Le suivi de la situation en Ukraine le 23 mai. [Reuters/Keystone]
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La guerre en Ukraine entre mardi dans son quatrième mois

- La guerre en Ukraine entre mardi dans son quatrième mois. Les troupes russes concentrent leur offensive sur la dernière poche de résistance de la région de Lougansk, dans le Donbass (est).

- Le président américain Joe Biden a déclaré lundi à Tokyo que la Russie "doit payer un prix à long terme" pour sa "barbarie en Ukraine" en termes de sanctions imposées par les Etats-Unis et leurs alliés.

- La justice ukrainienne a condamné un sergent de 21 ans à la prison à vie pour avoir abattu un civil. Il était le premier soldat russe jugé pour crime de guerre depuis le 24 février.

- Le président de la Confédération veut faire de la conférence prévue à Lugano en juillet "le lancement international de la reconstruction de l'Ukraine". Au début du WEF à Davos (GR), Ignazio Cassis a dit que 40 Etats et 18 organisations internationales ont été invités.

- Le président ukrainien a remercié la Suisse, lundi, pour l'organisation d'une conférence sur la reconstruction de l'Ukraine début juillet à Lugano. Volodymyr Zelensky est intervenu par vidéoconférence devant les participants au Forum de Davos.

Suivi assuré par la rédaction RTSinfo

00h00

La suite des évènements

23h00

Roche justifie le maintien de ses activités en Russie dans l'intérêt des patients

Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi les participants du Forum économique de Davos à cesser toute relation commerciale avec la Russie, le vice-président de Roche, André Hoffmann, a expliqué à Forum les raisons pour lesquelles le groupe pharmaceutique, leader mondial des traitements contre le cancer, a décidé de poursuivre ses activités en Russie.

André Hoffmann a rappelé que le rôle principal de l'entreprise était de servir les patients. "Nous n'arrêterons pas de vendre des médicaments dont nos patients ont besoin en Russie, parce que leur vie en dépend", s'est-il justifié, en ajoutant que "les patients qui souffrent de cancer en Russie doivent continuer à recevoir nos produits".

>> En lire davantage: André Hoffmann: "Les Russes qui souffrent de cancer doivent continuer à recevoir nos produits"

André Hoffmann a par ailleurs affirmé que Roche poursuivait également ses activités en Ukraine "malgré les violences" et dans l'intérêt des patients. L'entreprise était déjà très présente dans le pays avant la guerre, dans le cadre d'essais cliniques contre le cancer.

Le groupe peut notamment compter sur les structures ukrainiennes qui collaborent avec la société et sur les 80 personnes employées mobilisées sur place, "avec un dévouement que j'aimerais souligner", a encore déclaré le responsable.

>> La réponse d'André Hoffmann à Forum:

L’appel aux patrons de Volodymyr Zelensky à Davos : réaction d’André Hoffmann [RTS]
L’appel aux patrons de Volodymyr Zelensky à Davos : réaction d’André Hoffmann / Forum / 7 min. / le 23 mai 2022

21h25

Zelensky prêt à rencontrer Poutine uniquement au sujet de l'arrêt de la guerre

Volodymyr Zelensky a déclaré que Vladimir Poutine était le seul représentant de la Russie qu'il était disposé à rencontrer, et avec pour seul thème de discussion l'arrêt de la guerre en Ukraine.

S'adressant par liaison vidéo au Forum économique mondial (WEF) de Davos, le président ukrainien a aussi déclaré que l'organisation de pourparlers entre son pays et la Russie devenait de plus en plus difficile en raison de l'attitude des Russes vis-à-vis des civils dans les territoires d'Ukraine qu'ils occupent.

Toute tentative de reprise par la force de la Crimée, annexée par la Russie en 2014, ferait des centaines de milliers de victimes, a-t-il jugé.

19h45

Vingt pays s'engagent à fournir des armes à l'Ukraine, annonce Washington

Vingt pays se sont engagés à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine pour faire face aux forces russes lors d'une réunion des alliés lundi, a annoncé le ministre américain de la Défense Lloyd Austin.

"La rencontre d'aujourd'hui s'est très bien passée", a-t-il déclaré. "De nombreux pays vont donner des munitions d'artilleries, des systèmes de défense côtière, des chars et autres blindés qui sont indispensables" pour l'armée de Kiev, a-t-il ajouté.

Lors de cette deuxième réunion du "Groupe de contact pour la défense de l'Ukraine", 44 pays se sont réunis virtuellement pour discuter de l'assistance militaire à apporter à l'Ukraine à ce stade du conflit.

Le ministre ukrainien de la Défense a informé les participants sur la situation militaire actuelle, trois mois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

19h15

Kiev envoie sa première dame à l'OMS, Moscou dénonce une "politisation"

La première dame ukrainienne Olena Zelenska a dénoncé lundi à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) les "horreurs" inimaginables causées par les forces russes en Ukraine, tandis que Moscou a critiqué la "politisation" de cette organisation.

Olena Zelenska s'est exprimé au moment où le président ukrainien Volodymyr Zelensky réclamait des sanctions "maximales" contre la Russie, dans un discours en visioconférence pendant la réunion du Forum économique mondial (WEF) à Davos.

Olena Zelenska et son mari, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, photographiés ici en 2019. [Toms Kalnins - EPA/Keystone]Olena Zelenska et son mari, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, photographiés ici en 2019. [Toms Kalnins - EPA/Keystone]

"L'OMS s'est engagée à protéger les droits de l'homme les plus essentiels à la vie et à la santé", mais, "aujourd'hui", ceux-ci "sont violés en Ukraine", a-t-elle déclaré devant l'Assemblée mondiale de la santé. La première dame a également évoqué les conséquences à long terme de la guerre, en particulier sur le plan de la santé mentale, un défi que son pays entend relever avec le soutien de l'OMS.

L'OMS ne doit pas devenir une "plateforme politique"

S'exprimant à son tour devant l'Assemblée mondiale de la santé, la vice-ministre russe de la Santé Alexandra Dronova a quant à elle dénoncé les "tentatives de politisation du travail de l'organisation, ainsi que des déviations de son principe d''impartialité' dans son travail".

"A cet égard, nous demandons au directeur général d'empêcher l'OMS de devenir une plateforme politique", a-t-elle ajouté. La haute responsable russe a aussi souligné que Moscou considérait "l'OMS comme un partenaire fiable" pour ce qui est de garantir aux populations touchées par les conflits "un accès égal et complet" aux services de santé.

18h20

55 personnalités suisses lancent un appel pour la démocratie

Face à l'agression russe en Ukraine, 55 personnalités du monde de l'économie, de la science, de la politique, de la société civile et de la culture ont lancé lundi en Suisse un appel pour la démocratie. Huit anciens conseillers fédéraux, dont Micheline Calmy-Rey et Pascal Couchepin, se sont joints à cette action.

"Il est de notre responsabilité envers les générations futures de promouvoir ce qui nous unit et de nous opposer à la tyrannie dans le respect de la diversité", indique l'appel. "Levons-nous pour la démocratie. Car elle ne va pas de soi. Aujourd'hui même."

L'appel a été lancé la veille du 24 mai à l'institution culturelle du Stapferhaus de Lenzburg, a indiqué l'association "#StandUp4Democracy". Le 24 février dernier, date du début des hostilités, les initiateurs de cet appel, Michael Hermann et Stefanie Pfändler, avaient spontanément organisé une manifestation anti-guerre à Zurich. Fin février, près de 20'000 personnes s'étaient rassemblées à Zurich.

17h25

Opposé à la guerre, un diplomate russe à Genève démissionne

Un diplomate russe basé à Genève et opposé à la guerre contre l'Ukraine a annoncé avec fracas sa démission. Il affirme dans une lettre rendue publique que "jamais" il n'avait eu "autant honte" de son pays, selon plusieurs sources concordantes.

Boris Bondarev, conseiller auprès de la Représentation permanente russe, a envoyé un courriel à des collègues diplomates pour annoncer sa décision, qui a été révélée par l'ONG UN Watch et confirmée par plusieurs sources diplomatiques.

>> En lire plus: Un diplomate russe opposé à la guerre en Ukraine démissionne à Genève

"Durant les 20 ans de ma carrière diplomatique, j'ai vu différents tournants dans notre politique étrangère, mais jamais je n'ai eu autant honte de mon pays que le 24 février de cette année" quand la Russie a envahi l'Ukraine, écrit le diplomate.

Cette démission qui, selon plusieurs sources, n'est pas la première d'un diplomate russe pour les mêmes raisons, mais est sans doute la plus publique, devrait encourager d'autres collègues à suivre l'exemple, a souligné le directeur d'UN Watch Hillel Neuer.

17h00

La région de Kherson, aux mains des Russes, instaure le rouble

Les nouvelles autorités prorusses de la région ukrainienne de Kherson, conquise par Moscou, ont fait lundi de la monnaie russe, le rouble, la devise officielle en parallèle à la hryvnia ukrainienne.

"La région devient une zone à double devise: le rouble va circuler au même titre que la hryvnia. Les sociétés et les entrepreneurs peuvent afficher les prix dans les deux monnaies", a annoncé l'administration civile et militaire prorusse de cette région située dans le sud de l'Ukraine.

"Le cours est de deux roubles pour une hryvnia", a-t-elle poursuivi, dans un communiqué sur son compte Telegram. L'administration ajoute que la première agence d'une banque russe ouvrira "très prochainement" à Kherson, la capitale régionale, et que "tous les entrepreneurs le souhaitant" pourront y ouvrir un compte.

16h45

La Suisse prête à un mandat pour l'Ukraine en Russie et inversement

La Suisse anticipe la situation d'après-guerre entre l'Ukraine et la Russie. "Nous préparons déjà la phase" suivante entre les deux pays, a dit lundi le président de la Confédération Ignazio Cassis à la presse suisse à Davos (GR), en marge du Forum économique mondial (WEF).

"Une fois que la guerre sera terminée", il faudra que quelqu'un représente les intérêts consulaires ukrainiens en Russie et inversement, a-t-il laissé entendre. Cette tâche n'est pas inconnue pour la Suisse dans la région. Depuis 2008, Berne remplit déjà ce mandat de puissance protectrice pour la Géorgie en Russie et pour la Russie en Géorgie.

En revanche, la Suisse n'est pas associée à une médiation entre les deux parties pour aboutir à un cessez-le-feu, a rappelé le président de la Confédération. "Nous soutenons ceux qui la font", a-t-il également ajouté.

16h00

Starbucks quitte définitivement la Russie et ferme ses 130 cafés

Starbucks, qui avait temporairement fermé les 130 établissements portant son nom en Russie après l'invasion de l'Ukraine, a annoncé lundi avoir pris la décision de quitter définitivement le pays, s'inscrivant ainsi dans le sillage d'autres multinationales comme McDonald's.

La chaîne de cafés, qui opérait en Russie via un partenaire sous licence depuis 2007, va continuer à payer les quelque 2000 employés travaillant en son nom pendant six mois, a indiqué l'entreprise dans un message sur son site.

15h15

Plus de 50'800 réfugiés ukrainiens enregistrés en Suisse

Depuis le début de la guerre en Ukraine, 50’875 réfugiés de ce pays se sont enregistrés en Suisse. Ils sont 50'133 à avoir obtenu le statut de protection S, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).

Par rapport à vendredi, 322 personnes supplémentaires ayant fui l'Ukraine ont été enregistrées dans les centres d'asile fédéraux, précise le SEM sur son compte Twitter. Et dans le même temps, 419 personnes de plus ont obtenu le statut S.

Au total, près de 6,4 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe le 24 février, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Près de huit millions de personnes sont des déplacés internes en Ukraine même.

La Suisse avait franchi mercredi dernier le cap des 50'000 réfugiés ukrainiens accueillis depuis le début de la guerre.

14h45

Lourd bilan lors du bombardement d'une base ukrainienne le 17 mai

Le président ukrainien a déclaré lundi que 87 personnes étaient mortes dans l'attaque russe du 17 mai contre une base militaire ukrainienne à Desna, dans le nord du pays.

Volodymyr Zelensky a fait part de ce nouveau bilan lors de son intervention par visioconférence au Forum de Davos. La frappe a visé ce village qui abrite une base militaire, situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Kiev.

Ce bilan pourrait être l'un des plus meurtriers des bombardements russes en Ukraine depuis le début de la guerre le 24 février.

14h20

Les prorusses veulent juger les prisonniers d'Azovstal

Le dirigeant de la "République populaire de Donetsk" a déclaré que les prisonniers de guerre ukrainiens qui défendaient l'usine métallurgique d'Azovstal de Marioupol seraient traduits devant la justice de cette région séparatiste prorusse autoproclamée, rapporte lundi l'agence russe Interfax.

"Les prisonniers d'Azovstal sont détenus sur le territoire de la République populaire de Donetsk", écrit Interfax en citant Denis Pouchiline. "Nous prévoyons la mise en place d'un tribunal international sur notre territoire."

Interfax ne précise pas pour quel motif les combattants ukrainiens seront jugés mais Moscou considère les soldats du régiment Azov, qui constituaient une partie du contingent de l'usine, comme des néonazis, et la justice russe a été appelée la semaine dernière à classer cette unité sur la liste des "organisations terroristes".

14h10

Le maire de Kiev appelle la Suisse à "ne pas être neutre"

Vitaly Klitschko, maire de Kiev, attend de la Suisse qu'elle adopte des sanctions dures contre la Russie et qu'elle soutienne l'Ukraine. Il l'a fait savoir lundi à l'Open Forum de Davos, qui réunit des universitaires, chefs d’entreprise et décideurs politiques autour de l’amélioration de l’état du monde, en marge du WEF à Davos.

Aujourd'hui, "on ne peut pas être neutre. Le monde est noir ou blanc. Soit on soutient l'Ukraine, soit la Russie", a-t-il déclaré devant les médias en appelant à stopper immédiatement toutes les affaires avec Moscou.

C'est de l'argent du sang qui va directement dans l'armée russe, a-t-il dénoncé. Selon lui, les sanctions contre Moscou doivent être dures pour pouvoir arrêter la guerre.

14h00

Le Russie dit "étudier" le plan de paix proposé par l'Italie

La Russie a reçu le plan de paix proposé par l'Italie et est en train de l'étudier, a déclaré lundi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko, cité par les agences russes.

Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a annoncé vendredi que son pays avait proposé à l'ONU la constitution d'un "groupe international de facilitation" pour tenter de parvenir "pas à pas" à un cessez-le-feu en Ukraine.

Plan de paix en quatre étapes

Les détails de ce plan n'ont pas été publiés, mais selon le quotidien italien La Repubblica, le document très détaillé remis à l'ONU et élaboré par les diplomates du ministère italien des Affaires étrangères prévoit quatre étapes.

La première est un cessez-le-feu en Ukraine et la démilitarisation du front sous supervision de l'ONU. La deuxième comprend des négociations sur le statut de l'Ukraine, qui entrerait dans l'UE, mais pas dans l'Otan.

Dans la troisième, un accord bilatéral serait passé entre l'Ukraine et la Russie sur la Crimée et le Donbass. Ces territoires disputés auraient une pleine autonomie avec le droit d'assurer leur propre sécurité, mais seraient sous souveraineté ukrainienne. Enfin, la quatrième étape consisterait en la conclusion d'un accord multilatéral de paix et de sécurité en Europe, ayant notamment pour objet le désarmement, le contrôle des armes et la prévention des conflits.

13h45

Une "Maison des crimes de guerre russes" à Davos

Habituellement, durant le Forum économique mondial (WEF) de Davos, la Maison russe était toujours bien positionnée dans l'artère qui mène au site de la réunion. Cette année, elle est remplacée par une "Maison des crimes de guerre russes". Lundi, dans son discours par vidéo devant les participants, le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'a d'ailleurs mentionnée.

A l'intérieur, des photos des crimes perpétrés en Ukraine défilent sur des écrans. L'exposition a été montée pour montrer aux puissants venus dans la station grisonne l'étendue des violations des droits de l'homme pendant cette guerre.

Presque en face, un volume plus important encore a été attribué à une "Maison de l'Ukraine" afin de renforcer l'importance donnée par le WEF, cette année, à ce pays. De nombreuses discussions y sont organisées.

12h55

Une soixantaine d'orphelins ukrainiens accueillis en Valais

Le Valais accueillera d'ici la fin du mois soixante orphelines et orphelins ukrainiens ayant fui la guerre. Agés entre 7 et 17 ans, ces jeunes seront pris en charge par le Service de l’action sociale, en collaboration avec le Service cantonal de la jeunesse et placés à Saint-Gingolph, dans les locaux de l'école des Missions.

L'opération répond à une demande des autorités ukrainiennes, "conduite avec le soutien des autorités fédérales et de personnes privées suisses", indique lundi dans l'Etat du Valais dans un communiqué. Ces soixante enfants sont sous la responsabilité des éducateurs et du personnel d’encadrement ukrainien qui les accompagnent, soit 18 personnes.

12h35

Le premier soldat russe jugé à Kiev a été condamné à la prison à vie

Le premier soldat russe jugé pour crime de guerre depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie a été reconnu coupable et condamné à la prison à perpétuité à Kiev pour le meurtre d'un civil.

"Le tribunal a décidé de [le] reconnaître coupable et de le condamner à réclusion à vie", a déclaré le juge Serguiï Agafonov. Le sergent de 21 ans avait admis avoir abattu un civil de 62 ans dans le nord-est de l'Ukraine au cours des premiers jours de l'invasion par l'armée russe.

Le militaire s'était dit "sincèrement désolé" et avait "demandé pardon" à la veuve de la victime, justifiant son acte par les "ordres" reçus à ce moment-là. Ces arguments ont cependant été balayés par l'accusation, qui avait réclamé la réclusion à perpétuité. "Il exécutait un ordre criminel et en était bien conscient", a lancé un des procureurs.

Le soldat fera appel de sa condamnation, selon son avocat.

>> Lire en détail: Première condamnation contre un soldat russe pour crime de guerre en Ukraine

12h05

Volodymyr Zelensky remercie la Suisse pour la conférence de Lugano

Le président ukrainien attend des "propositions" lors de la conférence de reconstruction de son pays en juillet à Lugano.

Invité à intervenir par vidéo devant le forum économique de Davos (WEF), il a remercié la Suisse d'organiser cette conférence prévue les 4 et 5 juillet. "J'espère que nos pays partenaires et les grandes entreprises du monde pourront faire leurs propres propositions" lors de ce rendez-vous, a-t-il dit.

Volodymyr Zelensky a appelé tous les acteurs à prendre part à cette reconstruction. Plus largement, il a appelé à une coalition, à l'horizon 2024, de pays prêts à aider face aux désastres et aux agressions.

"Il n'y aura plus de réunion comme celle de Davos" si "la force brutale" l'emporte, a-t-il affirmé avant de recevoir une ovation debout des participants rassemblés dans la station grisonne.

>> Voir le sujet du 12h45:

Antoine Silacci évoque l'intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky au Forum économique mondial de Davos [RTS]
Antoine Silacci évoque l'intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky au Forum économique mondial de Davos / 12h45 / 1 min. / le 23 mai 2022

>> Les précisions de Cédric Guigon dans le 12h30:

Volodymyr Zelensky est intervenu par visioconférence devant le WEF à Davos. [Laurent Gilliéron - EPA/Keystone]Laurent Gilliéron - EPA/Keystone
Discours du président Volodymyr Zelensky en ouverture du Forum de Davos / Le 12h30 / 2 min. / le 23 mai 2022

>> Voir aussi quelques extraits du discours:

Extraits du discours de Volodymyr Zelensky au Forum de Davos [RTS]
Extraits du discours de Volodymyr Zelensky au Forum de Davos / L'actu en vidéo / 1 min. / le 23 mai 2022

11h45

La Russie pilonne des dizaines de cibles dans l'est

La Russie a pilonné des dizaines de cibles dans l'est de l'Ukraine avec des frappes aériennes et de l'artillerie alors que les forces terrestres tentaient d'encercler la ville de Severodonetsk dans le Donbass, a déclaré le ministère russe de la Défense.

Dans l'est de l'Ukraine, l'armée de l'air russe a touché quatre centres de commandement, un point de communication, un système de missiles anti-aériens et 87 zones où se sont rassemblés des troupes et du matériel militaire ukrainien ainsi que sept magasins de munitions, a indiqué le ministère de la Défense.

Un stock de carburant bombardé dans la région de Donetsk. [Alexander Ermochenko - Reuters]Un stock de carburant bombardé dans la région de Donetsk. [Alexander Ermochenko - Reuters]

La Russie a également déclaré avoir abattu trois avions ukrainiens Su-25. Des missiles à longue portée lancés par la mer ont touché des armes ukrainiennes à la gare de Malin, dans l'ouest de l'Ukraine, qui étaient transportées vers l'est, a indiqué le ministère de la Défense.

Les forces prorusses ont déjà atteint la périphérie de Severodonetsk, a déclaré un correspondant de guerre de la télévision d'État russe sur Telegram.

11h30

Ignazio Cassis veut lancer "la reconstruction de l'Ukraine" à Lugano

Le président de la Confédération veut faire de la conférence prévue à Lugano en juillet "le lancement international de la reconstruction de l'Ukraine". Au début du WEF à Davos (GR), Ignazio Cassis a dit que 40 Etats et 18 organisations internationales ont été invités.

Tous les acteurs qui pourraient oeuvrer à l'objectif de reconstruire l'Ukraine se retrouveront en Suisse "pour la première fois", s'est félicité le conseiller fédéral dans son discours d'ouverture du Forum économique mondial (WEF). "Les guerres ont toujours leurs conséquences" et "il serait impardonnable d'attendre davantage", a-t-il ajouté.

Selon Ignazio Cassis, la guerre en Ukraine ou encore la pandémie de coronavirus ont achevé de mettre un terme à la "sécurité apparente" qui était "trompeuse" depuis l'après-Guerre froide. Celle-ci "nous pousse à sous-estimer nos vulnérabilités", a-t-il également ajouté.

11h05

Les règles budgétaires de l'UE restent suspendues à cause de la guerre

Les règles de discipline budgétaire imposées aux Etats membres de l'UE, qui ne sont plus appliquées depuis le début de la pandémie de coronavirus en mars 2020, resteront suspendues en 2023 en raison du choc économique provoqué par la guerre en Ukraine, a annoncé lundi la Commission européenne.

"L'incertitude accrue et les risques importants de dégradation des perspectives économiques dans le contexte de la guerre en Ukraine, les hausses sans précédent des prix de l'énergie et les perturbations persistantes de la chaîne d'approvisionnement justifient la prolongation" de cette suspension, a expliqué l'exécutif européen dans un communiqué.

10h30

Plus de 420 enfants ukrainiens scolarisés dans le canton de Fribourg

Plus de 1800 personnes sont arrivées depuis l’Ukraine dans le canton de Fribourg depuis le mois de mars. Au total, 426 enfants ukrainiens ont pu rejoindre les classes ordinaires de l’école obligatoire, avec les soutiens nécessaires.

Des cours de langue seront organisés dans le cadre scolaire durant les vacances d’été pour permettre à ces élèves de commencer la prochaine année scolaire "de la meilleure des manières possibles", a indiqué lundi le canton.

"A ce jour, il n’a pas été nécessaire d’ouvrir des classes de préscolarisation en maisons collectives", a-t-il ajouté.

>> Les précisions de Fabrice Gaudiano dans le 12h30:

Une plateforme électronique pour faciliter l'organisation des remplacements à l'école obligatoire à Fribourg. [Kzenon - Fotolia]Kzenon - Fotolia
Fribourg intègre rapidement les élèves d’Ukraine grâce à une cellule spéciale / Le 12h30 / 1 min. / le 23 mai 2022

09h45

Pertes russes aussi élevées qu'en neuf ans de guerre en Afghanistan?

L’essentiel des forces russes sont désormais concentrées dans la région du Donbass, à l’est de l'Ukraine. La ville de Severodonetsk est particulièrement ciblée. Elle est bombardée 24 heures sur 24, selon le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk. Et la situation, dit-il, devient de plus en plus difficile.

"50 à 100 personnes meurent chaque jour sur le front de l’est", affirme de son côté Volodymyr Zelensky. C'est une indication de la violence des combats dans le Donbass, puisqu'il est plutôt rare que le président ukrainien mentionne des chiffres sur les pertes de soldats.

Le nombre de victimes, civiles et militaires, est impossible à déterminer avec précision. Mais le ministère britannique de la Défense estime que les pertes militaires russes sont aussi élevées en trois mois de guerre en Ukraine que celles qui ont été enregistrées en neuf années de guerre en Afghanistan.

>> Le point de la situation dans l'émission Tout un monde:

Un habitant du village de Kozarovychi montre les décombres de sa maison détruite, le 16 mai 2022. [Sergey Dolzhenko - Keystone]Sergey Dolzhenko - Keystone
Ukraine: situation critique dans le Donbass / Tout un monde / 4 min. / le 23 mai 2022

09h30

Pourquoi la Hongrie bloque le projet d'embargo sur le pétrole russe

Pour soutenir l'Ukraine, l'Union européenne planche sur un sixième paquet de sanctions qui prévoit notamment un embargo sur le pétrole russe. Un sommet européen est prévu la semaine prochaine pour faire avancer le dossier, mais la Hongrie met son veto.

C’est d’abord parce que 65% du pétrole hongrois vient de Russie. Bruxelles a proposé une dérogation pour que la Hongrie puisse acheter l’or noir russe pendant encore deux ou trois ans, mais Budapest a refusé.

Infrastructures insuffisantes

Pour le ministre hongrois des Affaires étrangères, "cet embargo équivaudrait à larguer une bombe atomique sur l’économie hongroise". Péter Szijjarto affirme qu'il ne serait plus possible de faire fonctionner le pays et son économie, faute d'infrastructures suffisantes. Il faudrait notamment transformer les raffineries.

Mais si Viktor Orban freine des quatre fers contre l’embargo sur le pétrole russe, c’est aussi pour défendre ses intérêts personnels et ceux de sa garde rapprochée.

>> Les explications de Florence La Bruyère, correspondante de la RTS à Budapest:

Viktor Orban le premier avril 2022. [Petr David Josek - AP/Keystone]Petr David Josek - AP/Keystone
La Hongrie bloque l’embargo européen sur le pétrole russe / Tout un monde / 5 min. / le 23 mai 2022

09h05

La ville de Boutcha tente de renouer avec la vie

Début avril, le monde découvrait l’enfer de Boutcha, une petite bourgade à trente minutes en voiture de Kiev et qui avait été occupée pendant un mois. Le retrait des soldats russes avait révélé une série de massacres qui ont choqué l'Ukraine et le monde entier.

Au moins 448 personnes ont été tuées en un mois d'occupation et de nouveaux corps sont encore découverts quotidiennement. Torturés, brûlés, décapités, affamés, abattus: rien n'a été épargné aux habitants.

Aujourd’hui, cette banlieue cossue de Kiev rend hommage aux morts et tente de renouer avec la vie.

>> Le reportage de Wilson Fache dans Tout un monde:

Cérémonie funèbre pour l'enterrement de victimes à Boutcha, le 27.04.2022. [Emilio Morenatti - AP/Keystone]Emilio Morenatti - AP/Keystone
Reportage à Boutcha, où la vie reprend pour la population ukrainienne / Tout un monde / 6 min. / le 23 mai 2022

08h25

La Russie "doit payer un prix à long terme" pour son invasion de l'Ukraine, selon Biden

Le président américain Joe Biden a déclaré lundi à Tokyo que la Russie "doit payer un prix à long terme" pour sa "barbarie en Ukraine" en termes de sanctions imposées par les Etats-Unis et leurs alliés.

"Il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine", a estimé Joe Biden. Car si "les sanctions n'étaient pas maintenues à de nombreux égards, alors quel signal cela enverrait-il à la Chine sur le coût d'une tentative de prise de Taïwan par la force?", s'est-il interrogé.

08h20

Volodymyr Zelensky va intervenir devant le WEF qui s’ouvre à Davos

Trois mois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la guerre et les risques qu'elle fait peser sur la reprise de l'économie mondiale seront au coeur du Forum économique mondial (WEF), qui fait son retour après deux ans de parenthèse pour cause de pandémie de Covid-19.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera le premier chef d'Etat à intervenir, vers 11h15 et par visioconférence, à Davos. Il devrait profiter de cette nouvelle tribune pour exhorter le monde à fournir davantage d'aides, tant financières que militaires, et peut-être renouveler la demande de Kiev d'adhérer à l'UE.

Il va une fois encore sonner la charge contre Vladimir Poutine et mettre une pression maximale sur les Occidentaux.

>> Les précisions de Cédric Guigon dans La Matinale :

Volodymyr Zelensky s'adresse à son pays tôt dans la nuit de mercredi à jeudi. [Ukrainian Presidential Press Service - Reuters]Ukrainian Presidential Press Service - Reuters
Volodymyr Zelensky va intervenir devant le WEF qui s’ouvre à Davos / La Matinale / 1 min. / le 23 mai 2022

07h10

Pourquoi l’Italie importe plus de pétrole russe qu’avant l’invasion

En avril, l'Italie a multiplié par quatre ses importations de pétrole russe par rapport à février. C'est ce que révèle le quotidien Financial Times. Ce paradoxe est dû à la suppression des crédits européens à un groupe pétrolier russe.

Car une raffinerie stratégique en Sicile, ISAB, est détenue par le groupe pétrolier russe Lukoil. Et avec ses sources de financement coupées par les sanctions, ISAB n'a eu d'autre choix que de se tourner vers sa maison mère pour son approvisionnement.

>> Les précisions de Katja Schaer dans La Matinale :

La raffinerie ISAB est détenue par le groupe pétrolier russe Lukoil.  [Dado Ruvic - Reuters]Dado Ruvic - Reuters
Pourquoi l'Italie importe plus de pétrole russe / La Matinale / 1 min. / le 23 mai 2022

Les livraisons de pétrole russe vers le port italien de Trieste, connecté par deux pipelines à des raffineries russes basées en Allemagne, ont elles aussi augmenté.

06h15

Premier verdict attendu en Ukraine

A Kiev, le verdict dans le premier procès pour crimes de guerre doit être rendu lundi. Un soldat russe de 21 ans est accusé d'avoir tué un civil de 62 ans qui poussait son vélo tout en téléphonant.

Lors du procès la semaine dernière, le soldat s'est dit "sincèrement désolé" et a "demandé pardon" à la veuve de la victime, justifiant son acte par les "ordres" reçus à ce moment-là. Le procureur a requis la prison à vie.

Selon le parquet ukrainien, le pays a ouvert plus de 12'000 enquêtes pour crimes de guerre depuis le 24 février, date du début de l'invasion russe.

05h45

L'Ukraine admet souffrir "de plus en plus" dans le Donbass

La situation devient "de plus en plus difficile" pour les Ukrainiens dans le Donbass où Moscou continue à intensifier sa puissance de feu. On y trouve, selon Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk, les unités retirées de la région de Kharkiv (nord-est), les assaillants du siège de Marioupol (sud-est), les milices des républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk, les forces tchétchènes et des troupes mobilisées en renfort depuis la Sibérie et l'Extrême-Orient russe.

"Toutes les forces russes sont concentrées dans les régions de Lougansk et Donetsk", a affirmé Serguiï Gaïdaï sur Telegram. Idem en matière d'armement. "Tout est concentré ici", a ajouté le gouverneur, y compris les fameux complexes antiaériens et antimissiles S-300 et S-400, équivalent des Patriot américains.

Severodonetsk bombardée 24 heures sur 24

Point crucial de cette bataille du Donbass, Severodonetsk, dans la région de Lougansk, est sous le feu de Moscou "24 heures sur 24", s'est indigné Serguiï Gaïdaï.

"Ils utilisent la tactique de la terre brûlée, ils détruisent délibérément la ville" avec des bombardements aériens, des lance-roquettes multiples, des mortiers ou des chars qui tirent sur les immeubles, a-t-il ajouté.

L'armée ukrainienne a annoncé dimanche sur Facebook au moins sept civils tués et huit autres blessés dans des bombardements sur 45 communes de la région de Donetsk.

Une voiture endommagée à Severodonetsk. [Leo Correa - Keystone]Une voiture endommagée à Severodonetsk. [Leo Correa - Keystone]

Le sort de Severodonetsk ressemble à celui de Marioupol, qui présente aujourd'hui un paysage apocalyptique après plusieurs semaines de siège. Plusieurs quartiers ne sont qu'un enchevêtrement de tôles et de débris, de barres d'immeubles éventrées par les missiles et les obus. Des centaines de milliers d'habitants ont fui. D'autres sont morts. Un bilan inconnu mais jugé énorme.

03h00

Un maire désigné par Moscou blessé dans une explosion

Le maire installé par Moscou d'Energodar, ville du sud de l'Ukraine accueillant la plus grande centrale nucléaire d'Europe, a été blessé dans une explosion dimanche, ont annoncé un responsable ukrainien et des agences de presse russes.

Andreï Chevtchik a été nommé maire d'Energodar après la prise de contrôle par les troupes russes de cette ville et de la centrale nucléaire de Zaporijjia située sur son territoire.

"Nous avons la confirmation précise que lors de l'explosion, Chevtchik, le chef auto-proclamé de 'l'administration populaire', et ses gardes du corps ont été blessés", a annoncé sur Telegram Dmytro Orlov, maire élu d'Energodar.

Ce dernier a ajouté qu'ils étaient à l'hôpital "avec des blessures de gravité variable", mais les circonstances de l'explosion restent à éclaircir. Il n'y a pas eu d'autres blessés dans l'explosion, a-t-il ajouté.

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Le déroulé du week-end

>> Le détail des événements lors des journées de samedi et dimanche: L'Ukraine admet souffrir "de plus en plus" dans le Donbass, Severodonetsk bombardée sans relâche