliards d'euros l'aide financière militaire à l'Ukraine financée avec la Facilité européenne pour la Paix (FEP), auxquels s'ajoutent les financements bilatéraux des Etats membres sur lesquels tous ne communiquent pas.

"Nous n'avons pas eu de discussion sur les chars de combats car nous ne sommes pas habilités pour le faire", a expliqué un des participants.

15h35

L'Estonie et la Lettonie expulsent les ambassadeurs russes en représailles

L'Estonie et la Lettonie ont demandé le départ des ambassadeurs russes de leur territoire après que la Russie a annoncé lundi l'expulsion de l'ambassadeur estonien, accusant Tallinn de "russophobie totale".

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré avoir informé l'ambassadeur estonien qu'il devait partir le 7 février et que les deux pays seraient représentés dans leurs capitales respectives par un chargé d'affaires provisoire au lieu d'un ambassadeur.

L'Estonie a répondu en demandant à l'ambassadeur de Russie de partir à la même date, indique le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Reinsalu.

"Solidarité"

La Lettonie, par solidarité avec l'Estonie, a dit à l'ambassadeur russe de partir avant le 27 février, selon un tweet du ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkevics.

Les deux pays ont déclaré qu'ils abaissaient le niveau des relations diplomatiques avec la Russie au niveau des chargés d'affaires.

Moscou a indiqué qu'elle a agi en riposte à la réduction significative de la taille de son ambassade à Tallinn survenue plus tôt en janvier.

13h10

Sous la menace des tirs russes

Dans l'est de l'Ukraine, de nombreux villages libérés lors de l'offensive menée par l'armée de Kiev l'automne dernier vivent toujours sous la menace russe.

La ligne de front a certes été repoussée mais pas suffisamment loin, par conséquent ces territoires et les civils encore présents sont continuellement à portée de l'artillerie de Moscou.

>> Ecouter le reportage au Donbass d'Omar Ouahmane dans le 12h30:

Bakhmout, ville du Donbass désertée par sa population. [DIMITAR DILKOFF - AFP]DIMITAR DILKOFF - AFP
Des villages repris par l’armée ukrainienne dans l’est du pays restent sous la menace russe / Le 12h30 / 1 min. / le 23 janvier 2023

12h50

Coalition allemande divisée au sujet des chars Leopard

L'Allemagne se retrouve lundi sous une pression accrue pour la livraison de ses chars Leopard à l'Ukraine, qui les réclame avec insistance, après que la cheffe de la diplomatie Annalena Baerbock a estimé son pays prêt à le faire, malgré la réticence du chancelier Olaf Scholz à se prononcer sur la question.

"La décision (...) dépend de beaucoup de facteurs et est prise à la chancellerie", a souligné le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, dans un entretien à la télévision allemande ARD, diffusé peu de temps après l'interview de la cheffe de la diplomatie.

>> Voir le sujet du 12h45

Le chancelier allemand sous pression alors que des alliés de l'Ukraine veulent envoyer des chars lourds à Kiev [RTS]
Le chancelier allemand sous pression alors que des alliés de l'Ukraine veulent envoyer des chars lourds à Kiev / 12h45 / 1 min. / le 23 janvier 2023

La crainte d'une escalade militaire avec Moscou et les réticences de Berlin à assumer un leadership dans le camp occidental conduisent, selon des analystes, l'Allemagne à hésiter sur l'envoi de ces armes réclamées par Kiev.

Ce n'est pas la première fois que les ministres Verts du gouvernement, en particulier Annalena Baerbock, affichent une ligne plus volontariste que le chancelier sur le sujet du soutien militaire à l'Ukraine.

Plusieurs figures des écologistes ont réclamé avec insistance, ces dernières semaines, qu'Olaf Scholz approuve les livraisons de tanks à Kiev.

Chez les libéraux, autre partenaire de la coalition allemande, les dents grincent également. Il aurait été "au moins juste de donner le feu vert aux partenaires" pour des livraisons de Leopard provenant de leurs stocks, a déploré la libérale Marie-Agnes Strack-Zimmermann à propos des discussions de Ramstein.

"L'histoire nous regarde et l'Allemagne vient malheureusement d'échouer", a jugé la présidente de la commission de la défense du Bundestag.

Et dans l'opposition, les conservateurs regrettent les atermoiements du chancelier. Selon le vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU, Johann Wadephul (CDU), "l'industrie allemande peut livrer presque immédiatement près de 200 chars de type Leopard 1".

>> Ecouter le sujet du 12h30:

Des chars de l'armée polonaise à Wegorzewo, dans le nord du pays. [EPA/Tomasz Waszczuk - Keystone]EPA/Tomasz Waszczuk - Keystone
La coalition au pouvoir à Berlin divisée sur la livraison de chars de combat à l'Ukraine / Le 12h30 / 1 min. / le 23 janvier 2023

10h20

La Russie expulse l'ambassadeur estonien et dénonce la "russophobie" de Tallinn

La Russie a annoncé lundi l'expulsion de l'ambassadeur estonien, dénonçant la "russophobie totale" de Tallinn, après l'expulsion plus tôt en janvier de 21 diplomates russes et autres employés de l'ambassade russe.

"L'ambassadeur de la République d'Estonie doit quitter la Russie le 7 février 2023", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, qui indique abaisser le niveau des relations diplomatiques au niveau des chargés d'affaires.

10h00

Un responsable russe à Soledar, deux villages capturés par les Russes

Un dirigeant de l'occupation russe de l'est de l'Ukraine, Denis Pouchiline, s'est affiché à Soledar, ville dont Moscou a revendiqué la capture il y a plus d'une semaine, et dont Kiev n'a jusqu'ici pas reconnu la perte.

"J'ai visité Soledar (...) Il fallait comprendre s'il y avait nécessité d'y déployer des points d'aide humanitaire", a indiqué dimanche soir Denis Pouchiline sur Telegram, accompagnant son message d'une vidéo le montrant au milieu d'immeubles à la façade noircie et aux vitres soufflées.

Selon Denis Pouchiline, "il reste très peu d'habitants" dans cette ville de quelque 11'000 âmes avant la guerre, située au nord de Bakhmout.

Deux localités prises par les séparatistes

Les séparatistes ont par ailleurs annoncé lundi la capture de deux villages, Krasnopolivka et Dvouretchié, situés près de Soledar.

"Le 23 janvier 2023, les forces armées russes ont libéré Krasnopolivka et Dvouretchié", dans la région de Donetsk, a indiqué sur Telegram "l'état-major" de ce bastion des séparatistes prorusses, au sujet de ces localités proches de Bakhmout, épicentre des combats entre forces russes et ukrainiennes depuis des mois.

09h00

Quand touristes russes et ukrainiens fraternisent sur les plages indiennes

Goa, en Inde, est un Etat balnéaire réputé pour ses magnifiques plages ensoleillées. Cette destination touristique attire aussi, depuis quelques mois, de nombreux Russes: des hommes qui fuient leur pays pour ne pas avoir à combattre en Ukraine.

L'Inde délivre très facilement des visas et à Goa les réfugiés russes fraternisent avec les Ukrainiens sur place; ils font même la fête pour oublier la guerre.

>> Ecouter le reportage dans Tout un monde:

Des personnes regardant le coucher de soleil à Goa, en Inde. [Manish Swarup - AP Photo/ Keystone]Manish Swarup - AP Photo/ Keystone
Une drôle de communauté russe à Goa, en Inde / Tout un monde / 2 min. / le 23 janvier 2023

08h30

Divergence en Allemagne sur la livraison de chars à l'Ukraine

L'Allemagne est plus que jamais au coeur du débat sur les livraisons d'armes à l'Ukraine. Elle n'a toujours pas autorisé la livraison de chars lourds à Kiev. Sur le champ de bataille ces équipements pourraient avoir un impact significatif.

Depuis des semaines, le président ukrainien Volodymyr Zelensky en réclame à ses alliés occidentaux. La pression monte sur Berlin. La Pologne et la Finlande ont proposé de livrer des chars Léopard qu’ils possèdent mais ils ont besoin de l’agrément officiel de Berlin pour une réexportation. Or, il y a des divergences au sein du gouvernement qui n'a toujours pas pris de décision formelle.

>> Ecouter le point de situation dans Tout un monde:

Réunion cruciale à la base militaire de Ramstein en Allemagne pour évoquer la fourniture d'armes lourdes à l'Ukraine. [Hannes P.Albert - Keystone]Hannes P.Albert - Keystone
Débat en Allemagne sur les livraisons d'armes à l'Ukraine: "100 thank you, ça ne fait pas 100 tanks" / Tout un monde / 5 min. / le 23 janvier 2023

08h00

Les centre commerciaux russes se réinventent face aux sanctions

En Russie, les centres commerciaux traversent une période de mutation inconnue jusqu'alors en raison des sanctions économiques et de la guerre en Ukraine. Pour survivre, ils cherchent de nouveaux moyens pour attirer la clientèle. Les galeries commerciales situées en ville, souvent à la sortie des stations de métro, tentent de tirer leur épingle du jeu.

"Les emplacements qui se libèrent maintenant sont très activement recherchés par les distributeurs russes. C’est pour eux une chance assez grande d’atteindre le marché en s’implantant dans des centres commerciaux qu'ils convoitaient auparavant sans pouvoir y accéder. Le verdict est simple. Les centres commerciaux super-régionaux meurent mais les centres commerciaux d’arrondissement se sentent très bien", explique dans La Matinale Alina, patronne d'une chaîne de fitness qu'elle développe dans des locaux de cinémas multiplex.

>> Le reportage de La Matinale:

Les centre commerciaux russes se réinventent face aux sanctions. (Image d'illustration) [Oleg Petrasyuk - EPA]Oleg Petrasyuk - EPA
Les centres commerciaux russes se réinventent pour attirer la clientèle / La Matinale / 2 min. / le 23 janvier 2023

07h30

La Russie envoie un navire armé de missiles hypersoniques pour des manoeuvres

Un navire russe équipé de missiles de croisière hypersonique de nouvelle génération prendra part en février à des exercices communs avec les marines chinoise et sud-africaine, a indiqué lundi l'agence de presse officielle russe TASS, confirmant officielle la participation du Gorchkov à ces manoeuvres.

Le bâtiment de guerre Gortchkov est équipé de missiles Zircon capables, selon la Russie, de voler à une vitesse supérieure à neuf fois celle du son, avec une portée de plus de 1000 kilomètres.

Citant une source non-identifiée au ministère russe de la Défense, l'agence TASS a déclaré que le Gorchkov allait "se rendre au point de soutien logistique à Tartous en Syrie, et prendre ensuite part à des exercices maritimes conjoints avec les marines chinoise et sud-africaine".

Exercices en mer de Norvège

L'armée sud-africaine avait annoncé jeudi que les manoeuvres, prévues du 17 au 27 février près de la ville portuaire de Durban, étaient destinées à "renforcer les relations déjà fleurissantes entre l'Afrique du Sud, la Russie et la Chine".

Il s'agit du deuxième cycle d'exercices conjoints impliquant les trois pays, après celui organisé en 2019. Le Gortchkov a effectué ce mois-ci des exercices en mer de Norvège à la demande de Vladimir Poutine, une manière pour le président russe d'envoyer aux Occidentaux le signal que Moscou ne ferait pas machine arrière dans la guerre en Ukraine.

03h00

180'000 morts ou blessés côté armée russe en un an, estime la Norvège

En bientôt un an d'affrontements, la guerre en Ukraine a fait près de 180'000 morts ou blessés dans les rangs de l'armée russe, selon des estimations données dimanche par le chef de l'armée norvégienne. Côté ukrainien, le spécialiste a dénombré quelque 100'000 morts ou blessés, sans compter 30'000 civils tués.

"Les pertes russes commencent à approcher environ 180'000 soldats morts ou blessés", a affirmé le chef d'état-major norvégien Eirik Kristoffersen dans une interview à la chaîne TV2, sans préciser l'origine de ces chiffres.

La Norvège, pays riverain de la Russie, est membre de l'Otan depuis sa fondation en 1949. "Les pertes ukrainiennes sont probablement au-delà des 100'000 morts ou blessés. De plus l'Ukraine a environ 30'000 civils qui sont morts dans cette guerre affreuse", a ajouté le général norvégien. La Russie et l'Ukraine n'ont pas donné de bilans fiables de leurs pertes depuis des mois.

En novembre, le chef de l'armée américaine Mark Milley avait affirmé que l'armée russe avait subi des pertes de plus de 100'000 morts ou blessés, avec un bilan "probablement" similaire côté ukrainien. Ces chiffres ne peuvent pas être vérifiés de source indépendante.

01h00

L'Allemagne est prête à autoriser la Pologne à livrer des chars Leopard, selon Annalena Baerbock

L'Allemagne est prête à autoriser la Pologne à livrer des chars Leopard, à l'Ukraine, qui les réclame avec insistance, a affirmé dimanche la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, renforçant la pression sur le chancelier Olaf Scholz, toujours réticent à se prononcer sur la question.

"Si on nous posait la question, nous ne nous opposerions pas" à la livraison à Kiev de ces chars de fabrication allemande, a déclaré la ministre écologiste, qui gouverne en coalition avec les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz et les libéraux.

"Pour l'instant, la question n'a pas été posée" par la Pologne, tenue de faire une demande officielle à Berlin, a précisé la ministre, interviewée à Paris sur la chaîne française LCI.

Le chancelier Olaf Scholz doit trancher

La décision finale appartient néanmoins au chancelier Olaf Scholz, qui a jusqu'à présent refusé de se prononcer sur la question de ces livraisons indirectes, tout comme sur celle de fournir directement des Leopard issus des stocks allemands.

"La décision (...) dépend de beaucoup de facteurs et est prise à la chancellerie", a souligné le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, dans un entretien à la télévision allemande ARD, diffusé peu de temps après l'interview de la cheffe de la diplomatie.

Boris Pistorius, social-démocrate comme le chancelier Olaf Scholz, n'y était toutefois pas interrogé sur les déclarations d' Annalena Baerbock.

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock. [AP Photo/Peter Dejong - Keystone]La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock. [AP Photo/Peter Dejong - Keystone]

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