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A Lisbonne, les achats de biens immobiliers battent des records

A Lisbonne, la crise du coronavirus a généré de nombreuses ventes de logements. [AFP - Jean-Baptiste Premat / Hans Lucas]
A Lisbonne, les achats de biens immobiliers battent des records / La Matinale / 1 min. / le 18 mai 2022
La capitale portugaise n'en finit plus d'attirer les investisseurs étrangers. Cette pression sur les logements s'observe dans les quartiers historiques, mais également dans la banlieue de Lisbonne, au grand dam des Portugais.

Lisbonne, son Tage, son tram jaune et ses bonnes affaires immobilières. Les acheteurs étrangers ne s'y trompent pas: ils représentent aujourd'hui 38% du volume des ventes dans la capitale portugaise. En moyenne, ils achètent leur bien à 4500 francs le mètre carré, soit plus du double de ce qu'investissent les Portugais.

Des acheteurs venus du monde entier

Selon l'économiste Ricardo Guimaraes, la concurrence arrive de partout: "Les Chinois ont été les premiers à investir, puis les Français sont arrivés, attirés par des régimes fiscaux avantageux. Actuellement, ce sont davantage des Américains, des Brésiliens, des Italiens ou des Turcs".

Pas moins de 90 nationalités ont été recensées parmi les investisseurs étrangers à Lisbonne. Mais le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres, des locaux en l'occurrence.

La banlieue n'est pas en reste

"Les Portugais moyens, les personnes âgées, les jeunes et même ceux de la classe moyenne ont de plus en plus de difficultés à rester en ville. Comme une tache d'huile ou un effet domino, la hausse des prix s'observe non seulement dans les communes les plus proches de Lisbonne, mais aussi dans les plus éloignées, ce qui montre la puissance de ce boom immobilier", souligne Luis Mendes, de l'Association des locataires lisboètes.

A Lisbonne, les prix ont grimpé de plus de 11% lors du dernier trimestre. Et cette inflation gagne désormais toute l'aire métropolitaine de Lisbonne. L'espoir d'une nouvelle donne est désormais placé dans la mairie de Lisbonne, passée à droite en septembre dernier lors des municipales. Mais le chantier du logement reste immense.

Vincent Barros/mh

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