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En Inde, deux tués lors d'une manifestation contre les propos sur Mahomet

En Inde, les propos sur le prophète Mahomet tenus la semaine dernière par la porte-parole du parti au pouvoir continuent d'alimenter la colère [RTS]
En Inde, les propos sur le prophète Mahomet tenus la semaine dernière par la porte-parole du parti au pouvoir continuent d'alimenter la colère / 12h45 / 2 min. / le 11 juin 2022
La police indienne a tué vendredi deux personnes lors de manifestations organisées par des musulmans pour protester contre des propos jugés insultants pour Mahomet tenus par une responsable du parti au pouvoir, a indiqué un policier samedi. Plus de 130 autres ont été arrêtées.

La colère a submergé le monde musulman depuis la semaine dernière, lorsqu'une porte-parole du parti du Premier ministre Narendra Modi a critiqué la relation entre le prophète et sa plus jeune épouse, Aïcha, lors d'un débat télévisé.

Après la prière du vendredi, des musulmans sont descendus en masse dans les rues de l'Inde et des pays voisins pour condamner ces propos. La police a ouvert le feu sur la foule dans la ville de Ranchi, dans l'est du pays.

"La police a été forcée d'ouvrir le feu pour disperser les manifestants et certains ont été atteints par des balles, ce qui a conduit à la mort de deux personnes", a déclaré un policier qui a requis l'anonymat à l'AFP à Ranchi.

Ordres de la police défiés

Selon les policiers, les manifestants ont défié leurs ordres de ne pas marcher d'une mosquée vers un marché et lancé des bouteilles cassées et des pierres lorsque la police a tenté de disperser le rassemblement. Les autorités ont coupé les connexions internet dans la ville et imposé un couvre-feu.

La police de l'Uttar Pradesh a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser au moins un rassemblement, après que plusieurs manifestations ont eu lieu dans cet Etat du Nord.

La plupart des manifestations se sont terminées de manière pacifique, mais dans certaines villes, les manifestants ont jeté des pierres sur la police et blessé au moins un policier, a déclaré un secrétaire général du gouvernement de l'Etat.

Le BJP, parti du Premier ministre indien, a suspendu la porte-parole de ses fonctions dimanche dernier, mais cela n’a pas calmé les tensions. Les gouvernements de près de 20 pays musulmans ont convoqué les ambassadeurs indiens pour obtenir des explications.

ats/vajo

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