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La prison à vie requise contre Salah Abdeslam dans le procès des attentats de Paris

Salah Abdeslam, principal accusé, sort de son mutisme face à la justice au procès des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. [Benoît Peyrucq -  AFP]
Procès du 13 novembre 2015: la perpétuité incompressible requise contre Salah Abdeslam / Le Journal horaire / 28 sec. / le 10 juin 2022
Le parquet national antiterroriste a requis vendredi au procès des attentats du 13 Novembre la perpétuité avec une période de sûreté incompressible à l'encontre de Salah Abdeslam, unique membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Cette sanction rarissime, qui rend très infime la possibilité d'un aménagement de peine, a été demandée "au regard de l'immense gravité des faits" qui sont reprochés au Français de 32 ans, "acteur-clé" des attaques.

A l'audience, "malgré ses paroles, malgré ses larmes, Salah Abdeslam est resté fidèle jusqu'au bout à son idéologie" et n'a jamais exprimé "le moindre remords", a tancé son avocate générale.

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Réclusion criminelle à perpétuité

A l'encontre de Mohamed Abrini, le "second survivant du convoi de la mort" qui avait renoncé le soir du 13 Novembre et était rentré en Belgique, l'accusation a réclamé la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pendant laquelle il ne pourra bénéficier d'aucune libération.

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Le ministère public a requis la perpétuité assortie de 30 ans de sûreté à l'encontre des "membres de haut niveau" de la cellule djihadiste soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat à l'aéroport d'Amsterdam le 13 Novembre.

La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans a en outre été réclamée contre le "logisticien" Mohamed B., "cheville ouvrière de la cellule" selon le parquet.

Jusqu'à 20 ans de réclusion

Des peines de 20 ans de réclusion criminelle ont été requises contre les "opérationnels contrariés" bloqués sur la route de leur retour de Syrie.

L'accusation a requis des peines allant de cinq ans d'emprisonnement à 16 ans de réclusion contre sept autres accusés "impliqués à des degrés divers", soupçonnés d'avoir apporté leur aide à la cellule.

Interdictions du territoire national

Et contre les cinq cadres du groupe Etat islamique présumés morts et également jugés par défaut, l'accusation a demandé des peines de réclusion criminelle à perpétuité, assorties notamment pour le commanditaire des attentats d'une période de sûreté incompressible.

Le parquet national antiterroriste a également réclamé que des interdictions du territoire national, de 10 ans ou définitives, soient prononcées à l'encontre de l'ensemble des accusés, à l'exception de ceux qui ont la nationalité française dont Salah Abdeslam. Le verdict devrait être rendu le 29 juin.

afp/hkr

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