Le suivi de la situation en Ukraine du 19 mai. [afp]
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Les séparatistes prorusses s'emparent de la ville clé de Lyman

- Les séparatistes prorusses de Donetsk ont affirmé vendredi avoir conquis la localité de Lyman, dans l'est de l'Ukraine, un important noeud ferroviaire qui ouvre la route vers les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk.

- Les combats contre les troupes russes dans l'est de l'Ukraine ont atteint une "intensité maximale", a déclaré la vice-ministre ukrainienne de la Défense. L'armée russe cherche coûte que coûte à s'emparer de la ville de Severodonetsk. L'Ukraine, qui s'inquiète d'un risque de débordement, réclame davantage d'armes lourdes pour égaler la puissance de feu russe.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de pratiquer un "génocide" dans le Donbass, dans l'est du pays. "L'actuelle offensive des occupants dans le Donbass pourrait rendre la région inhabitée", a affirmé le chef d'Etat.

- Les accusations de Volodymyr Zelensky font écho à celles de la Russie, qui a justifié son invasion par un prétendu "génocide" pratiqué par les Ukrainiens contre la population russophone dans le Donbass.

Suivi assuré par la rédaction RTSinfo

00h00

La suite des événements

23h00

Moscou aidera à "surmonter la crise alimentaire" si les sanctions sont levées

Le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt à aider à "surmonter la crise alimentaire" provoquée par le blocage de céréales ukrainiennes et russes en raison du conflit en cours, sous réserve d'une levée des sanctions contre Moscou, après un appel téléphonique avec le Premier ministre italien Mario Draghi.

A Washington, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a accusé la Russie de "se servir de l'alimentation comme d'une arme".

"Ils utilisent l'alimentation comme une arme", a-t-il répété. "Et nous sommes évidemment en discussions avec (...) nos partenaires et alliés internationaux sur la façon de répondre aux mieux à tout ceci."

Vladimir Poutine a assuré que les accusations occidentales selon lesquelles Moscou, depuis son offensive en Ukraine, bloque les exportations de céréales ukrainiennes n'étaient "pas fondées".

21h00

La confiance dans la Russie est perdue pour "des générations"

Après l'invasion de l'Ukraine, la confiance dans la Russie est "perdue pour des générations", a déclaré à Kiev la Première ministre finlandaise Sanna Marin, dont le pays vient de soumettre sa demande d'adhésion à l'Otan.

"Ce que la Russie a fait est un tournant pour toute la famille européenne et pour le monde entier. Nous voyons que l'ancien système est détruit et qu'il n'y a pas de retour en arrière aux anciennes relations", a déclaré Sanna Marin au cours d'un point de presse avec le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal. "La confiance est perdue pour des générations", a-t-elle ajouté.

Sanna Marin s'est également entretenue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et s'est rendue à Boutcha et Irpin, villes près de Kiev occupées puis abandonnées par l'armée russe, devenues symboles de massacres de civils imputés aux troupes russes.

"Nous savons maintenant de quoi la Russie est capable dans ses actions agressives. Nous voyons maintenant quels crimes provoque l'impérialisme. Et nous voyons qu'aucun crime ne doit rester impuni", a-t-elle souligné.

20h15

Plus de fermeté demandée à la Suisse

L'Ukraine était évidemment au coeur du Forum économique mondial de Davos. Tout au long de la semaine, la Suisse a essuyé des critiques concernant l'application des sanctions contre la Russie, qui n'étaient pas assez strictes au goût de certains représentants ukrainiens.

Ioulia Svyrydenko, Première-ministre adjointe ukrainienne, mettait le doigt sur un point très délicat: "En Ukraine, nous sommes conscients qu'en Suisse il y a une zone grise de la loi, qui permet aux avocats locaux de donner des conseils pour cacher de l'argent", a-t-elle déclaré, faisant référence au débat récent en Suisse sur le rôle des juristes qui se cachent derrière le secret professionnel pour ne pas signaler l'argent des clients russes sous sanctions.

>> Voir le sujet du 19h30:

Application des sanctions contre la Russie: des voix s'élèvent pour demander à la Suisse plus de fermeté. [RTS]
Application des sanctions contre la Russie: des voix s'élèvent pour demander à la Suisse plus de fermeté. / 19h30 / 2 min. / le 26 mai 2022

19h10

Comment l'Ukraine peut-elle encore fournir l'Europe en céréales?

Comment l'Ukraine peut-elle encore exploiter ses réserves céréalières pour fournir l'Europe, alors que ses exploitations agricoles sont en partie détruites, ses stocks de blé sont volés et ses ports d'exportation sont rendus inaccessibles par l'invasion russe?

>> Eléments de réponse dans Forum avec Thierry Pouche, responsable des études économiques de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture en France:

Des fermiers ukrainiens préparent le sol près de Kiev avant de semer des céréales. [Sergey Dolzhenko - Keystone/EPA]Sergey Dolzhenko - Keystone/EPA
Comment l'Ukraine peut-elle encore fournir l'Europe en céréales? Interview de Thierry Pouch / Forum / 7 min. / le 26 mai 2022

18h15

Des soldats russes licenciés pour avoir refusé de partir en Ukraine

Un tribunal militaire russe de la région de Kabardino-Balkarie a confirmé le licenciement de 115 militaires ayant contesté leur renvoi de l'armée pour avoir refusé de participer à l'offensive en Ukraine.

Cette affaire semble être le premier cas confirmé officiellement de soldats russes ayant refusé de prendre part à la campagne lancée par la Russie en Ukraine le 24 février.

Ce tribunal a conclu, selon un communiqué publié mercredi, que les militaires avaient "arbitrairement refusé d'accomplir une mission officielle" et a rejeté leur appel.

18h00

Sept morts à Kharkiv

Sept personnes sont mortes dans de nouveaux bombardements russes sur Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine qui avait entamé un retour à une vie normale mi-mai, a indiqué le gouverneur régional. "Les occupants bombardent à nouveau le centre régional", a-t-il déclaré.

"Sept civils ont été tués et 17 blessés dont un enfant de 9 ans", a précisé le Dans une station du métro de Kharkiv. [Bernat Armangue - AP/Keystone]Dans une station du métro de Kharkiv. [Bernat Armangue - AP/Keystone]gouverneur. Le précédent bilan faisait état de quatre morts et sept blessés.

Des missiles ont touché le secteur résidentiel du quartier de Pavlové Polé, au centre-nord de la ville, près d'un centre commercial qui était fermé au moment de la frappe.

D'autres zones résidentielles ont également été bombardées, avec une vaste destruction des bâtiments.

Depuis la mi-mai, un calme relatif était revenu sur cette métropole de l'est de l'Ukraine, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière russe, qui comptait quelque 1,5 million d'habitants avant la guerre.

Les forces russes avaient cessé leur offensive sur Kharkiv, pour concentrer plus de troupes à l'est et au sud de l'Ukraine, et la ville entamait un difficile retour à la normale, rouvrant notamment la circulation du métro. Après le bombardement de jeudi, le maire, Igor Terekhov, a précisé que le métro continuerait à transporter des voyageurs, mais éviterait les zones risquant d'être bombardées.

17h40

L'Assemblée de l'OMS condamne "avec la plus grande fermeté" l'invasion russe

Les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé ont adopté jeudi une résolution présentée par l'Ukraine qui condamne "avec la plus grande fermeté" l'agression militaire de la Russie et en particulier les attaques contre les services de santé.

En revanche, le texte adopté par 88 voix contre 12 et 53 abstentions, ne prévoit pas de sanctions concrètes contre la Russie au sein de l'OMS.

Selon le plus récent recensement de l'OMS, il y a eu 256 attaques contre les services de santé en Ukraine qui ont fait 75 morts parmi le personnel de santé. Un recensement qui pourra servir à des poursuites pour crimes de guerre.

16h30

Selon Poutine, l'Occident ne parviendra pas à isoler la Russie

Vladimir Poutine a reconnu jeudi que les sanctions occidentales perturbaient les chaînes d'approvisionnement de l'économie russe mais il a affirmé qu'elles ne parviendraient pas à isoler la Russie sur le plan technologique.

S'adressant par liaison vidéo aux dirigeants de pays de l'ex-URSS, le président russe a déclaré que la Russie continuerait à s'efforcer de trouver des substituts aux importations de produits étrangers auxquels elle n'a plus accès, même s'il ne s'agit pas d'une "panacée pour tous les maux".

Vladimir Poutine. [Mikhail Metzel, Sputnik - Keystone]Vladimir Poutine. [Mikhail Metzel, Sputnik - Keystone]"Les représentants de nos entreprises sont confrontés à des problèmes, bien sûr, notamment dans le domaine des chaînes d'approvisionnement et des transports. Mais cependant, tout peut être ajusté, tout peut être construit d'une nouvelle manière", a déclaré Vladimir Poutine.

"Non sans pertes à un certain stade, mais cela nous aide d'une certaine manière à devenir plus forts. En tout cas, nous sommes définitivement en train d'acquérir de nouvelles compétences, nous commençons à concentrer nos ressources économiques, financières et administratives sur des domaines de rupture."

Vladimir Poutine a en outre déclaré que le retrait de certaines entreprises étrangères du marché russe était peut-être une bonne chose.

Il a reconnu que la Russie avait besoin d'accéder aux technologies étrangères, ajoutant: "Nous n'allons pas nous en couper. Ils veulent nous évincer un peu, mais dans le monde moderne, c'est tout simplement irréaliste, impossible."

16h00

Les écoliers de Marioupol privés de vacances pour rattraper le programme russe

Les forces russes qui ont pris le contrôle de Marioupol ont décidé de supprimer les vacances scolaires d'été pour préparer les élèves au programme scolaire russe, a affirmé un responsable ukrainien de la ville. 

Selon le conseiller du maire de ce port où les derniers combattants ukrainiens se sont rendus ces derniers jours, "les occupants ont annoncé la prolongation de l'année scolaire jusqu'au 1er septembre."

"Tout l'été, les enfants auront des cours de langue et de littérature russe, d'histoire russe et des cours de mathématiques en russe".  "Le but principal est la dé-ukrainisation et la préparation de la rentrée selon le curriculum russe", a-t-il affirmé.

Il a cependant ajouté que les "occupants" russes n'avaient pour l'instant pas réussi à trouver suffisamment de professeurs, "seulement 53 enseignants pour neuf écoles", selon lui. Il n'a pas précisé combien d'élèves étaient concernés.

15h45

Moscou ne juge pas "sérieux" le plan de paix italien

Le chef de la diplomatie russe a jugé que le plan de paix en Ukraine proposé par l'Italie n'était pas "sérieux". Sergueï Lavrov a aussi affirmé qu'il n'en connaissait le contenu que par la presse, le texte n'ayant pas été communiqué à Moscou.

"Il y est question que la Crimée (péninsule ukrainienne annexée par la Russie) et le Donbass (région séparatiste reconnue par Moscou) appartiennent à l'Ukraine avec une large autonomie", a commenté Sergueï Lavrov.

"Des politiques sérieux qui veulent des résultats ne peuvent pas proposer des choses comme ça, ceux qui le font sont ceux qui veulent faire leur autopromotion devant leur électorat", a-t-il ajouté, dans une pique adressée de toute apparence au ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Ce dernier avait annoncé il y a une semaine que son pays avait proposé à l'ONU la constitution d'un "groupe international de facilitation" pour tenter de parvenir "pas à pas" à un cessez-le-feu en Ukraine.

Les détails de ce plan n'ont pas été publiés, mais selon le quotidien italien La Repubblica le document remis à l'ONU prévoit quatre étapes: un cessez-le-feu en Ukraine et la démilitarisation du front sous supervision de l'ONU; des négociations sur le statut de l'Ukraine, qui entrerait dans l'UE mais pas dans l'Otan; un accord bilatéral entre l'Ukraine et la Russie sur la Crimée et le Donbass qui seraient autonomes mais sous souveraineté ukrainienne; la conclusion d'un accord multilatéral de paix et de sécurité en Europe.

14h40

Les combats dans l'est ont atteint une "intensité maximale"

Les combats contre les troupes russes dans l'est de l'Ukraine ont atteint une "intensité maximale", a déclaré la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Malyar.

"Les combats ont atteint leur intensité maximale et une étape longue et extrêmement difficile nous attend", a déclaré la vice-ministre au cours d'un point de presse.

Le gouverneur de la région de Lougansk, l'une des deux régions formant le Donbass où les combats font rage, a lui aussi mis en garde contre l'intensité des combats.

"La tâche est extrêmement difficile dans la région de Lougansk parce que nous avons eu trois mois d'attaques constantes, de bombardements constants, et maintenant toutes les forces russes sont déployées ici, et nous devons contenir cette horde", a-t-il déclaré dans une vidéo.

14h15

Moscou sanctionnera des médias occidentaux si YouTube bloque sa diplomatie

La porte-parole de la diplomatie russe a indiqué que des médias et journalistes occidentaux seraient expulsés de Russie si la plateforme YouTube bloquait, comme elle l'a déjà fait, ses briefings hebdomadaires.

De nombreux sites et réseaux sociaux, y compris YouTube, ont expliqué avoir bloqué, après l'offensive russe en Ukraine, des médias et pages officielles russes car elles tombaient sous le coup de sanctions ou pratiquaient la désinformation. Des actes de censure "russophobes", selon Moscou.

La porte-parole a expliqué avoir signifié au géant américain des vidéos en ligne que si ses conférences de presse hebdomadaires, diffusées en direct, étaient bloquées alors "un journaliste ou un média américain rentrera à la maison", selon l'agence TASS.

"Encore un blocage de briefing et on donnera un nom concret, un média concret", a-t-elle menacé.

13h40

La carte de l'invasion russe en Ukraine

Les avancées et les reculs de l’armée russe en Ukraine depuis le début de l’invasion le 24 février.

La carte de l'invasion russe de l'Ukraine [RTS]
La carte de l'invasion russe de l'Ukraine / L'actu en vidéo / 18 sec. / le 25 mai 2022

13h10

Moscou accuse l'Occident de bloquer les exportations d'Ukraine

Le Kremlin a balayé les accusations occidentales affirmant que Moscou, depuis son offensive en Ukraine, bloque les exportations de céréales ukrainiennes, ce qui menace d'entraîner une crise alimentaire mondiale.

"Nous rejetons catégoriquement ces accusations et accusons à l'inverse les pays occidentaux d'avoir pris une série de mesures illégales qui ont mené à ce blocus", a déclaré le porte-parole de la présidence russe.

Les pays occidentaux "doivent annuler ces décisions illégales qui font obstacle au fret des navires, qui font obstacle à l'exportation des céréales", a-t-il poursuivi en référence aux sanctions occidentales contre Moscou.

L'Ukraine, gros exportateur de céréales, notamment de maïs et de blé, voit sa production bloquée du fait des combats.

Pour sa part, la Russie, autre puissance céréalière, ne peut vendre sa production et ses engrais en raison des sanctions occidentales touchant les secteurs financiers et logistiques.

>> Lire aussi: Comment la guerre en Ukraine nourrit la prochaine crise alimentaire mondiale

12h50

La menace nucléaire au centre de l'attention au WEF

Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a été très courtisé lors de sa visite au WEF de Davos, parce que la menace nucléaire plane ces jours sur deux points chauds en particulier.

Tout d'abord, la centrale de Zaporijia, en Ukraine, est une source d’inquiétude majeure pour Rafael Grossi, en premier lieu parce que son agence n’a pas accès à cette centrale. En revanche, les nouvelles sont plutôt rassurantes sur la centrale de Tchernobyl.

>> L'interview de Rafael Rossi dans le 12h30:

Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
La menace nucléaire évoquée au WEF: interview de Rafael Grossi, directeur de l’AIEA / Le 12h30 / 2 min. / le 26 mai 2022

12h20

Deux soldats russes capturés plaident coupable

Deux soldats russes capturés ont plaidé coupable jeudi de crime de guerre pour le bombardement d'une ville de l'est de l'Ukraine dans le deuxième procès de ce type organisé par les autorités ukrainiennes.

Devant le tribunal de Kotelevska, dans le centre de l'Ukraine, les représentants du parquet ont requis des peines de 12 ans de prison pour les deux militaires pour violation des lois de la guerre.

L'avocat des accusés a réclamé la clémence des juges en affirmant que les deux soldats n'avaient fait qu'obéir aux ordres et avaient exprimé leurs regrets.

Ils ont reconnu leur appartenance à une unité d'artillerie à l'origine de tirs contre la région ukrainienne de Kharkiv depuis celle de Belgorod, en Russie. Ce bombardement a détruit un établissement éducatif dans la ville de Derhachi, selon l'accusation.

Les deux soldats ont été capturés après avoir franchi la frontière et alors qu'ils continuaient à bombarder des cibles, a dit le parquet.

11h20

Olaf Scholz "convaincu" que Poutine ne gagnera pas la guerre

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est dit "convaincu" que la Russie ne gagnerait pas la guerre qu'elle a provoquée en Ukraine, affirmant aussi que le président Vladimir Poutine ne serait pas autorisé à "dicter" la paix.

"Poutine ne doit pas gagner sa guerre. Et j'en suis convaincu: il ne la gagnera pas", a déclaré le chancelier lors d'un discours prononcé au Forum économique de Davos, estimant que le président russe, qui a lancé l'invasion de l'Ukraine il y a plus de trois mois, "a déjà manqué ses objectifs stratégiques".

Selon le chancelier, le président russe acceptera de négocier lorsqu'il "comprendra qu'il ne peut briser les lignes ukrainiennes". Or, ses troupes n'avancent pas. Et d'estimer que la sécurité internationale est à un moment important par rapport à la situation de l'après-Seconde Guerre mondiale.

10h40

Le maire de Kiev demande à l'Allemagne "une décision rapide sur les armes"

Le maire de Kiev Vitali Klitschko demande à l'Allemagne "une décision rapide sur les armes" qu'elle pourrait livrer à l'Ukraine. "La principale cible a été et est encore Kiev", a-t-il déclaré au Forum économique mondial de Davos.

Le maire de Kiev Vitali Klitchko, photographié ici le 2 février 2022. [Gleb Garanich - reuters]Le maire de Kiev Vitali Klitchko, photographié ici le 2 février 2022. [Gleb Garanich - reuters]L'Allemagne a été ciblée y compris par certains de ses partenaires européens pour son manque de soutien face à la guerre. De son côté, elle souhaiterait pouvoir livrer des munitions suisses, une approche que Berne a refusée en raison de la loi sur les exportations de matériel de guerre.

"Nous ne défendons pas seulement nos femmes et nos enfants. Nous vous défendons", a assené Vitali Klitschko. Comme maire, il doit désormais "apporter une normalité et la sécurité" aux habitants de sa ville. "Nous ne pouvons donner aucune garantie" à ceux qui reviennent après avoir été contraints de fuir, a-t-il estimé. Parmi les 3,5 millions d'habitants avant la guerre, un million d'entre eux ne sont toujours pas rentrés.

"Il est difficile d'expliquer dans une atmosphère paisible en Suisse" ce que signifie la guerre en Ukraine, a insisté le maire de la capitale. Notamment "l'odeur des cadavres dans la rue". "C'est un génocide", a-t-il répété.

Le maire appelle ses homologues à aider et investir dans le rétablissement de sa ville, alors que des centaines de bâtiments ont été détruits, de même que 90% de certaines municipalités autour de la capitale.

10h00

La banque centrale de Russie abaisse son taux directeur

La banque centrale de Russie a abaissé son principal taux directeur de 14% à 11% lors d'une réunion extraordinaire jeudi et elle a déclaré que d'autres baisses pourraient avoir lieu cette année, alors que l'inflation ralentit après un pic de plus de 20 ans et que l'économie russe devrait entrer en récession.

Un hélicoptère russe détruit dans la région de Kiev. [Mykola Tymchenko - Reuters]Un hélicoptère russe détruit dans la région de Kiev. [Mykola Tymchenko - Reuters]La banque centrale avait dans un premier temps relevé en urgence à 20%  son principal taux après le déclenchement de l'offensive militaire de la Russie en Ukraine le 24 février, avant de le ramener à 14% en avril.

"Les pressions inflationnistes s'allègent avec l'appui de la dynamique de taux de change du rouble ainsi que du déclin remarquable des anticipations d'inflation des ménages et des entreprises", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Les conditions extérieures restent difficiles pour l'économie russe, confrontée aux sanctions occidentales prises en raison de l'"opération militaire spéciale" en Ukraine, mais les risques pesant sur la stabilité financière ont quelque peu diminué, dégageant des marges de manoeuvre pour un assouplissement de certaines mesures de contrôle des capitaux, a-t-elle ajouté.

>> Lire aussi: Les points faibles des hélicoptères exacerbés par la guerre en Ukraine

09h15

L'Ukraine ou la fin des hélicoptères de combat?

Le conflit en Ukraine va-t-il sonner le glas de l'hélicoptère de combat? L'ampleur des pertes de ces appareils rappelle leur vulnérabilité mais surtout la nécessité ne pas les employer seuls, selon des experts, qui pointent les erreurs des forces russes.

Saturé de défenses anti-aériennes à longue comme à courte portée (Manpads), le ciel ukrainien a tout du piège mortel pour les voilures tournantes, comme l'illustrent les innombrables vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux: depuis le 24 février, les Russes ont perdu au moins 42 hélicoptères, les Ukrainiens sept, selon le blog spécialisé Oryx qui recense les pertes matérielles en Ukraine sur la base de photos ou vidéos recueillies sur le champ de bataille.

Les appareils conçus pour l'appui des blindés et troupes au sol, les hélicoptères d'attaque, pourtant blindés et surarmés, sont particulièrement exposés.

Depuis le début de l'invasion russe, "les défenses aériennes des deux côtés ont eu un effet dissuasif clair sur les opérations d'hélicoptères", estime Sash Tusa, analyste britannique chez Agency Partners.

"Ces rappels désagréables des réalités de la guerre de haute intensité contre des adversaires de presque même force sapent à leur tour les arguments en faveur d'investissements supplémentaires et du maintien des capacités d'assaut aérien occidentales", écrit-il dans une tribune dans le magazine spécialisé Aviation Week.

Autrement dit, l'avenir de l'hélicoptère comme outil d'assaut est selon lui en question, d'autant que nombre de leurs missions peuvent dorénavant être effectuées par des drones bien moins coûteux.

08h00

Le monument dédié aux troupes du maréchal Souvorov a été nettoyé

Le monument dédié aux troupes du maréchal Souvorov près d'Andermatt (UR), vandalisé mi-mai, a été remis en état. Des Russes et des Suisses ont pris l'initiative de le nettoyer, a indiqué l'ambassade russe.

Un monument dédié aux troupes russes a été vandalisé le 16 mai dernier à Andermatt. [Urs Flueeler - keystone]Un monument dédié aux troupes russes a été vandalisé le 16 mai dernier à Andermatt. [Urs Flueeler - keystone]

Le mémorial avait été barbouillé de peinture aux couleurs de l'Ukraine et une polémique sur la responsabilité de son nettoyage avait éclaté entre le canton d'Uri et la Russie.

Mercredi, l'ambassade de la Fédération de Russie à Berne a diffusé des photos montrant le monument en grande partie nettoyé. Dans une déclaration, elle a remercié les compatriotes et les Suisses qui ont pris l'initiative de nettoyer le monument.

06h30

L'Ukraine réclame des armes lourdes pour stopper les Russes dans le Donbass

L'armée russe cherche coûte que coûte à s'emparer de la ville de Severodonetsk, dans l'est de l'Ukraine où Kiev, qui s'inquiète d'un risque de débordement, réclame davantage d'armes lourdes pour égaler la puissance de feu russe.

Dans certaines régions de l'est de l'Ukraine, où se concentre l'offensive russe depuis des semaines, "l'ennemi est nettement supérieur en termes d'équipement, en nombre de soldats", a reconnu mercredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Mais, a-t-il aussitôt ajouté dans son message vidéo quotidien, les forces ukrainiennes et tous ceux qui défendent le pays "résistent à l'offensive extrêmement violente des troupes russes à l'est".

Un char des forces pro-russes dans la région de Donetsk, le 22 mai 2022. [Alexander Ermochenko - Reuters]Un char des forces pro-russes dans la région de Donetsk, le 22 mai 2022. [Alexander Ermochenko - Reuters]

"Nous avons beson de l'aide de nos partenaires, et particulièrement d'armes", a-t-il encore dit. Le même jour, son ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a lui aussi réclamé davantage d'armes lourdes.

L'Ukraine souhaite recevoir des unités mobiles capables d'envoyer plusieurs roquettes simultanément. "C'est vraiment l'arme dont nous avons grandement besoin", a affirmé Dmytro Kuleba après une série de discussions avec des responsables gouvernementaux et des chefs d'entreprises, réunis dans le cadre du Forum économique de Davos en Suisse.

"La bataille pour le Donbass ressemble beaucoup aux batailles de la Deuxième Guerre mondiale", a-t-il expliqué devant la presse. "Certains villages et villes n'existent plus" dans cette région de l'est de l'Ukraine, qui essuie depuis des jours des bombardements intensifs.

Les forces russes se rapprochent chaque jour un peu plus de Severodonetsk, ville de quelque 100'000 habitants avant la guerre, dont la prise leur est indispensable pour contrôler le Donbass, un bassin minier déjà en partie occupé par des séparatistes pro-russes soutenus par Moscou.

06h00

A quoi ça sert d’adhérer à l’Otan?

Après l’Ukraine, la Suède et la Finlande souhaitent adhérer à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Quel est l’intérêt de cette alliance? Amélie Zima, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire à Paris, détaille les enjeux dans le Point J.

>> Réécouter l'épisode du Point J:

LPJ [OLIVIER MATTHYS - Keystone / AP]OLIVIER MATTHYS - Keystone / AP
A quoi ça sert d’adhérer à l’OTAN ? / Le Point J / 11 min. / le 23 mai 2022

00h00

Le déroulé de la journée de mercredi