Le suivi de la situation en Ukraine du 28 juillet. [Reuters]
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Les bombardements russes sur l'est et le sud de l'Ukraine se poursuivent

- Huit personnes ont été tuées et quatre blessées jeudi par un obus russe qui a explosé à un arrêt de bus dans la ville de Toretsk, près de la ligne de front, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région. D'autres villes ukrainiennes ont subi des pilonnages

- Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine, a-t-il annoncé mercredi, répondant aux demandes de Kiev et de Moscou.

- L'inspection en mer du cargo Razoni et de la première cargaison de céréales ukrainiennes autorisée est terminée, a annoncé mercredi en fin de matinée le ministère turc de la Défense à la presse. Il va pouvoir poursuivre sa route vers le Liban.

- Le Conseil fédéral met en place de nouvelles sanctions contre la Russie. Il sera interdit d'acheter, d'importer ou de transporter de l'or et des produits en or en provenance de Russie. Il reprend ainsi le dernier train de sanctions de l'UE.

Suivi assuré par RTSinfo

23h55

Selon Washington, la Russie pourrait truquer les preuves à la prison d'Olenivka

La Maison Blanche a estimé jeudi que la Russie se préparait à créer de fausses preuves pour accuser l'Ukraine d'avoir bombardé la prison d'Olenivka, dans les territoires séparatistes pro-russes, où sont morts des dizaines de prisonniers de guerre ukrainiens.

"Nous nous attendons à ce que des responsables russes tentent de falsifier des preuves (...) avant l'arrivée de journalistes et de potentiels enquêteurs sur le site de l'attaque", afin de faire accuser les forces armées ukrainiennes, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche pour les questions stratégiques John Kirby.

Il se référait à des informations obtenues par les services de renseignement américains qui n'ont pas été rendues publiques.

Missile américain peut-être incriminé

Plus précisément, John Kirby craint que les autorités russes n'incriminent un missile Himars, un système d'artillerie de haute précision livré par les Etats-Unis et devenu vital pour l'effort de guerre ukrainien, en disposant dans les gravats des fragments de ces missiles.

Plus de 50 prisonniers de guerre ukrainiens ont été tués dans la destruction de cette prison située dans la région de Donetsk. Il s'agissait notamment de combattants qui s'étaient rendus après des semaines de siège de l'usine Azovstal à Marioupol.

Moscou accuse Kiev d'avoir bombardé ce camp de prisonniers, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié le bombardement de "crime de guerre russe délibéré". Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête pour découvrir la "vérité".

23h30

L'UE prend des sanctions contre l'ex-président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch

Les pays membres de l'Union européenne ont imposé jeudi des sanctions à l'encontre de l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch et de son fils Oleksandre en raison de leur rôle présumé dans la menace sécuritaire à l'égard de l'Ukraine.

Viktor Ianoukovitch a présidé l'Ukraine de février 2010 à février 2014, date à laquelle il a été renversé par un soulèvement populaire contre le virage pris par son gouvernement, qui s'était détourné de l'Occident pour se rapprocher de Moscou.

Tentative de retour au pouvoir?

L'UE estime que Viktor Ianoukovitch, âgé de 72 ans et vivant en Russie, joue toujours "un rôle dans l'atteinte ou la menace de l'intégrité territoriale, de la souveraineté et de l'indépendance de l'Ukraine".

Le communiqué publié jeudi au journal officiel de l'UE l'accuse de comploter pour tenter de revenir au pouvoir en Ukraine si l'invasion russe parvient à renverser le président Volodymyr Zelensky. "Selon différentes sources, Viktor Ianoukovitch a fait partie d'une opération spéciale russe visant à remplacer le président ukrainien par lui, pendant les premières phases de l'agression militaire illégale contre l'Ukraine", indique le journal.

>> En lire plus: L'UE prend des sanctions contre l'ex président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch

21h05

Trois nouveaux navires remplis de céréales vont quitter l'Ukraine vendredi

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a affirmé jeudi soir que trois nouveaux bateaux transportant des céréales allaient quitter l'Ukraine vendredi, a rapporté l'agence de presse étatique turque Anadolu.

"Le départ des trois bateaux est planifié grâce au travail intensif du Centre de coordination conjointe", a ajouté le ministre, sans préciser le port de départ des navires.

Premier navire en route pour le Liban

Un premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février avait quitté le port d'Odessa lundi. Après une inspection effectuée par des experts turcs, russes et ukrainiens au large d'Istanbul mercredi, il a repris sa route à destination du Liban.

Cette inspection marquait la fin d'une "phase de test" des opérations de mise en oeuvre de l'accord international signé en juillet à Istanbul en vue d'enrayer la crise alimentaire mondiale.

18h25

La Finlande veut limiter les visas touristiques russes

Le ministre finlandais des Affaires étrangères a présenté jeudi un plan pour limiter les visas touristiques délivrés aux Russes, de plus en plus nombreux à se rendre dans ce pays nordique pour transiter vers d'autres pays européens.

Les vols de la Russie vers l'UE ont en effet été interrompus après le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine le 24 février. La Finlande, qui partage une longue frontière avec la Russie, est donc devenue un important pays de transit pour les voyageurs russes.

Contournement des sanctions

Le pays nordique reste à ce jour le seul pays membre de l'UE et voisin de la Russie sans restrictions sur les visas touristiques pour les citoyens russes. "Beaucoup ont vu cela comme un contournement du régime de sanctions", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto.

Le régime de Schengen et la loi finlandaise ne permettent pas une interdiction totale des visas en fonction de la nationalité, mais Helsinki peut réduire le nombre de visas délivrés en fonction de la catégorie, notamment les visas touristiques.

18h05

Amnesty accuse l'Ukraine de mettre en danger ses civils

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a accusé jeudi dans un rapport l'Ukraine de mettre en danger la vie des populations civiles en déployant des troupes dans des quartiers d'habitation dans le cadre de sa guerre contre la Russie.

Des employés d'Amnesty disent avoir vu des soldats ukrainiens "établir des bases et utiliser des systèmes d'armement dans des zones résidentielles habitées, notamment des écoles et des hôpitaux", durant plusieurs visites effectuées sur la ligne de front dans l'est et le sud de l'Ukraine entre avril et juillet, dit le rapport.

Colère des responsables ukrainiens

La publication a provoqué la colère de plusieurs responsables ukrainiens. Le conseiller à la présidence Mykhaïlo Podolyak a accusé Amnesty de "participer à la campagne russe de désinformation et de propagande". Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmitro Kouleba s'est lui dit "indigné" par le rapport, exhortant Amnesty à "cesser de créer une fausse réalité".

"Quand il n'y a aucune analyse des actions de l'ennemi dans un texte sur les activités des forces armées ukrainiennes, c'est comme étudier les actions de la victime sans prendre en compte les actions d'un violeur armé", a déclaré pour sa part la vice-ministre de la Défense, Hanna Malyar.

>> L'interview de Donatella Rovera, enquêtrice dans les pays en crise pour Amnesty, dans La Matinale:

Amnesty International veut que la Suisse arrête ses renvois vers l'Afghanistan. [Britta Pedersen - Keystone/DPA]Britta Pedersen - Keystone/DPA
Amnesty accuse l'Ukraine de mettre en danger ses civils / Interview de Donatella Rovera / La Matinale / 1 min. / le 5 août 2022

16h25

Volodymyr Zelensky en colère face à l'attitude de l'ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié de "dégoûtant" le fait que l'ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder, proche de Vladimir Poutine, ait évoqué "une solution négociée" voulue, selon lui, par la Russie dans la guerre en Ukraine.

La Russie "active divers émissaires avec des thèses selon lesquelles l'Etat terroriste voudrait des négociations", a déclaré le président ukrainien dans son adresse vidéo quotidienne dans une apparente allusion à Gerhard Schroeder sans le citer nommément.

"C'est tout simplement dégoûtant que d'anciens dirigeants d'Etats puissants aux valeurs européennes travaillent pour la Russie, qui se bat contre ces valeurs", a-t-il conclu.

Le président ukrainien réagissait aux déclarations de Gerhard Schroeder qui a dit aux médias allemands dans une interview publiée mercredi: "La bonne nouvelle est que le Kremlin veut une solution négociée".

15h55

Quatre prisonniers pourraient être échangés entre Washington et Moscou

La Russie et les Etats-Unis négocient un nouvel échange de prisonniers. Ces pourparlers restent un des rares domaines où le dialogue russo-américain n'a pas été rompu malgré les graves tensions liées à l'offensive russe en Ukraine.

Trois Américains pourraient faire l'objet de cet échange: Marc Fogel, un ancien diplomate, qui travaillait comme enseignant dans une école américaine de Moscou, Paul Whelan, un ancien sous-officier du corps des Marines, et Brittney Griner, la joueuse de basket des Phoenix Mercury condamnée jeudi à 9 ans de prison.

>> En lire plus: La star américaine du basket Brittney Griner condamnée à 9 ans de prison en Russie

Du côté russe, Viktor Bout, considéré par Washington comme l'un des plus grands marchands d'armes clandestins, purge une peine de 25 ans de prison aux Etats-Unis où il a été condamné en 2012 et pourrait ainsi être libéré si l'échange venait à se faire.

14h15

Bombardement meurtrier dans l'est de l'Ukraine

Huit personnes ont été tuées et quatre blessées jeudi par un obus russe qui a explosé à un arrêt de bus dans la ville de Toretsk, près de la ligne de front, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région.

"D'après les premières informations dont nous disposons, il s'agit d'un tir d'artillerie, qui a atteint un arrêt de transport public, où une foule de gens attendaient", a expliqué sur Telegram Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk. Selon lui, trois des quatre blessés sont des enfants.

Des soldats russes engagés en Ukraine tirent avec un mortier lourd automoteur 2S4 Tyulpan, le 22 juillet 2022.  [Ministère russe de la défense  - Keystone]Des soldats russes engagés en Ukraine tirent avec un mortier lourd automoteur 2S4 Tyulpan, le 22 juillet 2022. [Ministère russe de la défense - Keystone]

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait exhorté samedi les habitants de cette région à la quitter rapidement face aux bombardements des forces russes et des problèmes d'approvisionnement en eau et en chauffage.

Des bombardements russes ont visé jeudi plusieurs autres villes et villages ukrainiens, dont Mykolaïv, dans le sud, où des immeubles d'habitations ont été endommagés dans deux quartiers, selon le maire Oleksandre Senkevitch.

A Kharkiv, la deuxième ville du pays, les autorités locales ont rapporté des attaques de missiles russes ayant frappé des zones industrielles.

Les forces ukrainiennes mènent de leur côté une contre-offensive dans le sud du pays, où elles affirment avoir repris plus de 50 villages contrôlés par Moscou.

13h50

Un quart des réfugiés ukrainiens en emploi sont dans la gastronomie

Trois mille cent trente bénéficiaires du statut de protection S exercent un emploi en Suisse. Près d'un quart d'entre eux (23%) sont actifs dans la gastronomie, indique jeudi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).

En outre, 17% des réfugiés ukrainiens travaillent dans le secteur "Planification, conseil, informatique". L'agriculture et l'enseignement accueillent chacun 8% des bénéficiaires d'un statut S.

Plus de 61'000 Ukrainiens enregistrés en Suisse

Au total, 33'379 bénéficiaires de ce statut de protection étaient en âge de travailler dans la semaine du 1er août, souligne le SEM. La part d'actifs s'élève donc à 9,4%. Mais les autorisations de travail délivrées sont en réalité plus nombreuses, car elles ne sont enregistrées qu'avec du retard, précise le SEM.

Selon les derniers chiffres publiés jeudi sur Twitter par le Secrétariat d'Etat, 61'424 réfugiés ukrainiens ont été enregistrés en Suisse depuis le début de la guerre. Ils sont 59'411 à avoir obtenu un permis S.

>> Les explications de La Matinale:

Les réfugiés ukrainiens boostent les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration en Suisse. [Urs Flueeler - Keystone]Urs Flueeler - Keystone
Près de 10% des réfugiés ukrainiens en âge de travailler ont un contrat et un emploi en Suisse / La Matinale / 1 min. / le 5 août 2022

12h30

L'armée ukrainienne a mis en danger les civils, selon Amnesty

L'armée ukrainienne a mis des civils en danger en établissant des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et en lançant des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l'invasion russe, a affirmé jeudi Amnesty International.

De telles tactiques violent le droit international humanitaire, avertit l'ONG dans un communiqué.

Entre avril et juillet, des chercheurs d'Amnesty International ont enquêté sur les frappes russes dans les régions de Kharkiv (est), du Donbass et de Mykolaïv (sud-est), inspectant les sites touchés par des frappes et interrogeant des rescapés, des témoins et des proches de victimes.Un soldat ukrainien dans une maison de Severodonetsk, le 8 juin 2022.  [Oleksandr Ratushniak - Keystone]Un soldat ukrainien dans une maison de Severodonetsk, le 8 juin 2022. [Oleksandr Ratushniak - Keystone]

Selon l'ONG, ces chercheurs ont trouvé des preuves que les forces ukrainiennes lançaient des frappes à partir de zones résidentielles peuplées et avaient établi des bases dans des bâtiments civils dans 19 villes et villages de ces régions.

La plupart des zones résidentielles où se trouvaient les soldats étaient situées à des kilomètres des lignes de front, note Amnesty, soulignant que d'autres options qui n'auraient pas mis en danger les civils - comme des bases militaires ou des zones densément boisées à proximité - étaient possibles.

Si l'ONG dénonce ces tactiques ukrainiennes, elle insiste sur le fait qu'elles ne "justifient en aucun cas les attaques russes aveugles" qui ont frappé les populations civiles.

L'Ukraine "indignée" par ces accusations

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, s'est dit jeudi "indigné" par les accusations "injustes" de l'ONG Amnesty International.

"Je suis indigné tout comme vous par le rapport d'Amnesty International. Je le considère comme injuste", a dit Dmytro Kouleba dans un commentaire par vidéo publié sur Facebook.

JEUDI 4 AOUT

Volodymyr Zelensky souhaite s'entretenir avec le président Xi

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré souhaiter obtenir la possibilité de s'entretenir "directement" avec son homologue chinois Xi Jinping afin de mettre fin à la guerre en Ukraine, rapporte jeudi le South China Morning Post, le quotidien de langue anglaise de Hong Kong.

Volodymyr Zelensky a exhorté le dirigeant chinois à user de son influence politique et économique sur la Russie pour mettre un terme au conflit.

"(La Chine) est un Etat très puissant. C'est une grande économie. Elle peut influencer politiquement et économiquement la Russie", a estimé le journal le président ukrainien.

18h00

Le chef de l'ONU lance une enquête sur les explosions à la prison d'Olenivka

Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions la semaine dernière dans la prison d'Olenivka, dans une zone séparatiste prorusse de l'est de l'Ukraine, a-t-il annoncé mercredi, répondant aux demandes de Kiev et de Moscou.

"J'ai décidé (...) de lancer une mission d'enquête" après avoir "reçu les requêtes de la Fédération de Russie et de l'Ukraine", a dit Antonio Guterres lors d'une conférence de presse, rappelant qu'il n'avait pas l'autorité de conduire des "enquêtes criminelles".

"Les termes de référence de cette mission d'enquête sont en train d'être préparés", a-t-il ajouté, espérant pouvoir trouver un accord avec la Russie et l'Ukraine sur ces termes.

17h30

La restitution d'une turbine à la Russie "impossible" à cause des sanctions, selon Gazprom

La restitution à la Russie d'une turbine Siemens présentée comme essentielle au fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1, qui alimente l'Europe, est "impossible" à cause des sanctions contre Moscou, a affirmé mercredi le géant gazier russe Gazprom.

"Les régimes de sanctions au Canada, dans l'Union européenne et au Royaume-Uni, ainsi que les incohérences de la situation actuelle concernant les obligations contractuelles de Siemens rendent impossible la livraison", a déclaré dans un communiqué Gazprom.

Des pays européens accusent Moscou de chercher un prétexte pour retarder le retour de cette turbine et réduire encore ses livraisons de gaz, dans le contexte des tensions autour de l'Ukraine.

17h00

Entre 80'000 et 120'000 demandes de permis S attendues en 2022

Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) s'attend à un total d'ici la fin de l'année et depuis février de plus ou moins une centaine de milliers de demandes de permis S de la part de réfugiés ukrainiens. L'évolution dépendra notamment de la situation sur place en matière d'approvisionnement.

Interrogé par Keystone-ATS sur l'éventualité d'un nouveau pic d'arrivées en provenance d'Ukraine cet automne, comme le craignent certains cantons, le SEM estime cette semaine qu'il n'est "pas vraisemblable que l'afflux record enregistré ce printemps dans les premières semaines après le début de la guerre soit dépassé".

Prévisions difficiles à établir

Néanmoins, le nombre de demandes d'admissions provisoires continuera à augmenter. "Dans le scénario le plus probable", le SEM table sur un total depuis le début du conflit situé entre 80'000 et 120'000 d'ici fin 2022.

"Toutefois, les prévisions à long terme sont difficiles à établir avec une grande certitude, car les mouvements de réfugiés dépendent de manière déterminante de l'évolution de la guerre et d'autres facteurs comme l'approvisionnement en Ukraine", précise l'autorité fédérale.

16h00

Saisie de 141 millions du patrimoine de l'architecte de Poutine

La police fiscale italienne a pris des mesures contre un architecte italien bien connu qui a conçu un domaine pour le président russe Vladimir Poutine. Selon certaines sources, plus de 141 millions d'euros de biens appartenant à Lanfranco Cirillo ont été saisis. Les autorités fiscales elles-mêmes n'ont pas voulu confirmer le nom.

D'après les autorités, il a enfreint les règles fiscales italiennes. L'architecte a conçu une immense résidence pour Poutine près de la mer Noire.

La construction de la méga-villa aurait englouti plus d'1 milliard d'euros et a attiré l'attention l'année dernière lorsque l'organisation anti-corruption du chef de l'opposition russe emprisonné Alexeï Navalny a dénoncé le complexe dans un film.

15h20

Le premier chargement de céréales reprend sa route vers le Liban

Des experts turcs, russes et ukrainiens ont inspecté mercredi près d'Istanbul le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, avant que le cargo ne reprenne sa route à destination du Liban.

L'inspection du Razoni a duré un peu moins d'une heure et demie, a constaté l'AFP. Le cargo a ensuite poursuivi sa route, en s'engageant dans l'entrée nord du Bosphore en début d'après-midi.

Cette inspection marquait la fin d'une "phase de test" des opérations de mise en oeuvre de l'accord international signé en juillet à Istanbul en vue d'enrayer la crise alimentaire mondiale, a souligné le secrétariat du Centre de coordination conjointe.

>> Les explications du 19h30:

Le premier cargo chargé de céréales ukrainiennes franchit le corridor maritime sécurisé par l'accord du 22 juillet [RTS]
Le premier cargo chargé de céréales ukrainiennes franchit le corridor maritime sécurisé par l'accord du 22 juillet / 19h30 / 2 min. / le 3 août 2022

15h10

La Suisse interdit les importations d'or de Russie

Le Conseil fédéral met en place de nouvelles sanctions contre la Russie. Il sera interdit d'acheter, d'importer ou de transporter de l'or et des produits en or en provenance de Russie. Il reprend ainsi le dernier train de sanctions de l'UE.

Tout service lié à ces biens est également interdit, précise le Conseil fédéral dans un communiqué. Les mesures entrent en vigueur mercredi à 18h00. L'UE avait déjà décidé d'une interdiction des importations le 21 juillet

Gel des avoirs pour Sberbank

Le Conseil fédéral a en outre décidé de soumettre Sberbank, la plus grande banque de Russie, à un gel des avoirs et à l'interdiction de mise à disposition de certains avoirs et ressources économiques.

Vendredi dernier, le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) avait déjà ajouté 54 personnes et 9 entreprises et entités à la liste suisse des personnes et entités sanctionnées dans le contexte de la guerre en Ukraine. La liste suisse correspond donc intégralement à celle de l'UE.

>> Lire aussi: Le commerce d'or avec la Russie banni par le Conseil fédéral

14h30

L'Opep+ augmente à peine ses objectifs de production

Les pays producteurs de pétrole de l'Opep+ ont annoncé mercredi une ouverture quasi dérisoire de leurs vannes de brut, malgré la récente visite de Joe Biden en Arabie saoudite pour tenter d'enrayer la flambée des cours.

Les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix partenaires ont convenu "d'augmenter la production (...) de 100'000 barils par jour pour le mois de septembre", à comparer aux quelque 43'000 puis 648'000 barils supplémentaires fixés les mois précédents, a annoncé l'alliance dans un communiqué.

14h00

La Finlande saisit des marchandises à capacité militaire à la frontière russe

Les douanes finlandaises ont annoncé mercredi avoir saisi à la frontière avec la Russie des marchandises pouvant renforcer "les capacités industrielles et militaires" de Moscou et autres marchandises faisant l'objet de sanctions internationales.

Ces saisies interviennent alors que la Finlande réfléchit à d'éventuelles restrictions des visas russes, dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et des sanctions occidentales qui ont suivi.

12h10

Le fabricant de sodas russe Chernogolovka profite des départs de Coca et Pepsi

L'exode massif des entreprises occidentales de Russie a créé une opportunité inattendue pour les entreprises et les entrepreneurs russes.

Chernogolovka, qui fabrique des snacks, des bouteilles d'eau, des limonades aux herbes, des boissons énergétiques et, depuis mai, le Cola Chernogolovka, a plus que doublé son activité cette année, a déclaré sa directrice générale Natalia Sakhnina dans un entretien, et prévoit d'atteindre une part de marché de 30% d'ici deux ans, contre environ 8,5% à la fin de 2021.

Les boissons gazeuses de Coca-Cola et Pepsi sont encore disponibles en Russie, mais elles sont appelées à disparaître au fur et à mesure que les stocks existants s'épuisent, laissant les fabricants locaux prendre le relais. Pepsi et Coca-Cola ont suspendu leurs activités en Russie en mars, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le fabricant de sodas russe Chernogolovka profite du départ de Coca-Cola et Pepsi. [ALEXANDER RESHETNIKOV - REUTERS]Le fabricant de sodas russe Chernogolovka profite du départ de Coca-Cola et Pepsi. [ALEXANDER RESHETNIKOV - REUTERS]

12h00

L'inspection du cargo Razoni est terminée

L'inspection en mer du cargo Razoni et de la première cargaison de céréales ukrainiennes autorisée est terminée, a annoncé mercredi en fin de matinée le ministère turc de la Défense à la presse.

Au terme de cette inspection conduite durant un peu moins d'une heure et demie, "le bateau va maintenant traverser le Bosphore pour se rendre au Liban", a-t-il précisé.

Plus de 25'000 tonnes de maïs

L'inspection a eu lieu à l'entrée du Bosphore. Les délégations d'experts ont été conduites à bord du cargo battant pavillon sierra-léonais à bord de deux navettes.

Cette cargaison de 26'000 tonnes de maïs partie du port d'Odessa (sud de l'Ukraine) lundi matin est la première autorisée au terme de l'accord conclu le 22 juillet à Istanbul entre la Russie et l'Ukraine via une médiation de la Turquie et sous l'égide des Nations unies.

11h45

La Russie dit avoir détruit un dépôt d'armes étrangères

"Des missiles russes de haute précision" ont détruit près de Radekhiv, dans la région de Lviv, un "dépôt d'armes et de munitions étrangères qui ont été livrées au régime de Kiev depuis la Pologne", a indiqué l'armée russe dans un communiqué.

L'armée n'a pas donné plus d'éléments pour prouver ses affirmations, et l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier ces déclarations de source indépendante.

Quatre dépôts détruits

Les forces russes disent également avoir détruit quatre dépôts de munitions, dont un dans la région de Mykolaïv et trois dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ainsi qu'un dépôt de carburants dans la région de Mykolaïv, selon la même source.

L'armée russe affirme par ailleurs avoir tué plus de 50 soldats ukrainiens lors d'une frappe dans la région de Donetsk.

La Russie dit avoir détruit un dépôt d'armes étrangères dans la région de Lviv. [PAVLO PALAMARCHUK - REUTERS]La Russie dit avoir détruit un dépôt d'armes étrangères dans la région de Lviv. [PAVLO PALAMARCHUK - REUTERS]

11h25

Eutelsat interrompt la diffusion de la chaîne russe NTV Mir

L'opérateur français de satellites Eutelsat a indiqué avoir cessé mercredi, à la demande du régulateur français des médias (Arcom), la diffusion en Europe de la chaîne russe NTV Mir, qui compare les Ukrainiens aux nazis.

Sur son site internet, le régulateur souligne que "NTV Mir tend à présenter de manière répétée non seulement les dirigeants ukrainiens et l'armée ukrainienne, mais encore et surtout la population ukrainienne, comme adhérant à l'idéologie nazie du troisième Reich et représentant une extrême dangerosité".

Volodymyr Zelensky dans le rôle d'Hitler

Le régulateur, qui a visionné plusieurs émissions, cite entre autres celle du 24 avril intitulée "Ennemi du régime", où il a notamment été indiqué que le président ukrainien Volodymyr Zelensky est "un humoriste dans le rôle d'Hitler qui a ordonné de lancer un missile sur des femmes et des enfants".

Début mars, l'opérateur de satellites avait déjà suspendu, à la demande des 27 pays de l'UE, la diffusion des chaînes d'information du groupe russe RT (ex-Russia Today), accusées d'être des instruments de désinformation du Kremlin. Fin juin, c'était au tour de deux autres radiodiffuseurs d'État russe, RTR Planeta et Rossiya 24, là encore après une décision de l'Union européenne.

09h55

L'Allemagne accuse la Russie de bloquer la livraison d'une turbine de Nord Stream

Le chancelier allemand Olaf Scholz a accusé mercredi la Russie d'être responsable du blocage de la livraison d'une turbine actuellement en Allemagne, sans laquelle le gazoduc Nord Stream ne peut, selon Moscou, pas fonctionner à pleine capacité.

"Il n'y a aucune raison qui empêcherait la livraison d'avoir lieu", a affirmé Olaf Scholz alors que la Russie a diminué le volume de ses livraisons de gaz à 20% de la capacité normale de Nord Stream. Moscou doit juste "fournir les informations douanières nécessaires pour son transport vers la Russie", insiste le chancelier allemand.

09h15

Le classement par la Russie du bataillon Azov comme "groupe terroriste" inquiète Amnesty

Les soldats ukrainiens capturés par Moscou lors de la chute de Marioupol risquent gros. Mardi, la Cour suprême russe a en effet classé le bataillon Azov, auquel ils appartiennent, comme "organisation terroriste". Ils ne sont dès lors plus considérés comme des prisonniers de guerre au sens du droit international.

"Amnesty International craint qu'en changeant de statut, les prisonniers n'aient plus la même protection, explique Jean-Marie Banderet, porte-parole de la section suisse d'Amnesty International, mercredi dans La Matinale. (…) S'ils sont faits prisonniers, ils s'exposent à des actes de torture et à d'autres actes cruels dégradants et inhumains, sans que la Russie n'ait de comptes à rendre pour ce qu'elle leur ferait subir."

Le régiment Azov, fondé en 2014 par des ultra-nationalistes, est accusé par la Russie, et par des organisations indépendantes, de détentions arbitraires, d'exécutions et d'actes de torture.

>> L'interview intégrale de Jean-Marie Banderet, porte-parole de la section suisse d'Amnesty International, dans La Matinale:

Le classement par la Russie du bataillon Azov comme groupe terroriste inquiète Amnesty International. [YURIY DYACHYSHYN - AFP]YURIY DYACHYSHYN - AFP
Le classement par la Russie du bataillon Azov comme groupe terroriste inquiète Amnesty International / La Matinale / 1 min. / le 3 août 2022

06h15

Le premier chargement de céréales en attente d'inspection

Des responsables russes et ukrainiens doivent inspecter mercredi près d'Istanbul le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe. Ce en application de l'accord signé entre Kiev et Moscou afin d'enrayer la crise alimentaire.

Notre but désormais est la régularité. (...) La continuité, la régularité est un principe nécessaire pour les consommateurs de notre production agricole", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne mardi soir, fustigeant l'"Etat terroriste" russe qui "a provoqué la crise alimentaire afin d'utiliser les céréales, le maïs et le pétrole comme des armes".

MERCREDI 3 AOUT

Retour sur les événements de mardi: