Banner Ukraine du 19 septembre 2022. [Keystone]
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La situation en Ukraine au coeur des préoccupations à l'ONU à New York

- Les territoires séparatistes prorusses de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, ainsi que les zones occupées de Kherson et de Zaporijjia, vont organiser du 23 au 27 septembre des référendums pour intégrer la Russie. Selon l'ex-président russe Dmitri Medvedev, l'annexion par référendum de ces régions est très importante, car elle permettrait à Moscou de renforcer son offensive militaire.

- En réaction, Kiev a dénoncé l'annonce des référendums comme un "chantage" de la part de Moscou, motivé par "la peur de la défaite". Il a aussi a promis de "liquider" la "menace" russe.

- La Russie et l'Ukraine seraient prêtes à "échanger 200 prisonniers", a affirmé lundi soir le président turc Recep Tayyip Erdogan à la télévision américaine PBS.

Suivi assuré par RTSinfo

00h00

La suite de l'actualité

>> Retrouvez la suite de notre suivi sur la situation en Ukraine: Zelensky dit "ne pas croire" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou

23h50

Volodymyr Zelensky minimise l'importance des référendums

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a minimisé l'importance de "référendums" d'annexion de territoires ukrainiens par la Russie tout en saluant la condamnation de ce projet par l'Occident.

"Je remercie tous les amis et partenaires de l'Ukraine pour leur condamnation massive et ferme des intentions de la Russie d'organiser d'énièmes pseudo-référendums", a-t-il déclaré dans son adresse traditionnelle.

22h45

L'Ukraine va recevoir 28 chars de combat de Slovénie

L'Ukraine, en pleine contre-offensive contre la Russie, va recevoir 28 chars de combat de Slovénie, laquelle va en échange se faire livrer par l'Allemagne du matériel militaire, dont 40 camions, a annoncé le gouvernement allemand.

Les chars d'assaut slovènes sont de type M 55 S, une version très modernisée du tank soviétique T-55 et sont équipés d'un système d'armement de pointe.

L'Allemagne, régulièrement critiquée par Kiev pour la supposée timidité de son soutien militaire, privilégie ce type d'échange dit "circulaire", qui lui permet de ne pas envoyer directement d'armement offensif de fabrication occidentale à Kiev.

Berlin a déjà conclu ce type d'accord de livraison avec la Grèce, la République tchèque ou encore la Slovaquie. L'Allemagne n'a par contre pas donné suite à ce stade à la demande ukrainienne de lui livrer des chars Leopard-II, des chars de combat modernes de conception allemande.

22h30

L'UE demande à l'ONU de nommer un surveillant des droits humains en Russie

Les pays membres de l'UE sauf la Hongrie ont présenté un projet de résolution demandant à l'ONU de nommer un expert chargé de surveiller la situation des droits humains en Russie, une initiative que Moscou a qualifié "politiquement biaisée".

L'expert désigné devra "collecter, examiner et évaluer les informations pertinentes provenant de toutes les parties prenantes" et présenter un rapport écrit au Conseil des droits de l'Homme (basé à Genève) dans un délai d'un an, ainsi qu'un rapport à l'Assemblée générale à New York.

Cette initiative intervient dans un contexte d'inquiétude face à l'intensification de la répression en Russie.

Le projet de résolution souligne "les restrictions sévères des droits aux libertés d'opinion et d'expression, de réunion pacifique et d'association (...) qui se traduisent par une répression systématique des organisations de la société civile, des défenseurs des droits de l'Homme, des médias indépendants, des journalistes et de l'opposition politique par les autorités russes".

21h50

Emmanuel Macron accuse la Russie d'avoir provoqué un "retour des impérialismes"

Le président français Emmanuel Macron a accusé mardi, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, la Russie d'avoir provoqué un "retour des impérialismes" en ayant envahi l'Ukraine fin février.

"Ceux qui se taisent aujourd'hui servent malgré eux, ou secrètement avec une certaine complicité, la cause d'un nouvel impérialisme, d'un cynisme contemporain qui désagrège notre ordre international sans lequel la paix n'est pas possible", a déploré Emmanuel Macron.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie est au coeur de cette semaine diplomatique de haut niveau à l'Assemblée générale des Nations unies. Avec notamment une intervention mercredi du président ukrainien Volodymyr Zelensky et un Conseil de sécurité jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères.

19h00

La Bourse de Moscou a chuté après l'annonce de référendums d'annexion

La Bourse de Moscou a chuté mardi de près de 9% après l'annonce de référendums d'annexion à la Russie par les autorités prorusses installées dans les quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine contrôlées par Moscou.

L'indice principal Moex (en roubles) a clôturé en baisse de 8,84%, à 2215,67 points, tandis que le RTS (libellé en dollars) a plongé de 9,31%, à 1154,17 points, selon les chiffres de la plateforme financière.

Ce sont les plus fortes chutes enregistrées depuis le début de l'offensive russe en Ukraine le 24 février dernier, quand les marchés avaient plongé de 33%.

Ce jour-là, près de 190 milliards de dollars s'étaient évaporés en une journée et la Bourse avait décidé le lendemain de fermer la plupart de ses activités pendant plusieurs semaines.

18h30

Recep Tayyip Erdogan appelle à trouver une sortie "digne" à la guerre en Ukraine

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi devant les Nations unies à trouver une sortie "digne" pour toutes les parties à la guerre en Ukraine.

"Nous continuerons d'intensifier nos efforts pour mettre fin à la guerre (...) sur la base de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Le président turc a dit espérer que "la guerre ne puisse l'emporter" et qu'un "processus de paix équitable triomphe", en rappelant que par deux fois depuis le début de la guerre le 24 février, la Turquie avait réussi à réunir les représentants de la Russie et de l'Ukraine à Antalya (sud) et à Istanbul.

Le président turc, qui est parvenu à maintenir ses liens avec Moscou et Kiev depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, a régulièrement offert sa médiation dans ce conflit, répétant la nécessité de trouver un accord qui satisfasse les deux parties.

18h20

L'armée ukrainienne aurait fait une percée dans la région de Lougansk, à Siversk

Au milieu des échanges d'artillerie qui durent depuis des semaines, les Ukrainiens disent avoir avancé leurs pions vers l'Est en direction de la région de Lougansk.

Lundi, Serguiï Gaïdaï, le gouverneur ukrainien de cette région a annoncé la prise de Bilogorivka, à une douzaine de kilomètres à vol d'oiseau de Siversk, annonçant que cette localité était "nettoyée et complètement sous contrôle de l'armée ukrainienne".

Mais la nouvelle n'est pas encore confirmée officiellement par l'armée et des combats sont encore en cours sur place, dans un étroit couloir au milieu de positions russes, selon plusieurs militaires interrogés par l'AFP à Siversk.

La reconquête de cette ville, si elle se confirmait, représenterait une première brèche significative ukrainienne dans la province de Lougansk, jusque-là entièrement contrôlée par les forces russes.

18h15

Livraisons d'armes occidentales à Kiev jugées "inacceptables" par Moscou

La diplomatie russe a signifié à la France ce qu'elle pensait des livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, des approvisionnements qui auraient facilité une contre-offensive ukrainienne.

"L'accent a été mis sur le caractère inacceptable de la poursuite du gavage de l'Ukraine avec des armes occidentales, dont françaises, que le régime de Kiev utilise pour bombarder des installations civiles et des infrastructures", a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, après qu'un vice-ministre, Alexandre Grouchko, a reçu l'ambassadeur français, Pierre Levy.

17h50

L'artillerie soviétique de l'armée ukrainienne tire sa révérence

Le vétuste canon automoteur Akatsiya 2S3, datant de l'ère soviétique, vit son chant du cygne. L'armée ukrainienne, qui aura bientôt épuisé ses derniers projectiles, lui préfère l'armement occidental, bien plus performant face à l'ennemi russe.

L'un de ces engins, "Lastotchka" ("L'hirondelle"), le petit nom dont l'a affublé son équipage, accuse le poids des ans. Sa construction remonte à 1986.

"Pour le faire passer de la seconde à la troisième vitesse, il faut donner un coup de marteau ou taper de la main", sourit un membre de son équipage.

À l'avant, la visibilité est si réduite que le conducteur doit parfois sortir la tête de l'habitacle. La marche arrière est plus aléatoire encore, faute de caméra de recul. Sur la tourelle, il faut placer un crayon à papier entre les maillons d'une chaîne pour faire bien fonctionner la mitrailleuse.

>> Voir les images à l'intérieur de "L'hirondelle":

L' Akatsiya 2S3, vétuste blindé soviétique servant encore dans l'artillerie ukrainienne [RTS]
L' Akatsiya 2S3, vétuste blindé soviétique servant encore dans l'artillerie ukrainienne / L'actu en vidéo / 25 sec. / le 20 septembre 2022

Déclassement technologique

Les obus sont tirés manuellement avec un intervalle d'une minute trente environ entre les frappes, qui manquent de précision. Elles atterrissent en effet dans un rayon allant jusqu'à 300 mètres autour de l'objectif. L'engin hérité de l'URSS, tout comme d'autres éléments d'artillerie légués à l'Ukraine lors de son indépendance en 1991, fonctionne principalement avec des obus de 152 mm, essentiellement produits en Russie ou dans des pays proches de Moscou.

A l'inverse, les obusiers occidentaux, que l'Ukraine reçoit en guise de soutien, sont bien plus précis, tirent plus loin et embarquent des technologies de pointe (un verrouillage des cibles informatisé, par exemple).

Ils utilisent également un autre calibre (155 mm). A mesure que les stocks d'obus de 152 mm s'épuiseront, "L'hirondelle", tout comme le reste de l'artillerie soviétique ukrainienne, ira donc au rebut, marquant la fin d'une époque, selon l'analyste militaire Serguiy Zgourets, basé à Kiev.

17h30

"Ces référendums fictifs ne sont pas acceptables", dénonce Olaf Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz a estimé que "ces référendums fictifs" qu'entend organiser la Russie dans plusieurs régions ukrainiennes étaient "inacceptables".

"Tout ceci n'est qu'une tentative d'agression impérialiste que l'on veut ainsi habiller", a-t-il dénoncé devant la presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Il estime que ces consultations, que Moscou veut organiser du 23 au 27 septembre, ne sont pas "couvertes par le droit international".

De leur côté, l'Otan dénonce "une nouvelle escalade" dans la guerre, alors que les Etats-Unis déclarent qu'ils ne reconnaîtront "jamais" les territoires annexés par la Russie, une Russie qui organiserait "hâtivement des simulacres de référendums". Emmanuel Macron a quant à lui dénoncé une "provocation supplémentaire", qualifiant ces référendums de "parodie".

17h30

L'Allemagne sur la voie de la nationalisation d'Uniper

L'Etat allemand va racheter la participation du groupe finlandais Fortum au capital d'Uniper et injecter dans la société huit milliards d'euros dans le cadre d'un plan de nationalisation du fournisseur allemand d'énergie en difficulté, a déclaré Uniper.

Fortum, premier actionnaire d'Uniper avec 78% du capital de la société, a de son côté indiqué que l'opération n'était pas encore finalisée et qu'elle comprendrait la "restitution du financement accordé par le groupe finlandais à Uniper" qu'il évalue à huit milliards d'euros.

Avant ces annonces, une source avait indiqué à Reuters que l'Allemagne devrait présenter mercredi un plan détaillé d'une nationalisation à 100% d'Uniper.

Uniper, qui a bénéficié en juillet d'un plan de renflouement de 15 milliards d'euros de garanties et de fonds propres du gouvernement allemand, est affecté notamment par la diminution des approvisionnements en gaz russe.

17h15

La Russie ne participera pas au tirage au sort des qualifications de l'Euro 2024

La Russie, sanctionnée en raison de l'invasion militaire de l'Ukraine, ne participera pas au tirage au sort des qualifications de l'Euro 2024 de football, a annoncé la fédération russe de football.

"La raison provient de la décision de l'UEFA en février de suspendre la participation des équipes nationales et des clubs russes aux compétitions de l'organisation", écrit la fédération russe dans un communiqué.

17h00

La Russie renforcerait son "chantage nucléaire" contre Kiev

La Russie aurait renforcé son "chantage nucléaire" contre Kiev avec son bombardement lundi du site de la centrale ukrainienne de Pivdennooukraïnsk (sud), a déclaré le directeur de la centrale.

Ce site nucléaire ukrainien est le troisième à se retrouver entraîné dans la guerre lancée par la Russie en février contre l'Ukraine, et cela malgré les multiples appels de la communauté internationale à épargner de telles infrastructures afin de ne pas provoquer une catastrophe continentale.

La centrale de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe, a été visée à de nombreuses reprises par des bombardements ces derniers mois. Kiev et Moscou s'en rejettent la responsabilité et s'accusent mutuellement de chantage nucléaire.

Au début de l'invasion, les forces de Moscou ont aussi occupé la centrale de Tchernobyl (nord), théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l'Histoire. Fermée depuis 2000, cette centrale se trouve dans une zone hautement contaminée par les déchets radioactifs.

14h45

Kiev promet de "liquider" la "menace" russe

L'Ukraine a promis de "liquider" la "menace" russe face à l'annonce de l'organisation de référendums d'annexion par Moscou des régions de Donetsk, Lougansk et Kherson.

"L'Ukraine va régler la question russe. La menace ne peut être liquidée que par la force", a écrit sur Telegram le chef de l'administration résidentielle ukrainienne, Andriï Iermak.

Il a dénoncé l'annonce des référendums comme un "chantage" de la part de Moscou, motivé par "la peur de la défaite", alors que les forces ukrainiennes ont repris depuis début septembre des milliers de kilomètres carrés aux troupes russes.

14h00

Des référendums d'annexion dans l'est et le sud de l'Ukraine fin septembre

Les séparatistes prorusses de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé la tenue de référendums pour intégrer la Russie du 23 au 27 septembre.

Ces scrutins auront lieu dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est), dont le président russe Vladimir Poutine a reconnu l'indépendance peu avant de lancer son offensive contre l'Ukraine en février dernier.

Peu après dans la journée, les administrations d'occupation des régions de Kherson et de Zaporijjia (sud), sous contrôle de l'armée russe, ont annoncé les mêmes procédures référendaires.

>> Lire: La Russie reconnaît l'indépendance des régions séparatistes d'Ukraine

L'intégration à la Russie de ces quatre régions représenterait une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.

La Russie a déjà annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée (sud), un rattachement entériné par un référendum qui avait été précédé par une intervention militaire et qui est dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux.

Les territoires de Donetsk et de Lougansk, qui forment ensemble la région du Donbass, sont en partie contrôlés par des séparatistes prorusses qui se sont soulevés en 2014 contre Kiev avec l'appui de Moscou. Les territoires de Kherson et Zaporijjia ont quant à eux été envahis par l'armée russe cette année.

12h30

Réouverture partielle de McDonald's à Kiev

McDonald's a partiellement rouvert trois restaurants à Kiev, plus de six mois après leur fermeture à cause de l'invasion russe de l'Ukraine et alors que le géant américain a quitté la Russie.

"Après des discussions avec les dirigeants ukrainiens, des spécialistes en matière de sécurité et des fournisseurs", le groupe a indiqué dans un communiqué rouvrir uniquement son service de livraison à ce stade.

"En octobre, ces trois restaurants rouvriront complètement, ainsi que (les services de) McDdrive et Express", a affirmé McDonald's.

12h00

L'ex-président russe Medvedev veut des référendums d'annexion du Donbass

L'ex-président russe Dmitri Medvedev a affirmé que l'annexion par référendum des régions séparatistes du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, permettrait à Moscou de renforcer son offensive militaire.

Les référendums dans le Donbass "sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants (...), mais aussi pour le rétablissement de la justice historique", a déclaré Dmitri Medvedev sur Telegram.

"Empiéter sur le territoire de la Russie est un crime et s'il est commis, cela vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense", a-t-il ajouté.

11h00

La Première ministre britannique réitère son soutien à l'Ukraine

La Première ministre britannique Liz Truss s'est engagée à maintenir, voire augmenter en 2023 le soutien militaire du Royaume-Uni à l'Ukraine, lors de son premier déplacement à l'étranger comme cheffe de gouvernement, à l'Assemblée générale de l'ONU.

Elle a indiqué que son pays comptait égaler, voire dépasser, en 2023 les 2,3 milliards de livres sterling (2,6 milliards d'euros) d'aide militaire promis cette année.

"Les victoires de l'Ukraine ces dernières semaines sont une source d'inspiration", a-t-elle déclaré, après la reprise par les forces ukrainiennes de territoires occupés par les forces russes à la faveur d'une contre-offensive.

05h00

Russie et Ukraine prêtes à "échanger 200 prisonniers", selon Erdogan

La Russie et l'Ukraine en guerre se sont accordées pour procéder à "l'échange de 200 prisonniers", a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan à la télévision américaine PBS.

"200 prisonniers seront bientôt échangés suite à un accord entre les parties", a affirmé le chef de l'Etat turc, estimant qu'il s'agit d'une avancée "significative" dans ce conflit. Il n'a pas donné d'autres détails sur cet accord, ni sur les personnes concernées, civiles ou militaires, lors de cet entretien donné en turc.

Le président turc, qui est parvenu à maintenir ses liens avec Moscou et Kiev depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, a régulièrement offert sa médiation dans ce conflit et répète qu'"il faut trouver un accord qui satisfasse tout le monde".

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