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La Nupes va déposer une motion de défiance contre le gouvernement français

La Nupes va déposer une motion de censure contre le gouvernement d'Elisabeth Borne. [Arthur Nicholas Orchard - AFP]
La Nupes va déposer une motion de censure contre le gouvernement d'Elisabeth Borne. [Arthur Nicholas Orchard - AFP]
En France, l'alliance de gauche Nupes à l'Assemblée nationale a annoncé le dépôt d'une motion de défiance mercredi contre le gouvernement d'Elisabeth Borne. La Première ministre n'a pas prévu de demander un vote de confiance.

"Cela mettra chacune et chacun face à ses responsabilités", a affirmé devant la presse la présidente des députés LFI Mathilde Panot, qui voit dans cette motion "une question de principe" face à une cheffe du gouvernement qui "se voile les yeux".

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Le communiste Sébastien Jumel a souligné qu'il n'était pas possible pour la gauche d'accorder la confiance "a priori", d'où cette motion de censure, "seul outil à disposition".

"Tradition républicaine"

Les quatre groupes de gauche à l'Assemblée nationale - LFI, PCF, écologiste, PS - s'y associent mais certains députés individuellement pourraient ne pas la cosigner, comme la socialiste Valérie Rabault qui a pris ses distances vis-à-vis de la Nupes.

Au groupe PS, "il y a des débats en interne et la majorité a décidé de se rallier à cette proposition", a indiqué leur chef de file Boris Vallaud.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a écrit sur Twitter que le gouvernement se soustrayait à la "tradition républicaine" en ne demandant pas de vote de confiance.

La majorité absolue nécessaire

Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l'Assemblée nationale, soit 58 députés. La Nupes compte à elle seule 151 députés.

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée nationale au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution, soit vendredi en début d'après-midi au plus tôt. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité absolue, ce qui paraît peu probable faute d'un rassemblement des oppositions.

Le groupe RN (89 députés) n'a ainsi pas prévu de se prononcer pour ce texte. "Nous, on n'est pas là pour tout bloquer, tout casser, on est là pour proposer des solutions", a fait savoir son porte-parole Sébastien Chenu.

afp/gma

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Pas de vote de confiance

Forte d'un nouveau gouvernement, Elisabeth Borne va de son côté présenter mercredi son projet devant le Parlement mais, faute de majorité absolue, elle n'engagera pas sa responsabilité par un vote de confiance.

La Première ministre va prononcer devant les députés puis les sénateurs la traditionnelle déclaration de politique générale, qui lui permet d'exposer à la fois son style et son programme, au premier rang duquel figure le très attendu projet de loi sur le pouvoir d'achat.

Mais elle "ne sollicitera pas la confiance des parlementaires" contrairement à la plupart de ses prédécesseurs, a annoncé le nouveau porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Ce vote, conformément à l'article 50-1 de la Constitution, n'est pas obligatoire.

Les débats qui suivront le discours de Mme Borne s'annoncent agités, en premier lieu avec la motion de défiance de la Nupes.